Problème de santé

Vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS)

Renseignements en langage clair sur le virus respiratoire syncytial (VRS) au Canada, l'immunisation contre ce virus et les études qui recrutent maintenant.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture7 min
Au Canada19 436 hospitalisations, adultes de 50 ans et plus
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

Le virus respiratoire syncytial, qu’on abrège habituellement en VRS, est un virus courant qui infecte le nez, la gorge et les poumons. Chez la plupart des adultes en bonne santé, il ressemble à un gros rhume. Mais chez les personnes âgées, les personnes ayant une maladie du cœur ou des poumons et les bébés, il peut descendre dans les voies respiratoires inférieures et causer une bronchiolite ou une pneumonie. Presque tout le monde attrape le VRS d’ici l’âge de deux ans, et les réinfections se produisent tout au long de la vie.

En chiffres au Canada
19 436hospitalisations liées au VRS ont été enregistrées chez les adultes de 50 ans et plus au Canada sur 13 saisons, soit en moyenne environ 1 620 par saison. L'analyse excluait le Québec; le total national est donc plus élevé.
Source : Agence de la santé publique du Canada, Relevé des maladies transmissibles au Canada, 2010-2023
Dans le monde3,6 millions d'hospitalisations et environ 100 000 décès surviennent chaque année dans le monde chez les enfants de moins de 5 ans à cause du VRS, et 97 % de ces décès ont lieu dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.Source : Organisation mondiale de la Santé, 2025

Ce qu’est le VRS, et ce qu’il n’est pas

Le VRS n’est pas une maladie d’enfance que les adultes auraient laissée derrière eux. L’immunité après une infection est de courte durée. La réinfection est donc normale à tout âge, et les conséquences deviennent plus graves à mesure qu’on vieillit ou qu’on vit avec d’autres problèmes de santé. Au Canada, le VRS circule surtout de la fin de l’automne au début du printemps, en même temps que la grippe (influenza) et la COVID-19.

On ne peut pas non plus le reconnaître à la façon dont on se sent. Le VRS, la grippe et les virus du rhume causent des symptômes qui se chevauchent, et personne ne peut les distinguer par les symptômes seuls. Un prélèvement par écouvillon analysé en laboratoire est le seul moyen de savoir de quel virus il s’agit. Ce qui distingue le VRS en pratique, c’est qu’il est plus susceptible qu’un rhume ordinaire d’atteindre les voies respiratoires inférieures chez les personnes âgées et les nourrissons. C’est pourquoi une nouvelle respiration sifflante ou un nouvel essoufflement comptent davantage que le nom donné à la maladie.

Signes et symptômes

  • Nez qui coule ou bouché, et éternuements
  • Toux, qui peut devenir persistante
  • Mal de gorge et voix enrouée
  • Fièvre, généralement légère chez les adultes
  • Respiration sifflante ou bruyante
  • Essoufflement, ou poussée d’un asthme ou d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) déjà présents
  • Chez les nourrissons : irritabilité, difficulté à boire et pauses dans la respiration

Le même virus peut causer un rhume léger chez une personne de la maisonnée et une hospitalisation chez une autre. La différence tient habituellement à l’âge et à l’état de santé sous-jacent plutôt qu’à quoi que ce soit lié à l’exposition.

Une jeune personne adulte dans une salle de clinique lumineuse, une manche relevée, une main posée sur le haut du bras.
Les programmes d'immunisation contre le VRS financés par l'État varient d'une province et d'un territoire à l'autre. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs ne peuvent pas être changés :

  • Avoir 60 ans et plus, le risque augmentant fortement après 75 ans
  • Vivre avec une MPOC, de l’asthme, une maladie du cœur, le diabète ou une maladie rénale
  • Avoir un système immunitaire affaibli par une maladie ou un traitement médical
  • Être un nourrisson, surtout de moins de 6 mois ou né prématurément

