Problème de santé

COVID-19

Des renseignements en langage clair sur la COVID-19 au Canada, et sur les études qui recrutent actuellement pour cette maladie.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture6 min
Au Canada5 056 décès en 2024, 9e cause de décès en importance
Études en recrutementAucune pour le moment

La COVID-19 est une maladie causée par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2). La plupart des infections ressemblent maintenant à un gros rhume et se résorbent en une ou deux semaines. Un plus petit nombre de personnes deviennent toutefois gravement malades, le plus souvent des personnes âgées et des personnes qui vivent avec d’autres problèmes de santé. La COVID-19 n’a pas disparu, et on ne la compte plus comme en 2020.

En chiffres au Canada
5 056décès au Canada ont été attribués à la COVID-19 en 2024, une baisse de 36,6 % par rapport aux 7 978 décès de l'année précédente. La COVID-19 est passée du sixième au neuvième rang des principales causes de décès.
Source : Statistique Canada, Décès, 2024, 2024
Dans le monde14,9 millions de décès excédentaires dans le monde ont été associés à la pandémie de COVID-19 en 2020 et 2021, selon une estimation de l'Organisation mondiale de la Santé qui compte les décès causés directement par la COVID-19 et ceux causés indirectement par la pression exercée sur les systèmes de santé.Source : Organisation mondiale de la Santé, 2022

Ce qu’est la COVID-19 en 2026, et ce qu’elle n’est pas

La COVID-19 n’est plus une urgence de santé publique. Elle n’a pas disparu non plus. Statistique Canada a enregistré 5 056 décès dus à la COVID-19 en 2024, ce qui la place au neuvième rang des principales causes de décès au Canada, alors qu’elle était au sixième rang l’année précédente. La plupart des personnes qui l’attrapent aujourd’hui se rétablissent à la maison. Celles qui sont hospitalisées sont surtout des personnes qui étaient déjà plus à risque.

On ne la suit plus non plus comme avant. Le Canada a cessé de compter les cas individuels en 2024. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) publie maintenant un rapport hebdomadaire sur les virus respiratoires qui porte sur la COVID-19 ainsi que sur la grippe (influenza) et le virus respiratoire syncytial (VRS). Ce rapport s’appuie sur des laboratoires sentinelles, sur les déclarations d’hospitalisations et de décès des provinces et territoires, et sur un sondage sur les symptômes mené auprès de volontaires. Un test que vous faites à la maison n’est inclus dans aucun décompte. Les chiffres montrent donc des tendances plutôt qu’un bilan complet.

Signes et symptômes

  • Mal de gorge, nez qui coule et éternuements
  • Une toux nouvelle ou qui s’aggrave
  • Essoufflement ou difficulté à respirer
  • Fièvre ou frissons
  • Fatigue et douleurs musculaires, et maux de tête
  • Perte de l’odorat ou du goût, et parfois nausées, vomissements ou diarrhée

Les symptômes varient d’une personne à l’autre et d’une infection à l’autre. Dans un même foyer, le même virus peut causer un mal de gorge de deux jours chez une personne et une semaine au lit chez une autre.

Une femme debout près d'une porte de balcon ouverte et de plantes d'intérieur, qui regarde dehors par une journée ensoleillée.
La COVID-19 est maintenant déclarée au Canada au moyen d'un rapport hebdomadaire de surveillance des virus respiratoires qui porte aussi sur la grippe (influenza) et le virus respiratoire syncytial (VRS). Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être changés :

  • Avoir 65 ans et plus; le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) considère que les adultes de 80 ans et plus présentent un risque encore plus élevé
  • Vivre dans un centre de soins de longue durée ou dans un autre milieu de vie collectif pour personnes aînées
  • Avoir un problème de santé sous-jacent qui augmente le risque de forme grave de la COVID-19
  • Être enceinte, ou avoir une immunodépression modérée à grave

