Problème de santé

Accident vasculaire cérébral (AVC)

Des renseignements en langage clair sur l'AVC au Canada et sur les études de recherche qui recrutent actuellement pour cette maladie.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture6 min
Au CanadaEnviron 108 707 AVC par année
Études en recrutementAucune pour le moment

Un accident vasculaire cérébral (AVC) survient lorsque le sang cesse d’atteindre une partie du cerveau, de sorte que les cellules cérébrales de cette zone sont endommagées ou meurent. Il arrive habituellement sans avertissement : un côté du visage s’affaisse, un bras devient faible, la parole est mal articulée ou confuse. Comme le tissu cérébral se perd minute après minute, l’AVC est traité comme une urgence dès le premier signe.

En chiffres au Canada
108 707AVC surviennent au Canada chaque année, soit environ un AVC toutes les cinq minutes.
Source : Cœur + AVC, recherche financée utilisant des données des hôpitaux et des services d'urgence, 2022
Dans le mondePrès de 12 millions de nouveaux AVC surviennent chaque année dans le monde, ainsi que plus de 7 millions de décès liés à l'AVC, et 1 personne de plus de 25 ans sur 4 aura un AVC au cours de sa vie.Source : Global Stroke Fact Sheet de la World Stroke Organization, d'après les données de l'étude Global Burden of Disease 2021, 2021

Ce qu’est un AVC, et ce qu’il n’est pas

Un AVC n’est pas un problème cardiaque, même si des maladies du cœur peuvent en causer un. La plupart des AVC surviennent lorsqu’un caillot bloque un vaisseau sanguin du cerveau; les autres surviennent lorsqu’un vaisseau se déchire et saigne dans le cerveau. Distinguer ces deux types change complètement le traitement, et cela ne peut se faire qu’avec une imagerie du cerveau à l’hôpital. C’est pourquoi personne ne peut le déterminer à la maison.

Ce n’est pas non plus quelque chose qui arrive seulement aux personnes âgées, et un AVC d’avertissement n’est pas une fausse alerte. Un accident ischémique transitoire (AIT), parfois appelé mini-AVC, est un blocage de courte durée qui se résorbe en moins d’une journée. Il exige quand même une évaluation urgente, car il peut être suivi d’un AVC plus important. Cœur + AVC rapporte que le nombre de personnes plus jeunes victimes d’un AVC augmente au Canada. Les signes VITE (visage, incapacité, trouble de la parole, extrême urgence) et la consigne de composer le 9-1-1 s’appliquent à tout âge.

Signes et symptômes

  • Visage affaissé d’un côté, ce que vous pouvez vérifier en demandant à la personne de sourire
  • Faiblesse d’un bras, de sorte qu’un bras retombe lorsque les deux sont levés
  • Parole mal articulée, confuse, ou difficile à produire ou à comprendre
  • Engourdissement ou faiblesse soudaine d’un côté du corps
  • Difficulté soudaine à voir d’un œil ou des deux yeux
  • Étourdissements soudains, perte d’équilibre ou chute sans cause évidente
  • Mal de tête soudain et grave sans cause connue

Les signes qui apparaissent dépendent de la partie du cerveau touchée; un AVC peut donc se présenter de façon très différente d’une personne à l’autre. Le point commun : les symptômes commencent soudainement.

Une personne adulte assise à la maison, un tensiomètre sur la table.
La pression artérielle élevée est le principal problème de santé contribuant à l'AVC, et elle fait partie des éléments habituels de la prévention d'un deuxième AVC. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :

  • L’avancée en âge et des antécédents familiaux d’AVC
  • Avoir déjà eu un AVC ou un AIT
  • L’ascendance, puisque les communautés noires, sud-asiatiques et autochtones au Canada sont plus souvent touchées

D’autres peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe de soins :

  • La pression artérielle élevée, qui est le principal problème de santé contribuant à l’AVC
  • La fibrillation auriculaire et d’autres maladies du cœur
  • Le tabagisme et l’exposition à la fumée secondaire
  • Le diabète, un taux de cholestérol défavorable à la santé et l’obésité
  • Le manque d’activité physique et la consommation excessive d’alcool

Comment l’AVC est diagnostiqué au Canada

L’AVC est diagnostiqué en urgence à l’hôpital. Les équipes d’urgence font un examen neurologique et envoient la personne directement passer une imagerie du cerveau : habituellement une tomodensitométrie (TDM), souvent une angiographie par TDM ou une TDM de perfusion, et parfois une imagerie par résonance magnétique (IRM). Ces examens permettent de distinguer un caillot d’un saignement et de voir quel vaisseau est bloqué. Suivent des analyses sanguines, un électrocardiogramme et une surveillance du rythme cardiaque, ainsi qu’une échographie des artères du cou et une échocardiographie, pour chercher la cause. Au Canada, les équipes ambulancières transportent les personnes chez qui on soupçonne un AVC vers l’hôpital le plus proche qui offre des soins urgents de l’AVC, plutôt que vers l’hôpital le plus proche tout court.

