Maladie d’Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est une maladie du cerveau qui endommage peu à peu la mémoire, la pensée et le jugement. C’est la cause la plus fréquente des troubles neurocognitifs (démence), mais pas la seule. Au quotidien, elle se manifeste souvent d’abord par l’oubli de conversations récentes, des mots qui échappent au milieu d’une phrase ou une tâche familière qui devient plus difficile qu’avant.
- L'âge est le facteur de risque connu le plus important. La Société Alzheimer du Canada indique que le risque double environ tous les cinq ans après 65 ans, et qu'environ 1 Canadien ou Canadienne sur 4 de plus de 85 ans vit avec un trouble neurocognitif. Le taux de nouveaux cas de troubles neurocognitifs chez les personnes de 65 ans et plus est passé de 1 507 pour 100 000 en 2012-2013 à 1 411 pour 100 000 en 2022-2023. Source : Société Alzheimer du Canada et Institut canadien d'information sur la santé, 2025
- La maladie d'Alzheimer n'est généralement pas d'origine familiale. La Société indique que la plupart des cas sont sporadiques et que seulement de 2 à 5 % environ sont familiaux. Plus de 70 gènes ont été associés à un risque accru, mais seulement trois causent directement la maladie. Source : Société Alzheimer du Canada, Facteurs de risque des troubles neurocognitifs, 2026
- Santé Canada a autorisé le lécanémab le 25 octobre 2025 et le donanémab le 1er mai 2026, tous deux uniquement pour le trouble cognitif léger ou la démence légère due à la maladie d'Alzheimer avec une présence d'amyloïde confirmée. Le financement est décidé séparément : l'Agence des médicaments du Canada a publié en juillet 2026 une ébauche de recommandation sur le remboursement public, l'autorité sanitaire du Québec a recommandé en décembre 2025 de ne pas les inscrire, et la couverture dépend de votre province et de votre régime d'assurance médicaments. Source : Société Alzheimer du Canada, 2026
Ce qu’est la maladie d’Alzheimer, et ce qu’elle n’est pas
La maladie d’Alzheimer et les troubles neurocognitifs ne sont pas deux mots pour la même chose. Le terme « troubles neurocognitifs » désigne l’ensemble des symptômes : perte de mémoire et changements de la pensée, du langage, de l’humeur ou du jugement assez graves pour nuire à la vie quotidienne. La maladie d’Alzheimer est une maladie précise qui les cause, et la Société Alzheimer du Canada indique qu’elle représente de 60 à 80 % des cas de troubles neurocognitifs. Les troubles neurocognitifs vasculaires et à corps de Lewy en sont d’autres. Des pages distinctes portent sur les troubles neurocognitifs et la perte de mémoire.
Elle ne fait pas partie du vieillissement normal, et elle n’est généralement pas d’origine familiale : selon la Société, seulement de 2 à 5 % environ des cas sont familiaux. Elle ne suit pas non plus d’échéancier. La Société qualifie la maladie d’évolutive et la décrit par stades, tout en précisant clairement que les symptômes sont difficiles à prévoir.
Signes et symptômes
- Des changements de mémoire qui nuisent à la vie quotidienne, comme ne pas retenir de nouvelles informations
- Des difficultés avec des tâches autrefois routinières, comme cuisiner ou gérer l’argent
- De la difficulté à trouver des mots courants, ou l’emploi d’un mauvais mot qui fait perdre le sens
- Perdre la notion de la date, ou se perdre dans un endroit que vous connaissez bien
- Des changements d’humeur, de personnalité ou de jugement, et un éloignement des autres
L’ordre et le rythme varient d’une personne à l’autre, et ce sont souvent vos proches qui s’en aperçoivent en premier.

