Recrutement actifPolyarthrite rhumatoïde · Douleur
Étude auprès de personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde
Windsor, Ontario
La goutte est une forme d’arthrite qui se manifeste par des crises soudaines. Elle survient lorsque l’acide urique, un déchet normal de l’organisme, reste trop élevé dans le sang et forme des cristaux en forme d’aiguilles dans une articulation et autour de celle-ci, le plus souvent au gros orteil. Une crise peut passer rapidement de l’absence de douleur à une douleur intense, se calmer, puis revenir.
Depuis des siècles, la goutte a la réputation d’être une maladie liée à la nourriture riche et à l’alcool. Cette réputation est injuste : le taux d’acide urique dépend tout autant de la génétique, de l’âge, du sexe, de la fonction rénale et de certains médicaments courants que de ce qu’on met dans son assiette. La goutte est la forme d’arthrite inflammatoire la plus courante au Canada, et non un jugement sur les habitudes d’une personne.
Elle n’est pas non plus la même chose que les autres types d’arthrite. L’arthrose résulte de changements dans les tissus de l’articulation au fil des ans, et la polyarthrite rhumatoïde est une attaque du système immunitaire contre la membrane qui tapisse l’articulation. La goutte, elle, est causée par des cristaux : entre les crises, elle peut sembler complètement disparue, mais si l’acide urique reste élevé, les cristaux continuent de s’accumuler en silence, les crises ont tendance à devenir plus longues et plus fréquentes, et des bosses dures appelées tophus peuvent se former sous la peau.
La fréquence des crises et leur intensité varient d’une personne à l’autre et au fil du temps.

Certains facteurs ne peuvent pas être changés :
D’autres facteurs peuvent souvent être améliorés, généralement avec le soutien d’une équipe soignante :
La goutte est habituellement évaluée par un médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien, à partir de votre description des crises, de vos antécédents médicaux et d’un examen de l’articulation. Des analyses sanguines peuvent mesurer le taux d’acide urique. Le test qui confirme le diagnostic consiste à prélever un petit échantillon de liquide dans l’articulation pendant une crise et à l’examiner au microscope pour y chercher des cristaux d’urate. Certaines personnes sont dirigées vers un ou une rhumatologue, surtout lorsque les crises reviennent sans cesse ou que le diagnostic n’est pas clair.
Les soins de la goutte ont deux objectifs distincts : calmer la crise en cours, et garder l’acide urique bas pour que les cristaux cessent de s’accumuler. Une équipe soignante pourrait aborder :
La décision d’entreprendre ou non un traitement à long terme, et le choix de l’approche qui vous convient, vous reviennent, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne.
La goutte peut habituellement être prise en charge avec les médicaments existants, mais la plupart des personnes à qui un traitement à long terme pourrait convenir n’en prennent pas : dans l’étude menée en Colombie-Britannique, seulement environ 22 % ont reçu un traitement pour abaisser le taux d’urate, une proportion qui ne s’est pas améliorée en 12 ans, alors que le nombre de personnes atteintes de goutte continue d’augmenter au Canada et dans le monde. Les chercheurs et chercheuses testent de nouveaux médicaments pour abaisser le taux d’urate, comparent des traitements contre les crises, étudient comment aider les gens à commencer un traitement à long terme et à le poursuivre, et examinent les liens entre la goutte, la maladie rénale et les maladies cardiovasculaires.
Les études permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, le consentement éclairé vient en premier, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela ait d’effet sur vos soins habituels. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
L'alimentation et les boissons ne sont qu'une partie de l'histoire. L'alcool, les boissons sucrées, la viande rouge et les fruits de mer peuvent faire augmenter l'acide urique, mais la génétique, l'âge, le sexe, la fonction rénale et certains médicaments comptent aussi beaucoup. Bien des personnes atteintes de goutte surveillent leur alimentation et ont quand même des crises. La goutte est un problème de santé, et non un jugement sur les habitudes d'une personne. Il est préférable d'établir tout changement à l'alimentation, aux boissons ou aux médicaments avec votre propre équipe soignante.
Pas nécessairement. Les crises se calment souvent complètement entre les épisodes, mais si l'acide urique reste élevé, des cristaux d'urate peuvent continuer de s'accumuler en silence dans l'articulation. Sans traitement, les crises ont tendance à devenir plus longues et plus fréquentes avec le temps, et des bosses dures appelées tophus peuvent se former sous la peau. C'est pourquoi un professionnel ou une professionnelle de la santé pourrait vous parler d'un traitement à long terme pour abaisser le taux d'urate, même lorsque vous vous sentez bien.
Les essais permettent aux chercheurs et chercheuses de savoir si de nouveaux médicaments pour abaisser l'acide urique ou traiter les crises sont efficaces, et de comprendre les liens entre les soins de la goutte et la santé du cœur et des reins. Participer signifie habituellement des évaluations supplémentaires et un suivi étroit par une équipe de recherche. La participation est volontaire, vous donnez d'abord votre consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela ait d'effet sur vos soins habituels.
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Windsor, Ontario
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