Problème de santé

Vaccin contre le virus du papillome humain (VPH)

Des renseignements en langage clair sur le virus du papillome humain (VPH) au Canada, les cancers qui y sont liés et la recherche en cours.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture5 min
Au Canada75 % des personnes sexuellement actives au Canada
Études en recrutementAucune pour le moment

Le virus du papillome humain (VPH) est un groupe de virus très courants qui se transmettent par contact sexuel peau à peau. La plupart des infections ne causent aucun symptôme et disparaissent en environ deux ans. Quelques-unes persistent, et celles-ci peuvent mener à un cancer des années plus tard.

En chiffres au Canada
75 %des personnes sexuellement actives au Canada auraient, selon les estimations, une infection au virus du papillome humain (VPH) à un moment de leur vie si elles ne sont pas immunisées, ce qui fait du VPH l'infection transmissible sexuellement la plus courante au Canada.
Source : Guide canadien d'immunisation, chapitre sur les vaccins contre le virus du papillome humain, 2024
  • L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) attribue au virus du papillome humain (VPH) près de 100 % des cancers du col de l'utérus, environ 90 % des cancers de l'anus, de 60 % à 73 % des cancers de la gorge (oropharyngés), de 40 % à 50 % des cancers du pénis et 40 % des cancers du vagin et de la vulve. Les types 16 et 18 sont responsables d'environ 70 % des cancers du col de l'utérus dans le monde, tandis que les types à faible risque 6 et 11 causent plus de 90 % des verrues anogénitales. Source : Agence de la santé publique du Canada, 2026
  • La Société canadienne du cancer estime que 1 700 femmes au Canada recevront un diagnostic de cancer du col de l'utérus en 2026 et que 450 en mourront. L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a fait état d'une estimation de 1 550 nouveaux cas et de 400 décès pour 2023, soit une incidence d'environ 8 cas pour 100 000 femmes. Source : Société canadienne du cancer, 2026
  • Les programmes scolaires d'immunisation contre le virus du papillome humain (VPH) sont offerts de la 4e à la 7e année dans les provinces et territoires. Ils ont commencé en 2007 pour les filles et avaient été étendus aux garçons d'ici 2017. En 2021, la couverture chez les jeunes de 14 ans était d'environ 84 % pour au moins une dose, par rapport à une cible nationale de 90 % d'ici l'âge de 17 ans, et elle varie grandement selon la province, le territoire et la région. Source : Partenariat canadien contre le cancer, 2024
Dans le monde660 000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus et environ 350 000 décès ont été enregistrés dans le monde en 2022, selon l'Organisation mondiale de la Santé, qui attribue aussi au virus du papillome humain (VPH) 620 000 nouveaux cas de cancer chez les femmes et 70 000 chez les hommes en 2019. Ce sont des données internationales, et non canadiennes.Source : Organisation mondiale de la Santé, fiche d'information sur le virus du papillome humain et le cancer, 2024

Ce qu’est le VPH, et ce qu’il n’est pas

Le VPH n’est pas rare, et ce n’est un reproche envers personne. Le Guide canadien d’immunisation estime que 75 % des personnes sexuellement actives au Canada auraient une infection au VPH à un moment donné si elles n’étaient pas immunisées, ce qui en fait l’infection transmissible sexuellement la plus courante au Canada.

Il n’évolue pas non plus rapidement. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) souligne que lorsqu’un type à haut risque persiste, l’évolution vers un cancer invasif prend habituellement de 15 à 20 ans ou plus. C’est ce délai qui permet au dépistage du col de l’utérus de détecter des changements bien avant l’apparition d’un cancer.

