Recrutement actifTrouble du désir sexuel hypoactif (faible libido)
Le trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH) est une diminution durable du désir sexuel, ou son absence, qui cause de la détresse à la personne. Une baisse du désir en soi est courante et n’est pas un trouble. Ce qui définit le TDSH, c’est que le changement persiste et qu’il perturbe la personne qui le vit.
- Dans le même sondage canadien, les participantes ménopausées ont signalé des taux significativement plus élevés de baisse du désir, de douleur vaginale et de sécheresse vaginale que les participantes préménopausées. Source : Quinn-Nilas et Milhausen, The Journal of Sexual Medicine, 2018
- Parmi les autres préoccupations signalées dans le même sondage canadien sur la mi-vie figuraient la sécheresse vaginale chez 29 % des femmes, la douleur vaginale chez 17 % et la difficulté à atteindre l'orgasme chez 14,5 %. L'équipe de recherche a indiqué qu'au moins le tiers des Canadiens et Canadiennes d'âge mûr avaient une préoccupation d'ordre sexuel. Source : Sondage canadien sur la santé sexuelle à la mi-vie de l'Université de Guelph et du SIECCAN, 2018
Ce qu’est le TDSH, et ce qu’il n’est pas
Le trait distinctif est la détresse, et non un niveau de désir. Des recommandations consensuelles internationales suivies dans la pratique canadienne décrivent le TDSH comme une diminution persistante ou une absence de désir qui cause une détresse personnelle à la personne. Bien des gens remarquent que leur désir change au fil des ans sans que cela les dérange. Pour ces personnes, il n’y a rien à diagnostiquer ni à traiter.
Ce n’est pas non plus un trait de caractère, un échec dans la relation, ni quelque chose qui se produit seulement à une étape de la vie. C’est une affection clinique reconnue qui peut apparaître à tout moment de la vie adulte. Et on ne pose pas ce diagnostic lorsque le changement s’explique entièrement par autre chose, comme un conflit relationnel persistant, un médicament ou un autre problème de santé, car dans ce cas, c’est cette autre cause qu’on traite.
Signes et symptômes
- Une diminution persistante, ou une absence, d’intérêt pour l’activité sexuelle
- Peu ou pas de pensées ou de fantasmes sexuels spontanés
- Une réaction moindre aux signaux qui suscitaient auparavant de l’intérêt
- De la difficulté à maintenir l’intérêt une fois l’activité sexuelle commencée
- De la détresse, de la frustration ou de l’inquiétude au sujet de ce changement
- Un changement par rapport à ce qui était habituel pour cette personne, qui dure six mois ou plus
- Un changement qui ne s’explique pas à lui seul par un conflit relationnel, un médicament ou un autre problème de santé
Les manifestations varient d’une personne à l’autre. Chez certaines, le changement s’applique à toutes les situations, et chez d’autres, seulement à certaines. C’est l’un des points sur lesquels un clinicien ou une clinicienne pose des questions.

Ce qui augmente le risque
Certains facteurs ne peuvent pas être modifiés :
- La ménopause chirurgicale, que des travaux consensuels internationaux décrivent comme plus fréquente chez les personnes ayant reçu un diagnostic de TDSH
- La ménopause naturelle et les changements hormonaux qui l’accompagnent
- Les problèmes de santé de longue durée, y compris ceux qui touchent les hormones, la circulation ou le système nerveux
- Des antécédents de dépression ou d’anxiété
D’autres facteurs peuvent souvent être travaillés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :
- Certains médicaments, dont certains antidépresseurs, qui peuvent être réévalués avec la personne qui les a prescrits
- Le manque de sommeil, le stress persistant et la fatigue
- La détresse relationnelle, les difficultés de communication et une douleur non traitée pendant les relations sexuelles
Comment le TDSH est diagnostiqué au Canada
Il n’existe aucune analyse sanguine pour le TDSH. Des recommandations consensuelles internationales suivies dans la pratique canadienne le décrivent comme un diagnostic clinique fondé sur une évaluation ciblée des antécédents sexuels et médicaux : quand le changement a commencé, depuis combien de temps il dure, s’il s’applique à toutes les situations ou seulement à certaines, et à quel point il cause de la détresse. Un examen physique n’est fait que lorsque cette évaluation oriente vers une cause physique. Les cliniciens et cliniciennes passent aussi en revue les médicaments, l’humeur, le sommeil, la douleur pendant les relations sexuelles et le contexte relationnel avant de tirer une conclusion, car chacun de ces éléments peut à lui seul expliquer le changement.
Traitement et prise en charge au quotidien
Les soins sont habituellement planifiés en fonction de ce que révèle l’évaluation, et visent souvent plus d’un facteur à la fois. Selon votre situation et ce qui compte pour vous, une équipe soignante peut aborder :
- Des approches psychologiques et comportementales, y compris la sexothérapie, la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie basée sur la pleine conscience
- La révision et l’ajustement des médicaments qui peuvent contribuer à la baisse du désir, en collaboration avec la personne qui les a prescrits
- Le traitement des problèmes contributifs comme la douleur pendant les relations sexuelles, la sécheresse vaginale, la dépression, l’anxiété ou les troubles du sommeil
- Des médicaments sur ordonnance à action centrale décrits dans des recommandations consensuelles internationales, notamment la flibansérine et le brémélanotide, dont la disponibilité varie d’un pays à l’autre
- Des approches hormonales décrites dans des recommandations consensuelles internationales, notamment la testostérone chez les femmes ménopausées, prescrite et surveillée par un clinicien ou une clinicienne
Il vaut la peine de vérifier auprès d’un clinicien, d’une clinicienne, d’un pharmacien ou d’une pharmacienne lesquelles de ces options sur ordonnance sont en vente au Canada, car cette page ne l’a pas établi. Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre, et c’est à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne de décider si l’une ou l’autre de ces options s’applique à vous. Cette page ne constitue une recommandation sur aucune d’entre elles.
