Problème de santé

Cancer du sein

Information en langage clair sur le cancer du sein au Canada, le dépistage ici et les questions que se pose la recherche clinique.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture5 min
Au Canada32 400 diagnostics prévus chez les femmes en 2026
Études en recrutementAucune pour le moment

Le cancer du sein apparaît lorsque des cellules du sein se multiplient de façon anormale et forment une tumeur. Au début, le cancer du sein ne cause souvent aucun symptôme, et c’est pourquoi il existe des programmes de dépistage. La plupart des bosses au sein ne sont pas un cancer.

En chiffres au Canada
32 400femmes au Canada devraient recevoir un diagnostic de cancer du sein en 2026, soit en moyenne 89 par jour, ainsi que 300 hommes. Cela représente 26 % de tous les nouveaux cas de cancer chez les femmes, et la Société canadienne du cancer estime qu'environ 1 femme sur 8 au Canada aura un cancer du sein au cours de sa vie.
Source : Société canadienne du cancer, Statistiques sur le cancer du sein, 2026
  • Les taux augmentent chez les femmes plus jeunes. Statistique Canada signale que de 1984 à 2019, les taux de cancer du sein ont augmenté chez les femmes de moins de 50 ans : de 3,94 à 6,07 pour 100 000 chez les 20 à 29 ans, de 36,83 à 42,47 chez les 30 à 39 ans, et de 126,55 à 140,76 chez les 40 à 49 ans. Le cancer du sein triple négatif représente environ 1 cas sur 10 dans l'ensemble, mais environ 1 cas sur 5 chez les femmes de moins de 40 ans et environ 1 cas sur 5 chez les femmes noires. Source : Statistique Canada, Incidence du cancer du sein au Canada, 2025
  • L'âge auquel le dépistage organisé commence dépend de l'endroit où vous vivez. Selon l'examen 2023-2024 du Partenariat canadien contre le cancer, les programmes commençaient à 40 ans au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, ainsi qu'en Alberta, sur orientation par les soins de première ligne pour les 40 à 44 ans, le dépistage de routine y commençant à 45 ans. Les programmes commençaient à 50 ans en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Québec et en Saskatchewan, l'Ontario élargissait son programme aux 40 à 49 ans, et le Nunavut offrait seulement un dépistage opportuniste. La plupart des programmes font un dépistage tous les deux ans. Source : Partenariat canadien contre le cancer, 2024
  • Les recommandations nationales et la pratique des provinces ne concordent pas. Le projet de recommandation 2024 du Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs suggère de ne pas offrir de dépistage systématique aux femmes de 40 à 49 ans, tout en précisant qu'il faut l'offrir tous les deux à trois ans à celles qui le souhaitent après avoir été informées des bienfaits et des préjudices. Pour les 50 à 74 ans, il suggère un dépistage tous les deux à trois ans, et pour les 75 ans et plus, il suggère de ne pas faire de dépistage. Ce sont toutes des recommandations conditionnelles fondées sur des données probantes de très faible certitude, et le Groupe d'étude affirme que le dépistage du cancer du sein est un choix personnel. La Société canadienne du cancer recommande une mammographie tous les deux ans pour les personnes de 40 à 74 ans. Source : Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs et Société canadienne du cancer, 2024
Dans le monde2,4 millions de femmes dans le monde ont reçu un diagnostic de cancer du sein en 2024, et l'Organisation mondiale de la Santé indique qu'il s'agissait du cancer le plus fréquent chez les femmes dans 164 pays sur 186. La survie varie fortement selon le contexte : dans les pays au revenu le plus élevé, environ 1 femme sur 12 reçoit un diagnostic au cours de sa vie, contre environ 1 sur 27 dans les pays au revenu le plus faible.Source : Organisation mondiale de la Santé, 2024

Ce qu’est le cancer du sein, et ce qu’il n’est pas

Ce n’est pas une seule maladie. Les tumeurs diffèrent selon qu’elles réagissent ou non aux hormones et qu’elles produisent ou non trop de récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2), une protéine. Ces caractéristiques, avec le stade du cancer et vos propres souhaits, orientent le traitement.

Ce n’est pas non plus une maladie qui touche seulement les femmes : on prévoit que 300 hommes recevront un diagnostic au Canada en 2026. Et ce ne sont pas tous les cancers du sein qui forment une bosse. La Société canadienne du cancer souligne que le carcinome lobulaire se manifeste souvent par un tissu qui semble plus épais ou plus dur.