D’autres peuvent souvent être travaillés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Vivre dans un foyer de soins ou un autre établissement de soins pour malades chroniques, où les éclosions se propagent rapidement
  • Contacts étroits à l’intérieur pendant la saison du VRS, et milieux de soins partagés
  • Exposition à la fumée de tabac à la maison

Comment le VRS est diagnostiqué au Canada

Le VRS est confirmé par un test de laboratoire sur un échantillon prélevé dans le nez ou la gorge, le plus souvent un prélèvement nasopharyngé par écouvillon analysé par réaction en chaîne de la polymérase (PCR). Les hôpitaux utilisent couramment des panels de PCR multiplex qui détectent en même temps le VRS, la grippe et le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2). Des tests antigéniques rapides sont utilisés dans certains milieux. Une radiographie pulmonaire et une mesure de l’oxygène dans le sang peuvent s’ajouter quand on soupçonne une pneumonie ou une poussée d’une maladie pulmonaire. À l’échelle nationale, l’Agence de la santé publique du Canada suit les détections du VRS au moyen du Système de surveillance de la détection des virus respiratoires.

Traitement et prise en charge, y compris l’immunisation

Santé Canada souligne que les soins de soutien sont la base de la prise en charge du VRS, puisqu’il n’existe aucun traitement antiviral spécifique contre ce virus. Les soins portent donc sur les symptômes, sur la surveillance des problèmes des voies respiratoires inférieures qui mènent à l’hospitalisation, et sur les programmes d’immunisation offerts aux personnes plus à risque. Selon votre âge, vos autres problèmes de santé et l’endroit où vous vivez, une équipe soignante pourrait aborder avec vous :

  • Soins de soutien : repos, liquides et médicaments en vente libre contre la fièvre
  • Soins à l’hôpital en cas de maladie grave, y compris l’oxygène d’appoint, les liquides par voie intraveineuse et, dans certains cas, les soins intensifs et la ventilation
  • Prise en charge du problème de santé sous-jacent quand le VRS déclenche une poussée d’asthme ou de MPOC
  • Vaccins contre le VRS autorisés par Santé Canada pour les adultes : RSVpreF (Abrysvo) et mRNA-1345 (mRESVIA) pour les adultes de 60 ans et plus, et RSVPreF3 (Arexvy) pour les adultes de 60 ans et plus et pour les adultes de 50 à 59 ans présentant un risque accru. RSVpreF est aussi autorisé pendant la grossesse, de 32 à 36 semaines
  • Produits d’anticorps monoclonaux autorisés pour les nourrissons, et programmes d’immunisation contre le VRS financés par l’État, qui varient d’une province et d’un territoire à l’autre

Dans sa déclaration du 28 août 2025, le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande des programmes d’immunisation contre le VRS pour les adultes de 75 ans et plus, en particulier ceux qui ont des problèmes de santé chroniques augmentant le risque d’une forme grave de la maladie liée au VRS. Il les recommande aussi pour les adultes de 60 ans et plus qui vivent dans des foyers de soins et d’autres établissements de soins pour malades chroniques. Pour les personnes de 50 à 74 ans, il présente la vaccination comme une décision individuelle prise avec un professionnel ou une professionnelle de la santé. Le financement public d’un produit donné dépend de votre province ou territoire. Ces décisions se prennent entre vous et votre propre clinicien ou clinicienne; cette page ne peut pas les trancher.

