Recrutement actifSanté des femmes et des hommes · Maux de tête et migraines
Une étude sur la prévention intermittente de la migraine menstruelle
Sarnia, Ontario
L’hormonothérapie de la ménopause, souvent abrégée MHT (de l’anglais menopausal hormone therapy) ou encore appelée HRT (hormone replacement therapy), consiste à prendre des œstrogènes, habituellement avec un progestatif chez les personnes qui ont encore un utérus, pour des symptômes liés à la ménopause. Il s’agit d’un traitement plutôt que d’un problème de santé. Au Canada, elle est prescrite par les médecins de famille, les infirmières et infirmiers praticiens et les gynécologues après une discussion sur vos symptômes, vos antécédents médicaux et ce que vous en attendez.
Ce n’est pas un seul médicament. C’est un groupe de produits qui diffèrent selon l’hormone utilisée, la dose et la façon dont l’hormone pénètre dans l’organisme, des comprimés aux timbres cutanés et aux gels, en passant par les produits utilisés par voie vaginale. L’ajout d’un progestatif dépend du fait que vous ayez encore un utérus ou non. Ce n’est pas non plus la même chose que la pilule contraceptive, qui utilise d’autres hormones, à d’autres doses, dans un autre but.
Ce n’est pas non plus la seule option pour les symptômes de la ménopause, et ce ne sont pas toutes les personnes qui ont ces symptômes qui l’utilisent. Il existe au Canada des médicaments non hormonaux sur ordonnance contre les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, et les produits vaginaux à action locale forment une catégorie distincte, utilisée pour les symptômes génito-urinaires. Le Canada ne recense pas les personnes qui utilisent l’hormonothérapie; le portrait national de son utilisation doit donc être reconstitué à partir des demandes de remboursement aux régimes privés d’assurance médicaments.
La catégorie qui convient, et le fait même de recourir ou non à l’hormonothérapie, varient d’une personne à l’autre et peuvent changer avec le temps.

Une partie de la conversation porte sur des éléments de vos antécédents qui ne peuvent pas être changés :
D’autres éléments peuvent être réévalués, et souvent améliorés avec le soutien d’une équipe soignante :
Les organismes canadiens présentent les deux côtés de la balance. La SOGC affirme que l’hormonothérapie de la ménopause peut être commencée chez les personnes qui n’ont pas de contre-indications, et décrit le groupe généralement visé pour commencer le traitement comme les personnes de moins de 60 ans ou ménopausées depuis moins de 10 ans. La Société canadienne du cancer affirme que l’hormonothérapie combinée (œstrogènes et progestatif) augmente le risque de cancer du sein et qualifie cette augmentation de faible, que l’hormonothérapie combinée comme celle aux œstrogènes seuls augmente le risque de cancer de l’ovaire, et que l’hormonothérapie aux œstrogènes seuls augmente le risque de cancer de l’utérus chez les personnes qui ont encore un utérus. La ressource Menopause and U de la SOGC chiffre le risque de cancer du sein à 1 à 2 femmes de plus sur 1 000 après cinq ans d’hormonothérapie combinée, ce risque revenant au niveau de base dans les cinq ans environ suivant l’arrêt. Les deux organismes présentent la décision comme une décision à prendre de façon individuelle avec un clinicien ou une clinicienne.
Aucun test ne permet de décider si une personne devrait utiliser l’hormonothérapie de la ménopause. Un clinicien ou une clinicienne recueille l’historique de vos symptômes, passe en revue vos antécédents médicaux personnels et familiaux, y compris les antécédents de cancer, de caillots et de problèmes cardiovasculaires, mesure votre pression artérielle et vérifie que vos dépistages du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein sont à jour. La SOGC présente la décision comme une décision prise entre la personne et son professionnel ou sa professionnelle de la santé, et souligne par ailleurs que l’accès à un professionnel ou une professionnelle de la santé de première ligne pose un problème important partout au Canada.
Les catégories offertes au Canada sont présentées ci-dessous. Celles qui seront abordées dépendent de vos symptômes, de vos antécédents et de vos préférences, et une équipe soignante pourrait aborder :
La couverture varie aussi d’un endroit à l’autre du pays. La Colombie-Britannique a commencé à couvrir l’hormonothérapie de la ménopause sans frais dans le cadre du PharmaCare Plan NP le 1er mars 2026; ailleurs, cela dépend de la liste des médicaments couverts de la province ou du territoire et de tout régime privé que vous avez. Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre, et la question de savoir si l’un de ces éléments s’applique à vous est une décision qui vous revient, avec votre propre clinicien ou clinicienne. Cette page ne constitue pas une recommandation à ce sujet.
Parmi les questions en suspens, on compte la durée pendant laquelle le traitement devrait se poursuivre, la façon dont l’équilibre entre les bienfaits et les risques varie selon la voie d’administration et selon le progestatif utilisé, et la façon dont les résultats diffèrent chez les personnes qui atteignent la ménopause tôt ou après un traitement contre le cancer. Le Canada ne dispose pas non plus de données nationales sur les personnes qui utilisent l’hormonothérapie de la ménopause; c’est pourquoi les chiffres ci-dessus proviennent des demandes de remboursement d’un seul assureur plutôt que d’une surveillance de la population. La recherche actuelle comprend des comparaisons entre les voies transdermique et orale, des essais comparant de nouveaux composés non hormonaux à l’hormonothérapie, des études chez des personnes ayant des antécédents de cancer du sein, et des recherches sur les services de santé portant sur l’accès à la suite de changements de couverture comme celui de la Colombie-Britannique.
C’est grâce aux études cliniques qu’on peut répondre à ces questions. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne signifie pas renoncer à votre traitement actuel, et personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) affirme que l'hormonothérapie de la ménopause peut être amorcée chez les personnes qui n'ont pas de contre-indications, et désigne les personnes de moins de 60 ans ou dont la ménopause remonte à moins de 10 ans comme le groupe généralement considéré. La Société canadienne du cancer affirme que l'hormonothérapie combinée augmente le risque de cancer du sein et de l'ovaire, qualifie ces augmentations de faibles et précise que l'hormonothérapie aux œstrogènes seuls augmente le risque de cancer de l'utérus chez les personnes qui ont un utérus. Les deux organismes présentent la décision comme devant être prise de façon individuelle avec un clinicien ou une clinicienne.
La couverture varie selon la province et le territoire. La Colombie-Britannique a commencé à couvrir l'hormonothérapie de la ménopause sans frais dans le cadre du régime NP de PharmaCare le 1er mars 2026. Ailleurs, la couverture dépend de la liste des médicaments couverts de la province ou du territoire et de toute assurance privée que vous pourriez avoir.
Il existe au Canada des options d'ordonnance non hormonales pour les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, notamment des antagonistes des récepteurs de la neurokinine autorisés par Santé Canada et un agoniste alpha-2, selon la liste du BC Provincial Academic Detailing Service. Les produits vaginaux locaux forment une catégorie distincte, utilisée pour les symptômes génito-urinaires. Un clinicien ou une clinicienne peut examiner quelles catégories s'appliquent à votre situation.
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