Ce qui augmente le risque
Certains facteurs ne peuvent pas être changés :
- L’âge. Le risque double environ tous les cinq ans après 65 ans, et environ 1 Canadien ou Canadienne sur 4 de plus de 85 ans vit avec un trouble neurocognitif
- Être une femme. On estime que 61,8 % des personnes qui vivaient avec un trouble neurocognitif au Canada en 2020 étaient des femmes
- Les antécédents familiaux et la génétique, bien que seulement trois gènes causent directement la maladie
D’autres facteurs peuvent souvent être améliorés, généralement avec le soutien d’une équipe de soins de santé :
- La pression artérielle, le diabète de type 2, le cholestérol, l’excès de poids et le tabagisme
- La perte d’audition et la perte de vision non traitées, l’inactivité physique, la forte consommation d’alcool, l’isolement social et la dépression
- Les blessures à la tête, y compris celles causées par des chutes, et la pollution de l’air. Selon la Société, environ 40 % des cas de troubles neurocognitifs pourraient être liés à douze facteurs de risque modifiables clés
Comment la maladie d’Alzheimer est diagnostiquée au Canada
L’évaluation commence généralement avec un médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien, qui recueille votre histoire de santé auprès de vous et, avec votre permission, auprès d’une personne proche de vous. Des tests courts de la mémoire et de la pensée, comme l’évaluation cognitive de Montréal (MoCA) ou le mini-examen de l’état mental (MMSE), sont souvent utilisés, en plus d’analyses sanguines, d’une imagerie du cerveau et d’une révision des médicaments, afin de rechercher des causes traitables comme des problèmes de thyroïde, une carence en vitamines, une infection ou une dépression. Beaucoup de personnes sont ensuite orientées vers un ou une gériatre, un ou une neurologue ou une clinique de la mémoire, parce que distinguer les causes des troubles neurocognitifs change la suite des choses. Lorsque des médicaments ciblant l’amyloïde sont envisagés, l’évaluation comprend aussi une tomographie par émission de positons (TEP) de l’amyloïde ou une analyse du liquide céphalorachidien, ainsi qu’un test de l’apolipoprotéine E (ApoE), et l’accès varie d’une région à l’autre du pays.
Traitement et prise en charge au quotidien
Aucun traitement n’arrête ni n’inverse la maladie d’Alzheimer. Au Canada, les soins visent les symptômes, la maladie elle-même aux premiers stades chez certaines personnes, et le bon déroulement de la vie quotidienne. Une équipe de soins de santé peut discuter des éléments suivants :
- Les inhibiteurs de la cholinestérase, dont la Société Alzheimer cite le donépézil, la galantamine et la rivastigmine, ainsi que la mémantine, autorisée pour les stades intermédiaires à avancés de la maladie
- Les médicaments ciblant l’amyloïde, uniquement pour la maladie à un stade précoce. Santé Canada a autorisé le lécanémab le 25 octobre 2025 et le donanémab le 1er mai 2026; tous deux exigent une présence d’amyloïde confirmée, des perfusions et une surveillance par imagerie. La Société indique qu’ils ralentissent l’évolution plutôt que de l’inverser, et une autorisation ne signifie pas un financement : la couverture est décidée séparément, selon la province et le régime d’assurance médicaments
- La révision des autres problèmes de santé qui touchent la pensée : pression artérielle, diabète, audition, vision, sommeil, médicaments
- La stimulation cognitive, l’activité physique, les contacts sociaux et des routines qui facilitent les tâches quotidiennes
- Le soutien à la personne proche aidante : ergothérapie, évaluation de la sécurité à domicile et de la conduite automobile, soins à domicile, répit et le programme Premier lien de la Société
Le choix de ce qui convient vous revient, à vous, à vos proches et à votre propre professionnel ou professionnelle de la santé.
Quand consulter un médecin
- Composez le 911 en cas de confusion ou de perte de mémoire soudaine, surtout si elle s’accompagne de faiblesse ou d’engourdissement d’un côté du corps, d’un visage affaissé, de difficulté à parler ou d’un changement de la vision. Il peut s’agir de signes d’un accident vasculaire cérébral, et le temps compte.
- Obtenez des soins urgents en cas de confusion qui apparaît en quelques heures ou quelques jours, surtout avec de la fièvre, une chute, un nouveau médicament ou un changement soudain de comportement.
- Prenez rendez-vous si les changements de mémoire ou de pensée s’aggravent au fil des mois, ou s’ils nuisent à la conduite automobile, aux finances, à la prise de médicaments ou à la sécurité à la maison. Les personnes proches aidantes peuvent aussi faire part de leurs inquiétudes.
Pourquoi la recherche clinique est importante pour la maladie d’Alzheimer
Rien de ce qui est offert n’arrête la maladie. Les médicaments qui visent la maladie elle-même ne s’appliquent qu’à la maladie d’Alzheimer à un stade précoce, qu’à certaines des personnes qui en sont atteintes, et qu’avec des tests et une surveillance qui ne sont pas accessibles de façon égale ici. Le diagnostic arrive souvent tard, et il reste difficile de distinguer la maladie d’Alzheimer des autres causes de troubles neurocognitifs. La recherche porte sur des marqueurs sanguins et d’imagerie pour la détecter plus tôt, sur d’autres traitements qui modifient l’évolution de la maladie, sur l’agitation et les troubles du sommeil, ainsi que sur la réduction du risque grâce à l’exercice, au contrôle de la pression artérielle et aux soins de l’audition.
