Problème de santé

Contraception orale

De l'information en langage clair sur la contraception orale au Canada, et les études de recherche qui recrutent à ce sujet en ce moment.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture7 min
Au Canada15,9 % des femmes de 15 à 49 ans
Études en recrutement1 en recrutement en ce moment

La contraception orale, qu’on appelle habituellement la pilule contraceptive, est un comprimé pris chaque jour pour éviter une grossesse. La plupart des pilules utilisées au Canada contiennent deux hormones, un œstrogène et un progestatif, alors que les pilules à progestatif seul n’en contiennent qu’une. Les pilules sont aussi prescrites pour d’autres raisons, notamment les règles abondantes ou douloureuses, les symptômes prémenstruels et l’acné. Il s’agit d’un traitement plutôt que d’un problème de santé.

En chiffres au Canada
15,9 %des femmes non enceintes de 15 à 49 ans au Canada avaient utilisé des contraceptifs oraux au cours des 30 derniers jours, et 53,9 % de plus en avaient utilisé par le passé. Parmi les utilisatrices, 98,6 % utilisaient un produit contenant à la fois un œstrogène et un progestatif.
Source : Statistique Canada, Rapports sur la santé, Utilisation des contraceptifs oraux au Canada, 2025
  • Parmi les femmes de 15 à 49 ans actives sexuellement au Canada qui souhaitaient éviter une grossesse, 79,9 % utilisaient une forme de contraception : 33,0 % utilisaient le condom, 22,3 % la pilule contraceptive, 15,8 % comptaient sur la vasectomie ou la stérilisation tubaire et 13,5 % utilisaient un dispositif intra-utérin (DIU), alors que 20,1 % n'utilisaient aucune méthode. Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2025
  • L'utilisation de la pilule diminue fortement avec l'âge. Parmi les femmes de 15 à 24 ans qui utilisaient une contraception, 50,3 % prenaient la pilule contraceptive, comparativement à 10,6 % de celles de 35 à 49 ans, chez qui la vasectomie ou la stérilisation tubaire était la méthode la plus courante, à 26,1 %. Source : Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2025
  • La Colombie-Britannique est devenue la première province à offrir la contraception sur ordonnance gratuite pour tous le 1er avril 2023. Entre le 1er avril et le 28 novembre 2023, environ 188 000 personnes ont reçu au moins un contraceptif gratuit, dont plus de 123 000 qui ont reçu des pilules hormonales. La province a indiqué que les pilules pouvaient auparavant coûter jusqu'à 300 $ par année. Source : Gouvernement de la Colombie-Britannique, ministère de la Santé, 2023
Dans le monde151 millions de femmes en âge de procréer dans le monde utilisaient la pilule contraceptive selon les estimations des Nations Unies, ce qui en fait la quatrième méthode la plus utilisée après la stérilisation féminine, le condom masculin et le dispositif intra-utérin (DIU), parmi 922 millions d'utilisatrices de contraception dans le monde.Source : Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, Contraceptive Use by Method, 2019

Ce qu’est la contraception orale, et ce qu’elle n’est pas

Ce n’est pas un produit unique. Les formulations diffèrent par le type et la quantité d’hormone, par la façon dont les jours sans hormones sont organisés, et par la présence ou non d’un œstrogène. Les pilules à progestatif seul existent pour les personnes à qui les méthodes contenant un œstrogène ne conviennent pas. Comme les produits diffèrent, l’expérience avec une pilule ne permet pas de prévoir l’expérience avec une autre.

Ce n’est pas non plus seulement une question de grossesse. Des sources canadiennes décrivent l’utilisation de la contraception hormonale dans la prise en charge des règles abondantes ou douloureuses, de l’endométriose, des symptômes prémenstruels, y compris le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), et de l’acné. Et ce n’est pas la seule méthode : les données de Statistique Canada montrent que la pilule est l’une de plusieurs méthodes utilisées par la population canadienne, le condom étant mentionné plus souvent, et les méthodes permanentes et les dispositifs intra-utérins (DIU) représentant chacun une part importante.

