Bienvenue dans la première partie d’une série en plusieurs volets consacrée à la classification relativement peu étudiée des maladies auto-immunes.
Au cours des prochaines semaines, nous explorerons les différents types de ces maladies chroniques et la façon dont les normes de soins évoluent à mesure que de nouvelles recherches et options thérapeutiques deviennent disponibles. De nouveaux articles seront publiés chaque mardi et jeudi, alors ajoutez-nous à vos favoris et restez à l’affût!
Les maladies auto-immunes surviennent lorsque le système immunitaire (normalement chargé de combattre les infections) attaque par erreur les propres tissus de l’organisme. Cette réaction inappropriée peut provoquer de l’inflammation, de la douleur, de la fatigue ainsi que des dommages aux organes ou à des systèmes entiers. Plus de 80 maladies auto-immunes ont été identifiées par les professionnels de la santé, bien que certaines soient beaucoup plus fréquentes et mieux comprises que d’autres. Bien qu’il n’existe actuellement aucun « remède » définitif, bon nombre de ces maladies peuvent être efficacement prises en charge grâce à des médicaments, des ajustements du mode de vie et un diagnostic précoce.
Aujourd’hui, nous aborderons les maladies auto-immunes systémiques.
Maladies auto-immunes systémiques
Les maladies systémiques se caractérisent par leur capacité à affecter plusieurs organes ou systèmes, voire l’ensemble de l’organisme. L’inflammation généralisée et les lésions tissulaires sont les symptômes les plus courants, causés par des réactions erronées (ou excessives) du système immunitaire.
Polyarthrite rhumatoïde (PR)
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie chronique dans laquelle le système immunitaire attaque la membrane synoviale des articulations. Chez une personne en bonne santé, les articulations sont tapissées de synovie, un tissu qui produit un liquide essentiel à la lubrification des mouvements et à la prévention du frottement entre les os.
Les symptômes courants de la PR comprennent notamment des douleurs et une raideur articulaires, un gonflement des articulations et une fatigue musculaire rapide. La cause exacte de ces attaques demeure inconnue, mais des facteurs tels que la génétique, le tabagisme, l’obésité et la pollution de l’air ont été identifiés comme des facteurs de risque potentiels. Les symptômes se manifestent souvent de façon cyclique, avec des périodes de poussées suivies de rémissions.
Un diagnostic précoce est essentiel dans la prise en charge de la PR, car des dommages permanents aux articulations et aux muscles peuvent avoir un impact majeur sur la qualité de vie. Le traitement repose généralement sur une combinaison de médicaments anti-inflammatoires ou de corticostéroïdes, de repos et d’exercice modéré (souvent recommandé par un physiothérapeute). Pour en savoir plus, consultez la Arthritis Foundation ou la Mayo Clinic.
Lupus érythémateux systémique (LES)
Le lupus érythémateux systémique se caractérise par des attaques du système immunitaire contre la peau, les articulations, les reins, le cœur, les poumons et le cerveau. L’atteinte des organes vitaux est particulièrement préoccupante, car les dommages aux reins et au cœur sont difficiles à réparer, presque impossibles à inverser et peuvent être mortels s’ils ne sont pas traités.
Les symptômes varient considérablement d’une personne à l’autre, mais comprennent souvent une fatigue chronique, de la fièvre, des douleurs articulaires, une éruption cutanée en forme de papillon sur le visage et une sensibilité au soleil, avec des périodes de poussées et de rémission. Comme pour la PR, la cause exacte demeure inconnue, mais des facteurs génétiques et environnementaux, tels que l’exposition aux rayons UV, pourraient jouer un rôle.
Le lupus est une maladie chronique pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif. Toutefois, des traitements sont disponibles pour atténuer la gravité des symptômes, notamment les médicaments anti-inflammatoires, les corticostéroïdes et les immunosuppresseurs. Des mesures liées au mode de vie, comme la protection solaire, la gestion du stress, une alimentation saine et l’arrêt du tabac, peuvent également aider à compléter le traitement médicamenteux. Pour en savoir plus, consultez la Lupus Foundation of America ou la Mayo Clinic.
Syndrome de Sjögren
Le syndrome de Sjögren (prononcé « CHO-gren ») est une maladie auto-immune chronique dans laquelle le système immunitaire attaque principalement les glandes produisant l’humidité. Cela entraîne le plus souvent une sécheresse oculaire et buccale, mais peut également provoquer de la fatigue, des douleurs articulaires et des atteintes à d’autres organes, comme les poumons, les reins ou les nerfs. Il survient fréquemment en association avec d’autres maladies auto-immunes, telles que le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde, et touche principalement les femmes.
Les traitements courants du syndrome de Sjögren comprennent l’utilisation de larmes artificielles (gouttes ou gels ophtalmiques), des stimulants salivaires et des médicaments ciblant le système immunitaire afin de réduire la réponse auto-immune. Pour en savoir plus, consultez la Sjögren’s Foundation.
Si vous avez reçu un diagnostic de syndrome de Sjögren, vous pourriez envisager de participer à un essai clinique en cours portant sur un médicament expérimental. Pour en savoir plus et vous inscrire afin d’être contacté, veuillez visiter cette page.
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