Signes et symptômes

  • Une bosse ferme ou dure au toucher, différente du tissu qui l’entoure, et qui n’apparaît pas et ne disparaît pas au rythme de vos règles
  • Une zone de tissu qui semble plus épaisse ou plus dure, sans bosse distincte
  • Un changement de la taille ou de la forme d’un sein, ou une bosse sous l’aisselle
  • Un mamelon qui se retourne vers l’intérieur, un écoulement ou des changements de la peau
  • Un sein qui devient rouge, chaud et enflé, ce qui peut être la façon dont se manifeste le cancer du sein inflammatoire

D’autres problèmes de santé causent les mêmes symptômes, et la douleur est plus souvent le signe d’autre chose.

Une femme en chemise bleu pâle qui marche sur un sentier bordé d'arbres, à l'extérieur.
La plupart des bosses au sein ne sont pas un cancer, et la biopsie est le seul moyen sûr de le savoir. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs ne peuvent pas être changés :

  • Vieillir, et être une femme. L’incidence est la plus élevée entre 50 et 69 ans
  • Les antécédents familiaux : avoir une personne apparentée au premier degré atteinte d’un cancer du sein double environ le risque
  • Les mutations génétiques héréditaires. Environ 5 % à 10 % des cas sont dus à des mutations héréditaires, et une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 est associée à un risque pouvant atteindre 85 % au cours de la vie
  • Des tissus mammaires denses, un cancer du sein antérieur, une radiothérapie au thorax, les antécédents liés à la reproduction

D’autres facteurs peuvent souvent être modifiés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • L’alcool : selon la Société, plus vous buvez, plus le risque est élevé
  • Un excès de poids après la ménopause, et l’inactivité physique
  • L’hormonothérapie combinée pendant cinq ans ou plus, et les contraceptifs oraux pendant dix ans ou plus

Comment le cancer du sein est diagnostiqué au Canada

L’évaluation commence par vos antécédents de santé et un examen clinique des seins, puis une mammographie et une échographie, qui permet de distinguer une bosse solide d’un kyste. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est utilisée lorsque les résultats ne sont pas clairs. La biopsie tranche la question, et la Société canadienne du cancer est claire : c’est le seul moyen sûr de poser le diagnostic. Viennent ensuite les tests des récepteurs hormonaux et de HER2. Le dépistage est une démarche distincte, et l’âge auquel il commence dépend de l’endroit où vous vivez : certaines provinces commencent à 40 ans, d’autres à 50 ans, et l’Ontario élargit son programme aux personnes de 40 à 49 ans. Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs suggère de ne pas offrir de dépistage systématique aux femmes de 40 à 49 ans, tout en précisant qu’il faut l’offrir à celles qui le souhaitent après avoir été informées, et il qualifie le dépistage de choix personnel.

Traitement et prise en charge au quotidien

Le traitement est planifié par une équipe dans un centre de cancérologie et dépend de votre cancer et de vos priorités. La Société décrit :

  • La chirurgie, qu’elle qualifie de traitement principal, qui va de l’ablation de la tumeur et des tissus qui l’entourent à l’ablation du sein
  • La radiothérapie, et la chimiothérapie avant ou après la chirurgie
  • L’hormonothérapie lorsque la croissance de la tumeur dépend des hormones, la thérapie ciblée contre HER2, et l’immunothérapie dans certaines situations
  • Les soins de soutien : effets secondaires, fertilité, santé mentale et physiothérapie

Ce qui vous est proposé, et ce que vous acceptez, est une décision qui vous revient, à vous et à votre équipe.

Quand parler à un médecin

  • Prenez rendez-vous si vous remarquez une nouvelle bosse au sein ou sous l’aisselle, un tissu plus épais, un changement de la taille ou de la forme d’un sein, un écoulement du mamelon ou des changements de la peau.
  • Faites-vous évaluer rapidement si un sein devient rouge, chaud et enflé en quelques jours, ce qui peut être confondu avec une infection.
  • N’attendez pas un rendez-vous de dépistage prévu si vous remarquez un changement : le dépistage s’adresse aux personnes qui n’ont pas de symptômes.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour le cancer du sein

L’incidence augmente chez les femmes plus jeunes : Statistique Canada signale des hausses de 1984 à 2019 dans toutes les tranches d’âge de moins de 50 ans, et on ne sait pas exactement pourquoi. Le cancer du sein triple négatif, pour lequel il existe moins d’options ciblées, est beaucoup plus fréquent chez les femmes de moins de 40 ans. La question du dépistage n’est pas tranchée non plus : en 2024, toutes les recommandations du Groupe d’étude canadien étaient conditionnelles et reposaient sur des données probantes de très faible certitude.

