Recrutement actifAcné
L’acné est une affection inflammatoire du follicule pileux et de sa glande sébacée. Le sébum et les cellules de la peau bouchent le follicule, qui s’enflamme. Il en résulte des points noirs, des points blancs, des boutons rouges, des pustules et parfois des nodules et des kystes plus profonds. L’acné peut être douloureuse et peut influer sur la façon dont vous vous sentez.
- Dans un sondage mené en 2022 par la Canadian Skin Patient Alliance et l'Acne and Rosacea Society of Canada auprès de 154 personnes atteintes d'acné et de leurs proches aidants, 44 % se sentaient souvent ou toujours gênées à cause de leur peau, 39 % ont dit avoir des difficultés liées à la dépression et à l'anxiété, 51 % ont signalé avoir de la difficulté à gérer le travail ou l'école, et le quart évitaient régulièrement les interactions sociales. Source : Canadian Skin Patient Alliance et Acne and Rosacea Society of Canada, Breaking Out, 2022
- Dans le même sondage canadien, 87 % des personnes répondantes ont signalé des cicatrices et 90 % des changements de pigmentation. 42 % avaient eu de deux à cinq consultations en santé avant d'obtenir un diagnostic ou un traitement, et près de 30 % en avaient eu plus de cinq. Près du quart dépensaient plus de 50 $ par mois pour des produits en vente libre. Source : Canadian Skin Patient Alliance et Acne and Rosacea Society of Canada, Breaking Out, 2022
- La ligne directrice canadienne de pratique clinique sur l'acné cite que 85 % des personnes de 12 à 24 ans ont de l'acné et souligne que l'acné peut persister au-delà du début de l'âge adulte malgré le traitement, et qu'elle peut entraîner une détresse émotionnelle et des cicatrices physiques. L'Association canadienne de dermatologie indique que le risque de cicatrices augmente avec la gravité et la durée de l'acné, avec des antécédents familiaux de cicatrices et lorsqu'on gratte ou presse la peau. Source : Asai Y et collaborateurs, Prise en charge de l'acné : ligne directrice canadienne de pratique clinique, Canadian Medical Association Journal (CMAJ), 2016
Ce qu’est l’acné, et ce qu’elle n’est pas
L’acné n’est pas un problème d’hygiène. L’Association canadienne de dermatologie la relie aux changements hormonaux de la puberté, qui stimulent trop les glandes sébacées. Elle souligne aussi qu’avoir un parent atteint d’acné la rend plus probable. Le lavage excessif figure sur la liste de l’association des facteurs qui aggravent l’acné, tout comme les cosmétiques qui bouchent les pores, la pression sur la peau et le fait de gratter les boutons.
L’acné n’est pas non plus un problème propre à l’adolescence. L’association indique que plus de 80 % des personnes atteintes d’acné ont de 12 à 24 ans, mais aussi qu’environ 25 % des adolescents et adolescentes ont encore de l’acné à 25 ans, de même que 20 % à 30 % des adultes de 20 à 40 ans.
Signes et symptômes
- Points noirs et points blancs, qui sont des follicules bouchés et non de la saleté emprisonnée
- Boutons rouges et pustules
- Nodules et kystes plus profonds et plus fermes, souvent douloureux
- Marques plus foncées ou plus pâles une fois qu’un bouton s’est résorbé
- Cicatrices, que l’association décrit comme atrophiques, avec perte de tissu, ou hypertrophiques, avec épaississement du tissu
- Acné sur la poitrine, le dos et les épaules, en plus du visage
La gravité est classée comme légère, modérée ou grave, et elle change avec le temps.

Ce qui augmente le risque
Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :
- L’âge et la puberté, quand les changements hormonaux stimulent trop les glandes sébacées
- Les antécédents familiaux, qui, selon l’association, augmentent la probabilité
- Les cycles hormonaux, le cycle menstruel étant cité comme facteur aggravant
On peut souvent agir sur d’autres facteurs, habituellement avec le soutien d’une équipe de soins de santé :
- Les cosmétiques et les produits qui bouchent les pores
- La pression des casques, des courroies, des sacs à dos ou des téléphones, et la transpiration
- Le fait de gratter ou de presser les boutons, que l’association associe à un risque plus élevé de cicatrices
Comment l’acné est diagnostiquée au Canada
L’acné se diagnostique par un examen de la peau. Le médecin de famille, l’infirmière praticienne ou l’infirmier praticien, ou le ou la dermatologue note quelles lésions sont présentes et leur étendue, puis en évalue la gravité. Aucune prise de sang n’est nécessaire pour l’acné ordinaire, et une évaluation hormonale n’est faite que lorsque d’autres observations laissent croire à une cause sous-jacente. Il peut falloir plusieurs tentatives pour y arriver : dans un sondage canadien de 2022, 42 % des personnes répondantes avaient eu de deux à cinq consultations avant le diagnostic, et près de 30 % en avaient eu plus de cinq.
Traitement et prise en charge au quotidien
Au Canada, les soins sont organisés selon la gravité et les types de lésions présentes. Une équipe de soins de santé peut aborder les options suivantes :
- Produits en vente libre à base de peroxyde de benzoyle ou d’acide salicylique
- Rétinoïdes, antibiotiques et produits combinés topiques sur ordonnance
- Antibiotiques oraux de la classe des tétracyclines pour l’acné inflammatoire modérée, que la ligne directrice canadienne décrit comme utilisés avec un traitement topique
- Options hormonales pour certaines femmes et filles, y compris les contraceptifs oraux combinés
- Isotrétinoïne orale pour l’acné grave, prescrite et surveillée, avec prévention de la grossesse
Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre, et la peau met des semaines à réagir. Ces décisions se prennent entre vous et votre propre clinicien ou clinicienne.