Les études permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, le consentement éclairé passe en premier, et vous pouvez arrêter à tout moment sans que vos soins habituels en soient touchés. La plupart des études sur la mémoire vous demandent de venir avec une personne qui vous voit souvent, et cette personne donne son consentement séparément. Personne ne peut dire si une étude vous aidera personnellement.
En savoir plus auprès de sources canadiennes
- Société Alzheimer du Canada : la maladie d’Alzheimer
- Société Alzheimer : médicaments approuvés au Canada
- Société Alzheimer : facteurs de risque et santé du cerveau
- Agence de la santé publique du Canada : stratégie sur la démence
D'où viennent ces renseignements (9 sources)
- Société Alzheimer du Canada, Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer, 2026
- Société Alzheimer du Canada, Les chiffres sur les troubles neurocognitifs au Canada (L'Étude marquante), 2025
- Société Alzheimer du Canada, Facteurs de risque des troubles neurocognitifs, 2026
- Société Alzheimer du Canada, Médicaments approuvés pour les troubles neurocognitifs au Canada, 2026
- Société Alzheimer du Canada, Santé Canada approuve le lécanémab, 2025
- Société Alzheimer du Canada, Santé Canada approuve le donanémab, 2026
- Institut canadien d'information sur la santé, Répercussions des troubles neurocognitifs sur la population canadienne, 2025
- Agence de la santé publique du Canada, Une stratégie sur la démence pour le Canada, rapport annuel 2025, 2025
- Organisation mondiale de la Santé, Aide-mémoire sur la démence, 2021
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
Questions fréquentes
La maladie d'Alzheimer est-elle la même chose que les troubles neurocognitifs (démence)?
Non. Le terme « troubles neurocognitifs » (démence) désigne l'ensemble des symptômes causés par des maladies qui touchent le cerveau, et la maladie d'Alzheimer est la cause la plus fréquente de ces symptômes. La Société Alzheimer du Canada indique qu'elle représente de 60 à 80 % de tous les cas de troubles neurocognitifs, et l'Organisation mondiale de la Santé situe ce chiffre entre 60 et 70 % à l'échelle mondiale. Les autres causes comprennent les troubles neurocognitifs vasculaires, à corps de Lewy, frontotemporaux et mixtes. La distinction est importante, car ces causes diffèrent dans leur façon habituelle de commencer, dans ce qui tend à être touché en premier et dans les traitements qui s'appliquent. Ce site Web comprend une page distincte sur les troubles neurocognitifs en tant que syndrome.
Les nouveaux médicaments contre la maladie d'Alzheimer sont-ils offerts au Canada?
Santé Canada a autorisé le lécanémab le 25 octobre 2025 et le donanémab le 1er mai 2026. Les deux sont autorisés uniquement pour le trouble cognitif léger ou la démence légère due à la maladie d'Alzheimer, avec une présence d'amyloïde confirmée par une tomographie par émission de positons (TEP) ou une analyse du liquide céphalorachidien, et les deux nécessitent un test génétique de l'apolipoprotéine E (ApoE), des perfusions et une surveillance continue par imagerie. Être autorisé n'est pas la même chose qu'être remboursé. Le financement est décidé séparément : l'Agence des médicaments du Canada a publié en juillet 2026 une ébauche de recommandation sur le remboursement par les régimes publics, l'autorité sanitaire du Québec a recommandé en décembre 2025 de ne pas les inscrire, et la couverture dépend de votre lieu de résidence et de votre régime d'assurance médicaments. La Société Alzheimer précise aussi que ces médicaments ralentissent l'évolution plutôt que d'inverser la maladie.
Si l'un de mes parents a eu la maladie d'Alzheimer, vais-je l'avoir aussi?
Pas nécessairement. La Société Alzheimer du Canada indique que la plupart des cas sont sporadiques et que seulement de 2 à 5 % environ sont familiaux. Plus de 70 gènes ont été associés à un risque accru, mais seulement trois causent directement la maladie, et une personne porteuse de l'un d'eux a 50 % de probabilité de le transmettre. Les antécédents familiaux augmentent le risque, sans pour autant déterminer l'issue. Ce que vos propres antécédents signifient pour vous, et si un test génétique vous apprendrait quelque chose d'utile, sont des questions à aborder avec votre propre professionnel ou professionnelle de la santé.
- Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
- Vérifiez si une étude vous correspond. Trouvez votre étude
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