Nous n’avons aucune étude sur le cancer du sein en recrutement en ce moment. Pour les essais cliniques canadiens, la Société canadienne du cancer a lancé Cancer Trials Canada en novembre 2025, et votre oncologue ou votre centre de cancérologie est la voie la plus directe. La participation à toute étude est volontaire, le consentement passe en premier, et vous pouvez arrêter en tout temps.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (9 sources)
  1. Société canadienne du cancer, Statistiques sur le cancer du sein, 2026
  2. Société canadienne du cancer, Facteurs de risque du cancer du sein, 2026
  3. Société canadienne du cancer, Diagnostic du cancer du sein, 2026
  4. Société canadienne du cancer, Traitements du cancer du sein, 2026
  5. Société canadienne du cancer, Trouver un programme de dépistage du cancer du sein, 2026
  6. Statistique Canada, Incidence du cancer du sein au Canada, 2025
  7. Partenariat canadien contre le cancer, Dépistage du cancer du sein au Canada 2023-2024 : lignes directrices des programmes, 2024
  8. Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs, Mise à jour sur le dépistage du cancer du sein, 2024
  9. Organisation mondiale de la Santé, Aide-mémoire sur le cancer du sein, 2024

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Quand le dépistage du cancer du sein commence-t-il au Canada?

Cela dépend de l'endroit où vous vivez, et les recommandations nationales ne concordent pas avec les programmes provinciaux. Selon l'examen 2023-2024 du Partenariat canadien contre le cancer, les programmes organisés commençaient à 40 ans au Nouveau-Brunswick, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, ainsi qu'en Alberta, sur orientation par les soins de première ligne pour les 40 à 44 ans et avec un dépistage de routine à partir de 45 ans. En Colombie-Britannique, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Québec et en Saskatchewan, ils commençaient à 50 ans, et l'Ontario élargissait son programme aux 40 à 49 ans. Le projet de recommandation 2024 du Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs suggère de ne pas offrir de dépistage systématique aux femmes de 40 à 49 ans, tout en précisant qu'il faut l'offrir à celles qui le souhaitent après avoir été informées, et il qualifie le dépistage de choix personnel. La Société canadienne du cancer recommande une mammographie tous les deux ans de 40 à 74 ans. Il vaut la peine de passer en revue votre propre décision, et les règles de votre programme, avec votre professionnel ou professionnelle de la santé.

Une bosse au sein signifie-t-elle un cancer?

Habituellement, non. La plupart des bosses au sein ne sont pas un cancer, et la Société canadienne du cancer souligne que la douleur au sein est plus souvent un symptôme d'un problème non cancéreux. Une bosse est plus préoccupante lorsqu'elle est ferme ou dure au toucher et nettement différente du tissu qui l'entoure, et lorsqu'elle ne rapetisse pas ou n'apparaît pas et ne disparaît pas au rythme de vos règles. Certains cancers du sein ne forment aucune bosse : le carcinome lobulaire se manifeste souvent par un tissu qui semble plus épais ou plus dur. Tout nouveau changement mérite d'être évalué, et la biopsie est le seul moyen sûr de le savoir.

Y a-t-il des études sur le cancer du sein en recrutement sur ce site?

Pas en ce moment. Ce site présente les études pour lesquelles notre propre réseau de recherche recrute actuellement, et le cancer du sein n'en fait pas partie pour l'instant. Si vous souhaitez consulter des essais cliniques canadiens sur le cancer du sein, la Société canadienne du cancer a lancé Cancer Trials Canada en novembre 2025 comme un endroit où trouver et comprendre les options d'essais, et votre oncologue ou votre centre de cancérologie est la voie la plus directe, puisque l'admissibilité dépend des détails de votre diagnostic et de votre traitement. Vous pouvez aussi vous joindre à la communauté JoinAStudy et recevoir un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent. L'inscription est volontaire, gratuite et ne vous engage à rien.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Vérifiez si une étude vous correspond. Trouvez votre étude
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
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