Quand consulter un médecin
- Si vous avez des pensées de vous faire du mal, appelez le 9-8-8 ou envoyez-y un texto, la Ligne d’aide en cas de crise de suicide, à toute heure, ou rendez-vous à l’urgence. L’Association canadienne de dermatologie souligne que même une acné légère peut être liée à une faible estime de soi et à la dépression.
- Consultez un professionnel ou une professionnelle de la santé en cas de nodules ou de kystes profonds et douloureux, d’acné qui laisse déjà des marques, ou d’acné que les produits en vente libre n’ont pas améliorée après deux mois.
- Faites-vous évaluer si de l’acné apparaît soudainement et de façon grave à l’âge adulte, surtout si elle s’accompagne de règles irrégulières ou d’une croissance rapide des poils.
- Si vous prenez de l’isotrétinoïne, communiquez rapidement avec la personne qui vous l’a prescrite si vous vous sentez mal, si vous avez le moral bas ou si vous pourriez être enceinte.
Pourquoi la recherche clinique est importante pour l’acné
L’acné est fréquente et bien étudiée, mais elle n’est toujours pas résolue pour chaque personne. La ligne directrice canadienne de pratique clinique date de 2016 et présente les options selon la gravité, mais elle ne peut pas dire laquelle convient à une personne en particulier. Elle souligne aussi que l’acné peut persister à l’âge adulte malgré le traitement. Les données de sondage canadiennes en montrent le coût : 87 % des personnes répondantes ont signalé des cicatrices, 90 % des changements de pigmentation et 39 % des difficultés liées à la dépression et à l’anxiété. La recherche porte sur de nouveaux agents topiques, sur la réduction de la dépendance aux antibiotiques oraux en raison de la résistance, sur le traitement des cicatrices et des changements de pigmentation, y compris sur les peaux plus foncées, et sur la mesure des effets sur la santé mentale.
La participation est volontaire. Vous donnez d’abord votre consentement éclairé, et vous pouvez arrêter à tout moment sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
En savoir plus auprès de sources canadiennes
- Association canadienne de dermatologie : l’acné
- Acne Action, Acne and Rosacea Society of Canada
- Canadian Skin Patient Alliance : rapport sur l’acné
D'où viennent ces renseignements (5 sources)
- Association canadienne de dermatologie, acné, 2026
- Asai Y et collaborateurs, Prise en charge de l'acné : ligne directrice canadienne de pratique clinique, Canadian Medical Association Journal (CMAJ) 188(2), 2016
- Canadian Skin Patient Alliance et Acne and Rosacea Society of Canada, Breaking Out : un rapport sur l'expérience des personnes atteintes d'acné au Canada, 2022
- British Journal of Dermatology, fardeau mondial de l'acné vulgaire chez les adolescents et les jeunes adultes de 10 à 24 ans, de 1990 à 2021, 2025
- 9-8-8 : Ligne d'aide en cas de crise de suicide, Canada, 2026
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
Questions fréquentes
L'acné vient-elle du fait de ne pas se laver assez, ou du chocolat?
Non. L'Association canadienne de dermatologie explique que l'acné est causée par des changements hormonaux qui stimulent trop les glandes sébacées, combinés à une accumulation de cellules de la peau. Elle souligne aussi qu'avoir un parent atteint d'acné la rend plus probable. Le lavage excessif figure sur sa liste des facteurs qui aggravent l'acné, et non de ceux qui aident. Au sujet de l'alimentation, l'association indique que certains aliments pourraient potentiellement jouer un rôle, ce qui est bien loin d'affirmer que l'alimentation cause l'acné. Les facteurs aggravants qu'elle nomme sont les cosmétiques qui bouchent les pores, la pression sur la peau, la transpiration abondante, certains médicaments et le fait de gratter ou de presser les boutons.
L'acné touche-t-elle seulement les adolescents et adolescentes?
Non. L'Association canadienne de dermatologie indique que plus de 80 % des personnes atteintes d'acné ont de 12 à 24 ans, mais aussi qu'environ 25 % des adolescents et adolescentes ont encore de l'acné à 25 ans, et que 20 % à 30 % des adultes de 20 à 40 ans sont touchés. La ligne directrice canadienne de pratique clinique souligne que l'acné peut persister au-delà du début de l'âge adulte malgré le traitement. L'acné à l'âge adulte est assez fréquente pour ne pas être le signe que quelque chose ne va pas.
Et les cicatrices?
L'Association canadienne de dermatologie décrit deux types de cicatrices : les cicatrices atrophiques, avec perte de tissu et creux, et les cicatrices hypertrophiques, avec épaississement du tissu. Elle indique que le risque augmente avec la gravité et la durée de l'acné, avec des antécédents familiaux de cicatrices et lorsqu'on gratte ou presse la peau. Dans le sondage canadien de 2022 mené auprès de patients et patientes, 87 % des personnes répondantes ont signalé des cicatrices et 90 % des changements de pigmentation. Des interventions comme les lasers, le microaiguilletage (microneedling) et les produits de comblement existent pour les cicatrices déjà formées, et elles sont habituellement payées de sa poche. Ce que tout cela signifie dans votre cas est une question à aborder avec un clinicien ou une clinicienne qui peut examiner votre peau.
- Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
- Consultez les études en cours. 1 étude sur Acné
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