Les catégories et les personnes qui les utilisent au Canada

  • Les pilules combinées contenant un œstrogène et un progestatif, qui représentaient 98,6 % de l’utilisation chez les personnes utilisatrices au Canada dans l’analyse de Statistique Canada
  • Les pilules à progestatif seul, utilisées lorsque les méthodes contenant un œstrogène ne conviennent pas
  • Utilisées le plus souvent par les personnes plus jeunes : 50,3 % des personnes de 15 à 24 ans qui utilisaient une méthode contraceptive prenaient la pilule, comparativement à 10,6 % de celles de 35 à 49 ans
  • Souvent utilisées pendant des années : dans l’analyse de Statistique Canada, 67,5 % des personnes utilisatrices actuelles les utilisaient depuis quatre ans ou plus
  • Aussi prescrites pour les règles abondantes ou douloureuses
  • Aussi utilisées dans la prise en charge des symptômes prémenstruels, y compris des formulations contenant de la drospirénone pour le TDPM, et comme une option dans la prise en charge de l’endométriose
  • Aussi prescrites pour l’acné dans certains cas

Ce que l’on attend de la contraception change au cours de la vie, tout comme la méthode qui convient.

Deux personnes discutent; l'une tient une plaquette alvéolée de comprimés pendant qu'elles en parlent ensemble.
Selon des sources canadiennes, la contraception hormonale est utilisée pour les règles abondantes ou douloureuses, l'endométriose, les symptômes prémenstruels et l'acné, en plus de la contraception. Photo d'illustration.

Comment la décision se prend avec un clinicien ou une clinicienne

Une partie de la conversation porte sur des éléments de vos antécédents qui ne peuvent pas être changés :

  • Des antécédents personnels ou familiaux de caillots sanguins, d’accident vasculaire cérébral ou de certains troubles de la coagulation, qui influent sur la possibilité d’envisager des pilules contenant un œstrogène
  • La migraine avec aura, qui change les catégories de contraception dont on discute
  • Des antécédents personnels de cancer du sein, ou certains problèmes de foie
  • Votre âge, qui est pris en compte avec d’autres facteurs
  • Certains médicaments, y compris certains anticonvulsivants et antirétroviraux, qui interagissent avec la contraception hormonale

D’autres éléments peuvent être réévalués, et souvent travaillés avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Le tabagisme, qui est pris en compte avec l’âge dans l’évaluation
  • La pression artérielle et les autres facteurs de risque cardiovasculaire que le clinicien ou la clinicienne passe en revue avant de prescrire

Le coût fait aussi partie du portrait. La Colombie-Britannique est devenue la première province à offrir la contraception sur ordonnance gratuite et universelle le 1er avril 2023, et au cours des huit premiers mois, environ 188 000 personnes ont reçu au moins un contraceptif gratuit, dont plus de 123 000 qui ont reçu des pilules hormonales. La province a souligné que les pilules avaient auparavant coûté jusqu’à 300 $ par année. Ailleurs, la couverture dépend du régime provincial ou territorial et de toute assurance privée que vous avez.

Ce que comprend l’évaluation au Canada

Aucun test ne détermine s’il faut utiliser la contraception orale. Un ou une médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien, ou, dans certaines provinces, un pharmacien ou une pharmacienne, recueille vos antécédents médicaux et familiaux, vérifie votre pression artérielle et passe en revue vos antécédents de migraine, le tabagisme, vos médicaments actuels et tout antécédent de troubles de la coagulation ou de problèmes cardiovasculaires. Ensemble, vous passez en revue ce qui compte le plus pour vous, notamment le profil des saignements, le coût et la couverture, la facilité d’utilisation, et si vous voulez une méthode quotidienne ou une méthode à action prolongée.

Méthodes et gestion au quotidien

La contraception orale est une option parmi plusieurs offertes au Canada. Selon vos antécédents et ce qui compte pour vous, une équipe soignante pourrait aborder :

  • Les contraceptifs oraux combinés contenant un œstrogène et un progestatif, offerts en diverses formulations et selon différents calendriers d’intervalle sans hormones
  • Les pilules à progestatif seul, utilisées lorsque les méthodes contenant un œstrogène ne conviennent pas
  • D’autres méthodes hormonales offertes au Canada, dont l’anneau vaginal, le timbre, l’injection, l’implant et le DIU hormonal
  • Des méthodes non hormonales, dont le DIU en cuivre, le condom et d’autres méthodes barrières, ainsi que des méthodes permanentes comme la vasectomie et la ligature des trompes
  • La contraception d’urgence, offerte au Canada sous forme de pilules ou de DIU en cuivre posé par un clinicien ou une clinicienne

Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre, et la méthode qui convient à 20 ans n’est peut-être pas celle qui conviendra à 40 ans. Laquelle de ces options s’applique à vous, le cas échéant, est une décision qui vous appartient, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne, et cette page ne constitue une recommandation pour aucune d’entre elles.