Traitement et prise en charge au quotidien

Les soins se font par étapes : ouvrir le vaisseau bloqué ou maîtriser le saignement, puis prévenir un autre AVC, puis la réadaptation. Le temps compte pour la première étape, et l’admissibilité à ces traitements est déterminée à l’hôpital. Au fil de ces étapes, une équipe de soins peut aborder :

  • Des médicaments qui dissolvent les caillots, donnés par voie intraveineuse dans un délai limité, ce qu’on appelle la thrombolyse
  • La thrombectomie endovasculaire, une intervention qui retire un gros caillot à l’aide d’un cathéter, offerte dans les centres désignés de traitement de l’AVC
  • La prise en charge neurochirurgicale et en soins intensifs des AVC hémorragiques, y compris la maîtrise de la pression artérielle et la neutralisation des anticoagulants
  • Des médicaments pour prévenir un autre AVC, notamment des antiplaquettaires, des anticoagulants en cas de fibrillation auriculaire, des médicaments qui abaissent la pression artérielle et des statines, ainsi qu’une chirurgie de la carotide ou la pose d’une endoprothèse (stent) pour certaines personnes
  • La réadaptation à l’hôpital et dans la communauté, y compris la physiothérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, et du soutien pour l’humeur, la mémoire et le retour au travail

Les parcours de rétablissement varient beaucoup, tout comme les services offerts dans chaque région. La suite des choses se décide entre vous, votre famille et votre propre équipe de soins. Rien sur cette page ne constitue une recommandation sur un traitement en particulier.

Quand consulter un médecin

  • Composez le 9-1-1 immédiatement devant tout signe VITE : Visage affaissé, Incapacité à lever un bras, Trouble de la parole, Extrême urgence, il faut composer le 9-1-1. Ne vous rendez pas à l’hôpital en voiture, car une ambulance vous conduira à un hôpital qui offre des soins urgents de l’AVC.
  • Composez le 9-1-1 même si les symptômes disparaissent en quelques minutes. Un AIT est un avertissement qui exige une évaluation urgente.
  • Composez le 9-1-1 en cas de mal de tête soudain et grave, différent de tous ceux que vous avez déjà eus, ou de perte soudaine de la vue, de l’équilibre ou de conscience.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour l’AVC

Beaucoup de personnes arrivent trop tard pour recevoir les traitements à délai limité, un grand nombre gardent une incapacité durable, et il n’existe toujours aucun traitement établi qui répare le tissu cérébral après l’AVC. Les études qui recrutent actuellement évaluent des délais plus longs et une sélection fondée sur l’imagerie pour la thrombolyse et la thrombectomie, de nouveaux agents qui dissolvent les caillots comme la ténectéplase, ainsi que des inhibiteurs du facteur XI pour la prévention de l’AVC. D’autres étudient des traitements pour les AVC hémorragiques, des thérapies cellulaires et médicamenteuses visant le rétablissement, la stimulation cérébrale et la réadaptation assistée par robot, des modèles de télé-AVC et de soins préhospitaliers pour les régions rurales et éloignées du Canada, ainsi que la détection de la fibrillation auriculaire silencieuse après un AVC de cause inconnue.

Ces questions trouvent leurs réponses dans les études cliniques, y compris des études sur la réadaptation et le rétablissement qui se déroulent des mois après l’AVC. La participation est volontaire. Vous, ou une personne autorisée à prendre des décisions en votre nom, donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela change les soins que vous recevez de votre propre équipe. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (5 sources)
  1. Cœur + AVC, L'AVC est en hausse au Canada (recherche utilisant des données des hôpitaux et des services d'urgence de 2017-2018), 2022
  2. Agence de la santé publique du Canada, Maladies du cœur : surveillance (Système canadien de surveillance des maladies chroniques, 2023-2024), 2024
  3. Statistique Canada, Les 10 principales causes de décès, Canada, 2023, 2023
  4. Agence de la santé publique du Canada, Accident vasculaire cérébral, 2026
  5. Global Stroke Fact Sheet 2025 de la World Stroke Organization, International Journal of Stroke, 2025

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Que veut dire VITE?

Visage, Incapacité, Trouble de la parole, Extrême urgence. Vérifiez si le visage est affaissé, si la personne peut lever les deux bras et si sa parole est mal articulée ou confuse, puis composez le 9-1-1 immédiatement si l'un de ces signes est présent. Cœur + AVC utilise cette formulation partout au Canada. Il est utile de noter l'heure du début des symptômes, car les décisions de traitement en dépendent.

Les personnes plus jeunes peuvent-elles avoir un AVC?

Oui. Cœur + AVC rapporte que le nombre de personnes plus jeunes victimes d'un AVC augmente au Canada, en parallèle avec la hausse globale liée au vieillissement de la population. Les signes VITE et la consigne de composer le 9-1-1 s'appliquent à tout âge.

Jusqu'à quel point peut-on se rétablir après un AVC?

Le rétablissement varie beaucoup et dépend de la partie du cerveau touchée, de la rapidité du traitement et de l'accès à la réadaptation. Les données canadiennes montrent que plus de la moitié des personnes ayant survécu à un AVC disent être en santé passable ou mauvaise et qu'environ la moitié signalent des limites de mobilité. Les Recommandations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l'AVC précisent les services de réadaptation qui devraient être offerts.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
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