Quand consulter un médecin

  • Composez le 911 si une personne (vous-même ou quelqu’un dont vous prenez soin) a de graves difficultés à respirer, halète ou émet des grognements en respirant, a les lèvres ou le bout des doigts bleus ou gris, devient confuse ou très somnolente, ou ne peut pas être réveillée.
  • Obtenez des soins médicaux le jour même pour un nourrisson qui boit mal, mouille moins de couches, respire vite ou dont la peau se creuse entre les côtes quand il respire, ou qui fait des pauses dans sa respiration.
  • Communiquez avec votre clinicien ou clinicienne si vous avez 60 ans ou plus, ou vivez avec une maladie du cœur ou des poumons, et qu’un rhume cause une respiration sifflante, un essoufflement ou une poussée de vos symptômes habituels.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour le VRS

Les vaccins contre le VRS pour les personnes âgées sont nouveaux. Le CCNI a indiqué que les données sur les issues graves, comme le décès et l’admission aux soins intensifs, demeurent limitées, tout comme les données probantes sur la durée de la protection et sur la nécessité de doses répétées. On ne sait pas non plus clairement comment la maladie causée par le VRS se compare à la grippe dans tous les groupes d’âge, car les comparaisons canadiennes sont rares. Les études en cours portent notamment sur des calendriers de doses répétées et de revaccination, sur des vaccins contre le VRS chez les adultes de 18 à 59 ans vivant avec des problèmes de santé chroniques, sur des vaccins respiratoires combinés, sur de nouvelles générations d’anticorps monoclonaux pour les nourrissons et sur des médicaments antiviraux pour les personnes déjà infectées.

Ce sont des questions ouvertes, et les études permettent d’y répondre. La participation est volontaire, l’étude vous est expliquée en entier lors du consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin ni votre accès à l’immunisation financée par l’État. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (5 sources)
  1. Agence de la santé publique du Canada, Fardeau de la maladie causée par le virus respiratoire syncytial chez les personnes âgées, Relevé des maladies transmissibles au Canada 51(1), 2025
  2. CCNI, Résumé de la déclaration sur la prévention du VRS chez les personnes âgées, Relevé des maladies transmissibles au Canada 51(8), 2025
  3. Agence de la santé publique du Canada, rapport de l'Enquête sur la couverture vaccinale contre les maladies respiratoires saisonnières, 2025-2026
  4. Organisation mondiale de la Santé, Virus respiratoire syncytial (VRS), aide-mémoire, 2025
  5. Gouvernement du Canada, Virus respiratoire syncytial (VRS), 2026

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Selon le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI), qui les programmes d'immunisation contre le VRS devraient-ils couvrir au Canada?

Dans sa déclaration du 28 août 2025, le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) recommande des programmes d'immunisation contre le VRS pour les adultes de 75 ans et plus, en particulier ceux qui ont des problèmes de santé chroniques augmentant le risque d'une forme grave de la maladie liée au VRS. Il recommande aussi des programmes pour les adultes de 60 ans et plus qui vivent dans des foyers de soins et d'autres établissements de soins pour malades chroniques. Pour les personnes de 50 à 74 ans, le CCNI présente la vaccination comme une décision individuelle prise avec un professionnel ou une professionnelle de la santé.

Quels vaccins contre le VRS sont offerts au Canada, et leur coût est-il couvert?

Trois vaccins contre le VRS sont autorisés par Santé Canada : RSVpreF (Abrysvo), RSVPreF3 (Arexvy) et mRNA-1345 (mRESVIA). Le financement public d'un vaccin dépend de votre province ou territoire, et les programmes diffèrent selon les âges et les groupes à risque qu'ils couvrent. Le gouvernement du Canada tient à jour des liens vers l'information sur l'immunisation des provinces et territoires, où sont présentés les détails actuels des programmes.

En quoi le VRS est-il différent du rhume ou de la grippe?

Le VRS, le virus de la grippe (influenza) et les virus du rhume causent des symptômes qui se chevauchent, et il est impossible de les distinguer par les symptômes seuls. Un prélèvement par écouvillon analysé en laboratoire est le seul moyen de confirmer de quel virus il s'agit. Chez les personnes âgées et les nourrissons, le VRS est plus susceptible qu'un rhume d'atteindre les voies respiratoires inférieures. C'est pourquoi l'essoufflement et la respiration sifflante sont des signes d'alerte qu'il vaut la peine de signaler.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS)
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
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