Recrutement actifSanté générale · Embonpoint et obésité
Étude visant à évaluer les effets de l’énicépatide chez des personnes participantes atteintes d’obésité ou d’embonpoint sans diabète de type 2
Sarnia, Ontario
La bronchectasie est une maladie de longue durée dans laquelle les voies respiratoires des poumons deviennent élargies et cicatrisées de façon permanente, habituellement après qu’une infection ou une inflammation en a endommagé les parois. Les voies respiratoires endommagées ne peuvent pas évacuer correctement le mucus. Il s’accumule, des bactéries s’y installent et les infections pulmonaires reviennent sans cesse. Au quotidien, cela veut souvent dire une toux tous les jours avec des crachats, une fatigue difficile à expliquer aux autres et plusieurs traitements antibiotiques par année.
La bronchectasie est souvent confondue avec la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) ou l’asthme, et il arrive que des personnes soient d’abord traitées pour ces maladies pendant des années. La différence est structurelle. Dans la MPOC, les voies respiratoires sont rétrécies et les petits sacs d’air sont endommagés, habituellement après une exposition prolongée, comme le tabagisme. Dans la bronchectasie, ce sont les voies respiratoires elles-mêmes qui ont été étirées, élargies et marquées de cicatrices. C’est pourquoi le mucus s’accumule et les infections reviennent. Certaines personnes vivent avec plus d’une de ces maladies à la fois. C’est en partie pour cette raison qu’on a recours à une tomodensitométrie (TDM) lorsque des infections à répétition ne correspondent pas à un tableau simple.
Ce n’est pas non plus une maladie unique ayant une cause unique. La bronchectasie est l’aboutissement de nombreux processus différents, dont d’anciennes infections graves, des maladies héréditaires, des déficits immunitaires et des maladies auto-immunes. Trouver la cause sous-jacente n’a rien d’un exercice théorique : des recommandations canadiennes publiées dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) indiquent que le fait de la déterminer modifie la prise en charge chez jusqu’à 37 % des adultes.
Les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre et suivent souvent un cycle : une période stable, puis une poussée avec plus de crachats et moins d’énergie, puis un lent rétablissement.

Certains facteurs ne peuvent pas être modifiés :
Sur d’autres facteurs, on peut souvent agir, habituellement avec le soutien d’une équipe de soins :
La bronchectasie est confirmée par une tomodensitométrie à haute résolution du thorax. Cet examen montre des voies respiratoires plus larges que le vaisseau sanguin voisin et des parois de voies respiratoires épaissies. Selon les recommandations canadiennes publiées dans le CMAJ, l’examen se fait idéalement lorsque votre état est cliniquement stable plutôt qu’en pleine poussée. Une fois la bronchectasie confirmée, d’autres examens permettent d’en chercher la cause et d’orienter les soins : la spirométrie et d’autres tests de la fonction pulmonaire, des cultures d’expectorations pour détecter des bactéries et des mycobactéries non tuberculeuses (MNT), des analyses sanguines de la fonction immunitaire et, s’il y a lieu, un test de chlorure dans la sueur ou des tests génétiques pour la fibrose kystique.
Les soins de la bronchectasie visent à dégager le mucus, à traiter les infections et à les espacer, et à s’attaquer à ce qui cause les dommages. Selon votre tomodensitométrie, les résultats de vos cultures d’expectorations et la fréquence de vos poussées, une équipe de soins pourrait aborder avec vous :
Comme les causes varient beaucoup, deux personnes atteintes de bronchectasie peuvent avoir des plans de soins assez différents. Ces décisions vous appartiennent, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne. Cette page ne constitue une recommandation sur aucune d’elles.
Aucun médicament n’est approuvé au Canada spécifiquement pour la bronchectasie. Les soins s’inspirent donc en grande partie de la pratique en fibrose kystique et en MPOC. Les cliniciens et cliniciennes ne peuvent pas encore prédire qui verra son état se détériorer, ni quelles personnes tirent un bienfait des antibiotiques à long terme. Le Canada manque aussi de données de base sur le nombre de personnes atteintes. C’est pourquoi le Canadian Bronchiectasis and NTM Registry a été créé et relié au registre européen European Multicentre Bronchiectasis Audit and Research Collaboration (EMBARC) et aux registres des États-Unis. Les études en cours au Canada et ailleurs dans le monde portent notamment sur les inhibiteurs des sérine protéases des neutrophiles, comme les inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase 1 (DPP-1), sur des formulations d’antibiotiques inhalés, sur de nouveaux schémas de traitement de la maladie pulmonaire à MNT, ainsi que sur des stratégies de dégagement des voies respiratoires et de réadaptation.
Les registres et les essais sont deux choses différentes, et participer à l’un ne vous engage pas à participer à l’autre. Les deux sont volontaires, commencent tous deux par un consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre équipe. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
Non. La MPOC est habituellement causée par une exposition prolongée, comme le tabagisme, et se caractérise par des voies respiratoires rétrécies et des sacs d'air endommagés. Dans la bronchectasie, les voies respiratoires sont devenues élargies et cicatrisées de façon permanente. Le mucus s'accumule donc et les infections reviennent sans cesse. Certaines personnes ont les deux maladies à la fois. C'est pourquoi on a recours à une tomodensitométrie (TDM) lorsque des infections à répétition ne correspondent pas à un tableau simple de MPOC.
Les cultures d'expectorations montrent quelles bactéries vivent dans vos voies respiratoires, y compris des organismes comme Pseudomonas aeruginosa et les mycobactéries non tuberculeuses. Savoir ce qui s'y trouve aide votre clinicien ou clinicienne à choisir les antibiotiques lors d'une poussée et à déterminer si un traitement spécialisé est nécessaire. Les cultures sont habituellement répétées au fil du temps, car les organismes peuvent changer.
Le Canada ne dispose pas de données nationales sur le nombre de personnes qui vivent avec la bronchectasie, ce qui rend difficile la planification des services ou la tenue d'essais. Le Canadian Bronchiectasis and NTM Registry recueille des renseignements cliniques et sur la qualité de vie auprès des cliniques participantes, et il est relié à des registres en Europe et aux États-Unis. La participation à un registre est volontaire et distincte de la décision de participer à un essai de traitement.
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