Signes et symptômes

  • Habituellement aucun, ce qui explique pourquoi la plupart des personnes ne savent jamais qu’elles l’ont
  • Des verrues anogénitales, que l’ASPC décrit comme étant de couleur chair, brunes ou roses
  • Un résultat anormal au dépistage du col de l’utérus, souvent le premier signe qu’un type à haut risque a persisté
  • Un mal de gorge persistant, un enrouement, une difficulté à avaler ou une bosse au cou
  • Des saignements, une douleur, des démangeaisons ou une bosse à l’anus

Comme le VPH passe habituellement inaperçu, le dépistage est plus important que d’attendre des symptômes.

Une jeune personne adulte dans une salle de clinique lumineuse, une manche relevée, une main posée sur le haut du bras.
Au Canada, l'immunisation contre le virus du papillome humain (VPH) est offerte principalement par des programmes scolaires de la 4e à la 7e année. Photo à titre d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :

  • Le VPH est très courant, alors les contacts sexuels ordinaires constituent la principale exposition
  • Le fait d’avoir un col de l’utérus, là où surviennent la plupart des cancers liés au VPH chez les femmes
  • Un système immunitaire affaibli, y compris par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), que l’Organisation mondiale de la Santé associe aux infections qui persistent

Sur d’autres, on peut souvent agir, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Le statut d’immunisation, qui dépend du programme offert là où vous vivez
  • La participation au dépistage du col de l’utérus lorsque vous y êtes admissible, puisque c’est ainsi qu’on détecte une infection persistante et des changements précancéreux
  • Le nombre de partenaires sexuels que vous et vos partenaires avez eus

Comment le VPH est diagnostiqué au Canada

Le VPH lui-même ne fait pas l’objet d’un test de routine en dehors du dépistage du col de l’utérus. Selon votre province ou territoire, le dépistage repose sur un test de détection des types de VPH à haut risque ou sur un test de Papanicolaou (test Pap) qui recherche des changements dans les cellules. Un résultat anormal mène à un nouveau test ou à une colposcopie, un examen attentif du col de l’utérus pendant lequel un échantillon de tissu peut être prélevé. Les verrues sont diagnostiquées d’après leur apparence. Il n’existe au Canada aucun dépistage de routine des cancers liés au VPH de la gorge, de l’anus, du pénis, du vagin ou de la vulve.

Traitement et prise en charge au quotidien

Aucun traitement ne s’attaque au virus lui-même; les soins visent donc ce que le VPH cause. Une équipe soignante pourrait aborder :

  • Verrues anogénitales : traitements topiques, congélation ou retrait, en sachant qu’elles peuvent réapparaître
  • Changements précancéreux du col de l’utérus : dépistage répété pour les changements de bas grade, ou retrait du tissu touché pour les changements de haut grade
  • Cancer : traitement offert par les programmes provinciaux de lutte contre le cancer
  • Immunisation. Deux vaccins contre le VPH sont autorisés au Canada : le vaccin nonavalent Gardasil 9 et le vaccin bivalent Cervarix. Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande le vaccin nonavalent parce qu’il couvre le plus grand nombre de types de VPH et, en juillet 2024, il a décrit une dose de 9 à 20 ans, deux doses de 21 à 26 ans, deux doses avec une prise de décision partagée à partir de 27 ans, et trois doses pour les personnes immunodéprimées. Ce qui est financé publiquement est établi par chaque province et territoire

Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre. Ces décisions vous appartiennent, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne.

Quand parler à un médecin

  • Consultez rapidement un professionnel ou une professionnelle de la santé en cas de saignements entre les règles, après une relation sexuelle ou après la ménopause, ou en cas de nouvelles pertes ou de douleur pelvienne.
  • Consultez un professionnel ou une professionnelle de la santé pour un mal de gorge, un enrouement, une difficulté à avaler ou une bosse au cou qui dure plus de trois semaines.
  • Prenez rendez-vous pour votre dépistage du col de l’utérus lorsque c’est le moment, et faites le suivi de tout résultat anormal.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour le VPH