D’autres facteurs peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Le statut d’immunisation, qui dépend du programme offert par votre province ou territoire
  • Les contacts étroits et prolongés dans des espaces intérieurs bondés et mal ventilés

Comment la COVID-19 est diagnostiquée au Canada

La COVID-19 est habituellement détectée par un test rapide de détection d’antigènes fait à la maison, ou par un test d’amplification en chaîne par polymérase (PCR) organisé par un professionnel ou une professionnelle de la santé ou par un hôpital. Les tests ne servent plus à compter les cas. L’affection post-COVID-19, souvent appelée COVID longue, est différente : aucun test sanguin ni examen d’imagerie ne la confirme. Des lignes directrices canadiennes publiées dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) la décrivent comme un diagnostic clinique. Ce diagnostic est posé lorsque des symptômes persistent, réapparaissent ou apparaissent trois mois ou plus après une infection probable ou confirmée, et que d’autres causes ont été écartées.

Traitement et prise en charge au quotidien

La plupart des gens gèrent la COVID-19 à la maison avec du repos, des liquides et le traitement des symptômes. Pour les personnes plus à risque de maladie grave, d’autres options sont offertes. Selon votre situation, une équipe soignante pourrait discuter avec vous de ce qui suit :

  • Des médicaments antiviraux autorisés au Canada, dont le nirmatrelvir avec le ritonavir et le remdésivir, commencés tôt au cours de la maladie, avec des règles d’admissibilité qui diffèrent selon la province et le territoire
  • Les soins à l’hôpital, y compris l’oxygène, et le tocilizumab, que Santé Canada a autorisé pour certaines personnes atteintes de la COVID-19 et admises à l’hôpital
  • L’immunisation saisonnière : le CCNI indique à quels groupes les programmes s’adressent, et chaque province et territoire décide de ce qu’il finance
  • Du soutien pour l’affection post-COVID-19, offert en soins de première ligne et, dans certaines provinces, dans des cliniques post-COVID et des services de réadaptation

Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre. Ces décisions vous reviennent, à vous et à votre clinicien ou clinicienne. Cette page ne constitue une recommandation sur aucune d’entre elles.

Quand parler à un médecin

  • Composez le 911 ou rendez-vous à l’urgence en cas de difficulté à respirer ou d’essoufflement grave, de pression ou de douleur persistante à la poitrine, de confusion nouvelle, de difficulté à vous réveiller ou à rester en état d’éveil, ou si votre peau, vos lèvres ou vos lits des ongles sont pâles, gris ou bleutés.
  • Communiquez avec un professionnel ou une professionnelle de la santé, ou avec un pharmacien ou une pharmacienne, dans les premiers jours des symptômes si vous êtes plus à risque de maladie grave, car le traitement antiviral n’est envisagé qu’au début de la maladie.
  • Communiquez avec votre professionnel ou professionnelle de la santé si vos symptômes s’aggravent après la première semaine, ou si vous n’arrivez pas à garder les liquides.
  • Parlez-en à votre professionnel ou professionnelle de la santé si la fatigue, l’essoufflement, la difficulté à vous concentrer ou les palpitations sont toujours présents trois mois après une infection.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour la COVID-19

La plus grande question sans réponse concerne l’affection post-COVID-19. Des travaux d’enquête de l’ASPC ont révélé que 19 % des adultes ayant eu une infection confirmée ou soupçonnée ont ensuite eu des symptômes qui ont duré trois mois ou plus. Environ une personne sur cinq parmi elles trouvait que ces symptômes limitaient souvent ou toujours ses activités quotidiennes. Au-delà de ces chiffres, beaucoup de choses restent incertaines : la définition de cas est encore décrite comme proposée, il n’existe aucun test de confirmation et aucun traitement n’a été établi. Les études en cours portent notamment sur des vaccins mis à jour et de nouvelle génération, dont des candidats intranasaux et à large protection. Elles portent aussi sur des antiviraux nouveaux ou réutilisés, ainsi que sur des essais de traitement et de réadaptation dans l’affection post-COVID-19.

