Bienvenue dans la partie 2 de notre série en cours consacrée aux maladies auto-immunes. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur les maladies auto-immunes qui touchent spécifiquement le système endocrinien et provoquent des déséquilibres hormonaux pouvant perturber les fonctions naturelles de l’organisme.
Les maladies auto-immunes surviennent lorsque le système immunitaire (normalement chargé de lutter contre les infections) attaque par erreur les propres tissus du corps. Cette réponse inappropriée peut entraîner une inflammation, des douleurs, de la fatigue ainsi que des lésions touchant des organes ou des systèmes entiers. Plus de 80 maladies auto-immunes ont été identifiées par les professionnels de la santé, mais certaines sont beaucoup plus fréquentes et mieux comprises que d’autres. Bien que les maladies auto-immunes ne puissent pas actuellement être guéries de façon permanente, bon nombre d’entre elles peuvent être efficacement prises en charge grâce à des médicaments, des ajustements du mode de vie et un diagnostic précoce.
Vous trouverez ci-dessous les maladies auto-immunes endocriniennes les plus reconnues et diagnostiquées. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les facteurs déclenchants de ces maladies, la façon dont les symptômes peuvent se manifester et les traitements les plus couramment prescrits aux personnes atteintes.
La thyroïdite de Hashimoto
La thyroïdite de Hashimoto est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque et détruit le tissu thyroïdien, entraînant un ralentissement de l’activité de la glande thyroïde, également appelé hypothyroïdie. La thyroïde est une glande extrêmement importante du système endocrinien, car elle produit des hormones qui régulent des fonctions essentielles de l’organisme, comme le rythme cardiaque, l’utilisation de l’énergie et le métabolisme.
Les symptômes courants de l’hypothyroïdie causée par la thyroïdite de Hashimoto comprennent la fatigue, la prise de poids, l’intolérance au froid et la perte de cheveux. La génétique joue un rôle clé dans le développement de l’hypothyroïdie, et la maladie est également plus fréquente chez les femmes et les adultes d’âge moyen (45 à 55 ans). Les personnes qui remarquent ces symptômes, ou celles ayant des antécédents familiaux d’hypothyroïdie, devraient envisager de faire analyser leur sang à intervalles réguliers afin de vérifier les taux hormonaux et la présence de certains anticorps pouvant être des marqueurs de la thyroïdite de Hashimoto.
Actuellement, le traitement le plus couramment prescrit et le plus efficace pour l’hypothyroïdie causée par la thyroïdite de Hashimoto est le remplacement des hormones thyroïdiennes synthétiques, qui permet de compenser le manque hormonal afin de rétablir les fonctions normales et de gérer les symptômes. Étant donné que cette maladie est fortement déterminée par des facteurs génétiques, les avancées futures en thérapie génique et en analyse génétique pourraient permettre de traiter les symptômes avant leur apparition, voire de guérir complètement la maladie.
La maladie de Basedow (Graves)
La maladie de Basedow (Graves) est très similaire à la thyroïdite de Hashimoto en ce sens qu’elle provoque une attaque du système immunitaire contre la glande thyroïde; toutefois, au lieu de provoquer une hypothyroïdie, elle entraîne l’effet inverse. L’hyperthyroïdie accélère la production d’hormones régulatrices de l’organisme, ce qui peut entraîner une perte de poids, de l’anxiété et une augmentation du rythme cardiaque.
Le traitement de l’hyperthyroïdie repose généralement sur l’utilisation de médicaments antithyroïdiens, qui visent à réduire et à réguler les niveaux hormonaux. Certaines interventions chirurgicales peuvent également être recommandées, selon la gravité des symptômes et les risques à long terme associés à une prise en charge inadéquate.
De nouvelles recherches sur la maladie de Basedow (Graves) sont en cours, et des occasions de participation pourraient bientôt être offertes au Canada. Ajoutez notre page Études en cours à vos favoris afin de rester informé des plus récents essais cliniques à la recherche de volontaires.
Le diabète de type 1
L’une des maladies les plus connues que de nombreuses personnes ignorent être classée comme une maladie auto-immune est le diabète de type 1. Généralement diagnostiqué à la naissance ou durant l’enfance, le diabète de type 1 se caractérise par une attaque du système immunitaire contre les cellules du pancréas responsables de la production d’insuline. Comme pour les autres maladies auto-immunes abordées jusqu’à présent, la cause exacte demeure inconnue, mais des prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux seraient en cause.
Les symptômes aigus et à court terme du diabète de type 1 comprennent une soif excessive, des mictions fréquentes, une perte de poids ainsi qu’une fatigue ou un manque d’énergie. Il est essentiel de surveiller étroitement le diabète de type 1, car une mauvaise prise en charge peut entraîner des complications graves, telles que des lésions oculaires (rétinopathie), des atteintes rénales (néphropathie), des lésions nerveuses (neuropathie) et un risque accru de crise cardiaque ou d’AVC.
Les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent prendre de l’insuline chaque jour, par injection ou par pompe, puisque les dommages causés par les attaques immunitaires réduisent la capacité du pancréas à produire sa propre insuline. Il est également nécessaire de surveiller régulièrement la glycémie, au moyen de tests par piqûre au doigt ou de dispositifs numériques de surveillance continue du glucose (CGM). Il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour le diabète de type 1; un contrôle rigoureux des symptômes demeure donc le seul moyen de prévenir les complications.
Pour savoir s’il existe actuellement des études destinées aux personnes atteintes de diabète de type 1 dans votre région, vous pouvez cliquer ici pour en apprendre davantage.
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