Au Canada, la recherche sur le VPH porte maintenant surtout sur la prestation des services et sur les cancers que le dépistage ne couvre pas. La durée de la protection offerte par une seule dose fait encore l’objet d’un suivi. La couverture est l’autre problème : le Partenariat canadien contre le cancer rapporte une couverture d’environ 84 % pour au moins une dose chez les jeunes de 14 ans en 2021, par rapport à une cible de 90 %, avec de grandes variations d’une province à l’autre. La Société canadienne du cancer a indiqué en novembre 2025 que les progrès vers l’élimination du cancer du col de l’utérus au Canada sont au point mort. Les axes de recherche comprennent l’autoprélèvement pour le dépistage, les vaccins thérapeutiques et la faisabilité d’un dépistage des cancers de la gorge et de l’anus.

La participation est volontaire. Vous donnez d’abord votre consentement éclairé, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (6 sources)
  1. Guide canadien d'immunisation, chapitre sur les vaccins contre le virus du papillome humain, 2024
  2. Agence de la santé publique du Canada, virus du papillome humain (VPH) : pour les professionnels de la santé, 2026
  3. Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI), résumé de la déclaration du 24 juillet 2024 : recommandations mises à jour sur les vaccins contre le virus du papillome humain, 2024
  4. Société canadienne du cancer, statistiques sur le cancer du col de l'utérus, 2026
  5. Partenariat canadien contre le cancer, administration du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), 2024
  6. Organisation mondiale de la Santé, fiche d'information sur le virus du papillome humain et le cancer, 2024

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Que recommande le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) au sujet de la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH)?

Dans sa déclaration de juillet 2024, le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) a continué de recommander fortement la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) pour toutes les personnes de 9 à 26 ans, et a recommandé l'utilisation du vaccin nonavalent parce qu'il couvre le plus grand nombre de types de VPH. Il a décrit une dose pour les personnes de 9 à 20 ans, avec un calendrier à deux doses comme option individuelle, deux doses pour les personnes de 21 à 26 ans, et deux doses, dans le cadre d'une prise de décision partagée avec un professionnel ou une professionnelle de la santé, pour les personnes de 27 ans et plus. Un calendrier à trois doses demeure recommandé pour les personnes immunodéprimées ou vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Le CCNI formule des avis, mais chaque province et territoire décide ce que son programme finance et pour qui, et ces règles changent.

La vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) est-elle gratuite au Canada?

Des programmes scolaires financés par l'État existent dans chaque province et territoire; selon le Partenariat canadien contre le cancer, ils sont offerts de la 4e à la 7e année et s'adressent à tous les genres. Au-delà du programme scolaire, la situation varie : certaines provinces offrent des programmes de rattrapage, et le Manitoba, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador appliquent des politiques selon lesquelles une personne admissible une fois le demeure toujours. La Société canadienne du cancer souligne que la vaccination est recommandée pour les personnes de 9 à 45 ans, mais une recommandation et un financement public ne sont pas la même chose. Consultez la page sur l'immunisation de votre province ou territoire, ou demandez à un pharmacien ou une pharmacienne.

Si j'ai eu le virus du papillome humain (VPH), est-ce que cela veut dire que j'aurai un cancer?

Presque certainement pas. L'Agence de la santé publique du Canada souligne que la plupart des infections au virus du papillome humain (VPH) disparaissent d'elles-mêmes en environ deux ans, sans traitement. Lorsqu'un type à haut risque persiste, l'évolution vers un cancer invasif prend généralement de 15 à 20 ans ou plus, ce qui permet au dépistage du col de l'utérus de détecter efficacement des changements bien avant l'apparition d'un cancer. Le VPH est si courant que le Guide canadien d'immunisation estime que les trois quarts des personnes sexuellement actives au Canada l'auraient à un moment donné sans immunisation, alors que le cancer du col de l'utérus toucherait, selon les estimations, 1 700 personnes au Canada en 2026.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Vérifiez si une étude vous correspond. Trouvez votre étude
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