Quand consulter un médecin
- Envisagez de consulter un clinicien ou une clinicienne si un changement durable de votre désir sexuel vous cause de la détresse, ou s’il persiste depuis six mois ou plus.
- Prenez rendez-vous si le changement a commencé après le début d’un nouveau médicament, après une chirurgie ou en même temps qu’un nouveau problème de santé, puisque ce sont des causes qui peuvent être réévaluées.
- Faites-vous évaluer rapidement en cas de douleur pendant les relations sexuelles, de saignements inexpliqués, ou de changements du désir accompagnés d’une baisse de moral, de désespoir ou de pensées de vous faire du mal. Au Canada, vous pouvez appeler ou texter le 988, la Ligne d’aide en cas de crise de suicide, en tout temps.
Pourquoi la recherche clinique est importante pour le TDSH
Il n’existe toujours aucun marqueur biologique du TDSH, aucun consensus sur la meilleure façon de mesurer la détresse, et peu de données probantes sur la façon dont ce trouble se manifeste chez des personnes d’âges, de cultures et d’identités de genre différents. Le Canada ne dispose d’aucune donnée populationnelle sur le nombre de personnes qui répondent aux critères ou qui reçoivent des soins, ce qui complique la planification des services. Le chiffre canadien présenté sur cette page mesure la baisse du désir plutôt que le diagnostic, ne porte que sur les adultes de 40 à 59 ans et date de 2018. Une revue systématique récente a noté que le TDSH n’était présenté comme mesure distincte dans aucune des études incluses, ce qui explique en partie pourquoi les estimations internationales varient autant. Les recherches en cours comprennent des essais de composés à action centrale, des études sur des thérapies psychologiques et basées sur la pleine conscience offertes en personne et en ligne, des travaux sur la testostérone chez les femmes ménopausées, et des études sur le désir chez les personnes touchées par un traitement contre le cancer et par la ménopause chirurgicale.
Les études cliniques permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela ait d’effet sur les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne veut pas dire abandonner votre traitement actuel, et personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
En savoir plus auprès de sources canadiennes
- Sex and U, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
- Menopause and U, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada
- Action Canada pour la santé et les droits sexuels : Ligne d’accès et répertoire de fournisseurs de services
- Fondation canadienne de la ménopause
D'où viennent ces renseignements (5 sources)
- Quinn-Nilas et Milhausen, Prevalence and Predictors of Sexual Problems Among Midlife Canadian Adults, The Journal of Sexual Medicine, 2018
- Sondage canadien sur la santé sexuelle à la mi-vie de l'Université de Guelph et du SIECCAN, rapporté par Medical Xpress, 2018
- Sexual Medicine Reviews, Evaluation and management of hypoactive sexual desire disorder in women, 5th International Consultation on Sexual Medicine, 2026
- The Journal of Sexual Medicine, Prevalence and Clinical Considerations of Hypoactive Sexual Desire Disorder: A Narrative Review, 2025
- BMC Women's Health, Prevalence and correlates of female sexual dysfunction and sexual distress in reproductive-aged women, 2025
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
Questions fréquentes
Une baisse du désir sexuel, est-ce la même chose que le trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH)?
Non. Une baisse du désir est courante, et cela ne dérange pas bien des gens. Des recommandations consensuelles internationales décrivent le TDSH comme une diminution persistante ou une absence de désir qui cause de la détresse à la personne. C'est donc la détresse qui distingue le diagnostic d'une variation normale.
Que sait-on de la fréquence de ce problème au Canada?
Un sondage national mené auprès de 2 400 Canadiens et Canadiennes de 40 à 59 ans a révélé que 40 % des femmes ont signalé une baisse du désir au cours des six mois précédents. Il n'existe aucun chiffre canadien pour le TDSH en tant que diagnostic, c'est-à-dire une baisse du désir accompagnée de détresse, et aucune donnée canadienne ne porte sur les adultes de moins de 40 ans ou de plus de 59 ans. Les estimations internationales varient de 6 % à 32 % selon la définition utilisée.
Comment l'évalue-t-on?
C'est un diagnostic clinique posé à partir d'une évaluation ciblée des antécédents plutôt que d'une analyse de laboratoire. Les cliniciens et cliniciennes vérifient quand le changement a commencé, s'il s'applique à toutes les situations ou seulement à certaines, à quel point il cause de la détresse, et si des médicaments, l'humeur, le sommeil, la douleur ou des facteurs relationnels y contribuent. L'examen physique n'est utilisé que lorsque les antécédents indiquent qu'il est nécessaire.
- Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
- Consultez les études en cours. 6 études sur Trouble du désir sexuel hypoactif (faible libido)
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