Problème de santé

Asthme

Des renseignements en langage clair sur l'asthme au Canada, et les études qui recrutent maintenant pour cette maladie.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture6 min
Au CanadaPlus de 4,6 millions de personnes
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

L’asthme est une maladie de longue durée des voies respiratoires, les conduits qui transportent l’air vers vos poumons et hors de ceux-ci. Dans l’asthme, ces conduits peuvent enfler, se resserrer et se remplir de mucus, si bien que faire circuler l’air demande plus d’effort. Les symptômes vont et viennent, et ils s’aggravent souvent après un contact avec un déclencheur comme un virus du rhume, l’air froid, l’exercice, la fumée ou un allergène.

En chiffres au Canada
4,6 millionsde personnes au Canada vivent avec l'asthme. Asthma Canada indique que le total est supérieur à ce chiffre.
Source : Asthma Canada, Enquête nationale sur l'asthme, 2024
Dans le monde363 millions de personnes dans le monde étaient touchées par l'asthme, et l'asthme a été associé à 442 000 décès.Source : Organisation mondiale de la Santé, 2023

Ce qu’est l’asthme, et ce qu’il n’est pas

On décrit souvent l’asthme comme une maladie de l’enfance qui disparaît en grandissant. Il commence souvent dans l’enfance, mais il peut apparaître à tout âge, y compris après 50 ans. L’asthme qui apparaît à l’âge adulte est parfois lié à des expositions au travail, à une infection pulmonaire ou à des allergies qui se développent plus tard dans la vie, et on le détecte avec les mêmes tests respiratoires que chez les personnes plus jeunes.

L’asthme n’est pas non plus la même chose que la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), même si les deux rétrécissent les voies respiratoires et causent de l’essoufflement. L’asthme a tendance à varier d’un jour à l’autre et s’améliore souvent beaucoup après l’inhalation d’un bronchodilatateur, alors que la limitation du débit d’air dans la MPOC ne disparaît pas complètement. Certaines personnes présentent des caractéristiques des deux. Comme l’asthme varie, un seul test respiratoire normal ne suffit pas toujours à trancher la question; c’est pourquoi un clinicien ou une clinicienne peut refaire les tests ou ajouter un test de provocation.

Signes et symptômes

  • Respiration sifflante, un sifflement quand vous expirez
  • Toux, souvent pire la nuit ou tôt le matin
  • Essoufflement, ou impression de ne pas pouvoir respirer à fond
  • Serrement ou pression dans la poitrine
  • Réveils la nuit à cause de la toux ou de difficultés respiratoires
  • Essoufflement plus marqué que d’habitude pendant les activités quotidiennes
  • Besoin d’utiliser un inhalateur de secours plus souvent que d’habitude

Les symptômes diffèrent d’une personne à l’autre et changent avec le temps. Bien des gens passent de longues périodes avec très peu de difficultés, puis vivent une crise déclenchée par un virus, l’air froid, l’exercice, la fumée ou un allergène.

Une femme debout près d'une porte de balcon ouverte et de plantes d'intérieur, qui regarde dehors par une journée ensoleillée.
Les allergènes intérieurs, la fumée de tabac, la pollution de l'air et la fumée des feux de forêt font partie des déclencheurs de l'asthme qu'une équipe soignante peut passer en revue avec vous. Photo à titre d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs ne peuvent pas être changés :

  • Des antécédents familiaux d’asthme, d’eczéma ou de rhume des foins
  • Une naissance prématurée ou un faible poids à la naissance
  • Le sexe et l’âge : l’asthme est plus fréquent chez les garçons pendant l’enfance et chez les femmes à l’âge adulte

D’autres facteurs peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • La fumée de tabac, y compris la fumée secondaire et l’aérosol de vapotage
  • Les allergènes intérieurs comme les acariens, les moisissures, les coquerelles et les squames d’animaux
  • La pollution de l’air extérieur, les gaz d’échappement de la circulation et la fumée des feux de forêt
  • Les expositions au travail comme la poussière de farine, les isocyanates, la poussière de bois et les produits chimiques de nettoyage
  • L’excès de poids, qui est associé à un asthme plus difficile à maîtriser

Comment l’asthme est diagnostiqué au Canada

L’asthme est habituellement confirmé par la spirométrie, un test respiratoire qui mesure la quantité d’air que vous pouvez expirer et à quelle vitesse, avant et après la prise d’un médicament bronchodilatateur inhalé. Si la spirométrie est normale, mais que l’asthme est toujours soupçonné, un test de provocation à la méthacholine ou un test de provocation à l’effort peut servir à vérifier si les voies respiratoires se rétrécissent. Un clinicien ou une clinicienne peut aussi examiner des mesures du débit expiratoire de pointe notées au fil du temps, prévoir des tests d’allergie par piqûre cutanée ou par dosage sanguin des immunoglobulines E (IgE) et, dans certains centres, utiliser un test respiratoire de la fraction expirée de monoxyde d’azote (FeNO), qui mesure l’inflammation des voies respiratoires.