Quand consulter un médecin

  • Prenez rendez-vous pour discuter des options, ou pour réévaluer votre méthode actuelle si le profil des saignements, votre humeur ou des effets secondaires vous dérangent.
  • Communiquez rapidement avec un clinicien ou une clinicienne, ou avec un pharmacien ou une pharmacienne, si vous avez oublié des pilules et avez eu des relations sexuelles, car la contraception d’urgence doit être utilisée dans un délai limité.
  • Obtenez des soins d’urgence en cas de douleur soudaine à la poitrine ou d’essoufflement, d’enflure ou de douleur à une seule jambe, de mal de tête soudain et grave, de changements de la vision ou de la parole, ou de faiblesse ou d’engourdissement d’un côté du corps.

Pourquoi la recherche clinique est importante en contraception

Les questions encore sans réponse comprennent la façon dont les différents progestatifs et les différentes quantités d’œstrogène se comparent quant au profil des saignements, à l’humeur et au risque de caillots, les raisons pour lesquelles l’expérience des effets secondaires diffère autant d’une personne à l’autre, et la façon dont l’élimination du coût modifie l’adoption et la poursuite de la méthode. Statistique Canada souligne que l’utilisation actuelle des contraceptifs oraux est plus faible chez les femmes racisées et autochtones que chez les femmes non racisées et non autochtones, et les raisons de cet écart ne sont pas établies. Les données canadiennes présentées sur cette page proviennent aussi de cycles d’enquête allant de 2007 à 2019; elles décrivent donc une période déjà terminée. Les recherches en cours comprennent des essais de nouveaux composés contraceptifs hormonaux et non hormonaux, y compris des méthodes pour les hommes, des études sur l’accès en vente libre et l’accès offert par les pharmaciens et pharmaciennes, et des évaluations de programmes de couverture universelle comme celui de la Colombie-Britannique.

Les études cliniques permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit ne commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela ait d’effet sur les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne signifie pas renoncer à votre méthode actuelle, et personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus grâce à des sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (5 sources)
  1. Statistique Canada, Rapports sur la santé, Utilisation des contraceptifs oraux au Canada (Le Quotidien), 2025
  2. Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, Utilisation de la contraception chez les femmes actives sexuellement qui souhaitent éviter une grossesse, 2025
  3. Gouvernement de la Colombie-Britannique, communiqué sur la contraception sur ordonnance gratuite, 2023
  4. Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, Contraceptive Use by Method 2019, 2019
  5. Journal de l'Association médicale canadienne, Trouble dysphorique prémenstruel, 2024

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Combien de personnes utilisent la pilule au Canada?

Statistique Canada indique que 15,9 % des femmes non enceintes de 15 à 49 ans avaient utilisé des contraceptifs oraux au cours des 30 derniers jours, et que 53,9 % en avaient déjà utilisé par le passé. Dans une autre enquête menée auprès de femmes actives sexuellement qui souhaitaient éviter une grossesse, 22,3 % utilisaient la pilule. L'utilisation est beaucoup plus élevée chez les personnes plus jeunes, soit 50,3 % des personnes de 15 à 24 ans qui utilisent une contraception.

La pilule est-elle gratuite au Canada?

Cela dépend de l'endroit où vous vivez. La Colombie-Britannique offre la contraception sur ordonnance gratuite pour tous depuis le 1er avril 2023, et les autres provinces et territoires diffèrent quant à ce que leurs régimes publics couvrent. Avant ce programme, la Colombie-Britannique avait indiqué que les pilules pouvaient coûter jusqu'à 300 $ par année.

La pilule peut-elle être prescrite pour d'autres raisons que la contraception?

Oui. Des sources canadiennes décrivent l'utilisation de la contraception hormonale dans la prise en charge des règles abondantes ou douloureuses, de l'endométriose, des symptômes prémenstruels, y compris le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), et de l'acné. La formulation appropriée dépend de vos antécédents; c'est donc une décision à prendre avec un professionnel ou une professionnelle de la santé.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 1 étude sur Contraception orale
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