C’est grâce aux études cliniques que ces questions peuvent être tranchées. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter à tout moment sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (9 sources)
  1. Statistique Canada, Décès, 2024, 2026
  2. Agence de la santé publique du Canada, Symptômes et traitement de la COVID-19, 2026
  3. Agence de la santé publique du Canada, À propos du Rapport canadien de surveillance des virus respiratoires, 2024
  4. Agence de la santé publique du Canada, Symptômes à plus long terme de la COVID-19 chez les adultes canadiens, 2024
  5. Agence de la santé publique du Canada, Enquête sur la couverture vaccinale contre les virus respiratoires saisonniers, 2026
  6. Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI), orientations sur l'utilisation des vaccins contre la COVID-19 à compter de l'automne 2026, 2026
  7. Santé Canada, liste des médicaments autorisés contre la COVID-19, 2025
  8. Quinn KL, Razak F, Cheung AM. Diagnosing post-COVID-19 condition (long COVID) in adults. Canadian Medical Association Journal (CMAJ), 2023
  9. Organisation mondiale de la Santé, 14,9 millions de décès excédentaires associés à la pandémie de COVID-19, 2022

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

La COVID-19 est-elle encore suivie au Canada?

Oui, mais différemment. Le décompte quotidien des cas a pris fin en 2024. L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) publie maintenant un rapport hebdomadaire de surveillance des virus respiratoires qui porte sur la COVID-19 ainsi que sur la grippe (influenza) et le virus respiratoire syncytial (VRS). Ce rapport s'appuie sur un réseau sentinelle de 20 laboratoires, sur les déclarations d'hospitalisations, de soins intensifs et de décès des provinces et territoires, sur un réseau d'hôpitaux pédiatriques et sur le sondage sur les symptômes FluWatchers, mené auprès de volontaires. Statistique Canada publie séparément les décès par cause, et a enregistré 5 056 décès dus à la COVID-19 en 2024.

Que recommande maintenant le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) au sujet de la vaccination contre la COVID-19?

Dans sa déclaration de juin 2026 portant sur la période à partir de l'automne 2026, le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) a fortement recommandé des programmes d'immunisation contre la COVID-19 pour les personnes à risque accru d'exposition ou de maladie grave. Ces personnes comprennent les adultes de 65 ans et plus, les résidents et résidentes des établissements de soins de longue durée et des milieux de vie collectifs pour personnes aînées, les personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents, les personnes enceintes, les personnes immunodéprimées, les membres des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, les travailleurs et travailleuses de la santé et des établissements de soins, ainsi que les communautés racisées et privées d'équité. Le CCNI a décrit deux doses par année pour certains groupes, dont les adultes de 80 ans et plus. Il a aussi indiqué que les programmes peuvent offrir l'immunisation à toute personne de 6 mois et plus. Ce qui est réellement offert, et à quel moment, est déterminé par chaque province et territoire et change avec le temps.

Que sait-on et que ne sait-on pas sur la COVID longue?

L'affection post-COVID-19 désigne des symptômes qui persistent, réapparaissent ou apparaissent trois mois ou plus après une infection à la COVID-19 et qui ne s'expliquent pas par autre chose. Des données d'enquête canadiennes laissent croire qu'elle touchait environ 3,5 millions d'adultes ayant été infectés, en date du milieu de 2023. Environ une personne sur cinq parmi elles trouvait que ses symptômes limitaient souvent ou toujours ses activités quotidiennes. Au-delà de cela, beaucoup de choses restent incertaines. La définition de cas est encore décrite comme proposée, il n'existe aucun test de confirmation, les estimations de sa fréquence varient selon la méthode utilisée et aucun traitement n'a été établi. C'est pourquoi elle demeure un domaine de recherche actif au Canada et ailleurs.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Vérifiez si une étude vous correspond. Trouvez votre étude
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