Traitement et prise en charge au quotidien

Au Canada, les soins de l’asthme visent à calmer l’inflammation des voies respiratoires, à éviter que les symptômes limitent vos journées et à réduire le risque de crise. Selon la fréquence de vos symptômes et ce qui les déclenche, une équipe soignante peut aborder :

  • Des médicaments inhalés pris avec une pompe, une chambre d’espacement ou un nébuliseur, y compris des médicaments de secours à courte durée d’action et des inhalateurs de fond à plus longue durée d’action qui contiennent des corticostéroïdes
  • Des médicaments oraux, y compris des comprimés de corticostéroïdes pendant une crise et des antagonistes des récepteurs des leucotriènes
  • Des traitements biologiques injectables, gérés par l’intermédiaire de cliniques spécialisées en asthme grave, pour un petit groupe de personnes dont les symptômes persistent sous traitement inhalé
  • De l’éducation sur l’asthme et un plan d’action écrit contre l’asthme, offerts par des éducateurs et éducatrices certifiés en santé respiratoire, des pharmaciens et pharmaciennes et des cliniques de médecine familiale
  • L’évaluation des déclencheurs, des tests d’allergie et l’immunothérapie allergénique, par l’intermédiaire d’allergologues et de pneumologues

La technique d’utilisation de l’inhalateur, le moment de la prise et le choix de l’inhalateur ont tous leur importance, et ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre. Ces décisions vous appartiennent, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne, et cette page ne constitue une recommandation sur aucune d’entre elles.

Quand consulter un médecin

  • Composez le 911 si vous avez beaucoup de difficulté à respirer, si vous ne pouvez pas dire des phrases complètes, si vos lèvres ou vos ongles semblent bleus ou gris, ou si votre inhalateur de secours ne vous soulage pas.
  • Obtenez des soins médicaux urgents le jour même si vous avez besoin de votre inhalateur de secours plus souvent que toutes les quatre heures, ou si les symptômes continuent de vous réveiller la nuit.
  • Prenez rendez-vous pour faire le point avec votre médecin de famille, votre infirmière praticienne ou infirmier praticien, ou votre pharmacien ou pharmacienne si vous utilisez un inhalateur de secours plus de deux fois par semaine, ou si l’asthme limite vos activités habituelles.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour l’asthme

Une grande partie des personnes qui vivent avec l’asthme au Canada ont encore des symptômes malgré leur traitement. Asthma Canada a indiqué que seulement 45 % des personnes ayant répondu à son enquête nationale de 2024 estimaient que leur asthme était bien maîtrisé. Les chercheurs et les chercheuses ne comprennent toujours pas entièrement pourquoi certaines personnes répondent aux inhalateurs standard alors que d’autres non, ni comment repérer tôt les différents sous-types biologiques d’asthme. Les études en cours au Canada portent notamment sur des traitements biologiques nouveaux et existants pour l’asthme grave ou éosinophilique, des stratégies reposant sur un seul inhalateur anti-inflammatoire de secours, des outils numériques et des inhalateurs connectés qui suivent la façon dont les médicaments sont réellement utilisés, ainsi que sur la qualité de l’air et l’exposition à la fumée des feux de forêt.

Les études cliniques permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter à tout moment sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne veut pas dire renoncer à votre traitement actuel, et personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (4 sources)
  1. Asthma Canada, Portrait de l'asthme au Canada (Enquête nationale sur l'asthme), 2024
  2. Agence de la santé publique du Canada, L'asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) au Canada, 2018
  3. Agence de la santé publique du Canada, Prévalence des maladies chroniques chez les enfants, 2023
  4. Organisation mondiale de la Santé, Asthme : principaux repères, 2026

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

L'asthme peut-il apparaître plus tard dans la vie?

Oui. Même si l'asthme est souvent diagnostiqué pendant l'enfance, il peut aussi apparaître à l'âge adulte, y compris après 50 ans. L'asthme qui apparaît à l'âge adulte est parfois lié à des expositions au travail, à des infections respiratoires ou à des allergies qui se développent plus tard, et il est diagnostiqué avec les mêmes tests respiratoires que chez les personnes plus jeunes.

En quoi l'asthme est-il différent de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC)?

Les deux maladies rétrécissent les voies respiratoires et causent de l'essoufflement, mais l'asthme a tendance à varier d'un jour à l'autre et s'améliore souvent beaucoup après l'inhalation d'un bronchodilatateur. La MPOC est habituellement liée à une exposition prolongée, comme le tabagisme, et entraîne une limitation du débit d'air qui ne disparaît pas complètement. Certaines personnes présentent des caractéristiques des deux, et la spirométrie aide un clinicien ou une clinicienne à les distinguer.

Pourquoi une personne asthmatique pourrait-elle être invitée à participer à un essai clinique?

Les essais portent sur des questions auxquelles les soins actuels n'ont pas répondu, par exemple comment aider les personnes dont les symptômes persistent malgré un traitement inhalé. La participation comprend habituellement des tests respiratoires supplémentaires et des visites de suivi, et elle est volontaire à chaque étape. Une équipe de recherche explique l'étude en détail au moment du consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer à tout moment.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Asthme
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
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