Problème de santé

Hypertension artérielle (pression élevée)

Des renseignements en langage clair sur l'hypertension artérielle au Canada, et les études qui recrutent actuellement.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture6 min
Au CanadaEnviron 25 % des adultes, 1 sur 4
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

La pression artérielle est la force que le sang exerce contre la paroi de vos artères. L’hypertension artérielle, ou pression élevée, signifie que cette force reste plus haute qu’elle ne le devrait au fil du temps. Le cœur doit alors travailler plus fort, et les vaisseaux sanguins du cœur, du cerveau, des reins et des yeux s’abîment lentement. La plupart des gens ne ressentent rien du tout. C’est pourquoi on mesure la pression lors des visites de routine, et pas seulement quand quelque chose ne va pas.

En chiffres au Canada
25 %des adultes de 20 ans et plus au Canada vivent avec un diagnostic d'hypertension artérielle, soit environ 1 sur 4.
Source : Agence de la santé publique du Canada, Système canadien de surveillance des maladies chroniques, 2024
Dans le monde1,4 milliard d'adultes de 30 à 79 ans vivaient avec l'hypertension dans le monde en 2024, soit environ 33 % de ce groupe d'âge, et environ 600 millions d'entre eux ne savaient pas qu'ils en étaient atteints.Source : Organisation mondiale de la Santé, 2024

Ce qu’est l’hypertension artérielle, et ce qu’elle n’est pas

L’hypertension artérielle n’est pas un état de tension nerveuse ou de stress, et on ne peut pas en juger d’après la façon dont on se sent. C’est une mesure, prise au fil du temps, de la force avec laquelle le sang pousse dans vos artères. Comme elle ne cause habituellement aucun symptôme, on la qualifie souvent de maladie silencieuse. Les dommages qu’elle cause s’accumulent discrètement pendant des années, sans se manifester.

Elle ne se diagnostique pas non plus à partir d’une seule mesure. Une seule valeur élevée dans une clinique sans rendez-vous, lors d’une journée stressante, n’est pas de l’hypertension. Au Canada, la pratique consiste à examiner plusieurs mesures prises correctement, puis habituellement à les confirmer à l’extérieur de la clinique. On croit souvent que les saignements de nez et les maux de tête sont des signes d’hypertension, mais ce ne sont pas des indicateurs fiables, et ce n’est pas en attendant un symptôme qu’on découvre la maladie.

Signes et symptômes

  • Habituellement aucun symptôme, même lorsque les valeurs sont assez élevées
  • Maux de tête chez certaines personnes, surtout lorsque les valeurs sont très élevées
  • Étourdissements ou sensation de tête légère
  • Vision trouble ou modifiée
  • Essoufflement
  • Saignements de nez, qui sont rares et ne sont pas un signe fiable
  • Inconfort à la poitrine, ou sensation de battements forts dans la poitrine, le cou ou les oreilles

Comme les symptômes ne sont pas fiables, deux personnes qui ont les mêmes valeurs peuvent se sentir de façon complètement différente. Se sentir bien ne prouve pas que vos valeurs sont là où votre équipe soignante les souhaite.

Une personne adulte assise à la maison, un tensiomètre sur la table.
Les recommandations canadiennes demandent des mesures prises à l'extérieur de la clinique, avec un appareil validé à la maison ou un appareil de surveillance de 24 heures, avant de confirmer le diagnostic. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :

  • Le vieillissement
  • Des antécédents familiaux d’hypertension artérielle
  • L’origine, puisque les communautés noires et sud-asiatiques au Canada reçoivent ce diagnostic plus souvent
  • Vivre avec une maladie rénale chronique ou le diabète

On peut souvent agir sur d’autres facteurs, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Une alimentation riche en sel et pauvre en légumes et en fruits
  • Peu d’activité physique, et vivre avec l’obésité
  • Une consommation d’alcool régulière ou importante
  • Le tabagisme, le stress persistant et un mauvais sommeil, y compris une apnée du sommeil non traitée

Comment l’hypertension artérielle est diagnostiquée au Canada

Le diagnostic repose sur des mesures répétées plutôt que sur une seule. La ligne directrice 2025 d’Hypertension Canada demande que les mesures au bureau du médecin soient prises avec un appareil automatisé validé, après une période de repos, en faisant la moyenne de plusieurs mesures. Le diagnostic doit ensuite être confirmé à l’extérieur de la clinique, soit par une surveillance ambulatoire de la pression artérielle avec un appareil porté pendant une journée, soit par des mesures prises à la maison deux fois par jour pendant environ une semaine. On ajoute habituellement des analyses de sang et d’urine, et souvent un électrocardiogramme, pour chercher des causes et vérifier l’effet sur vos reins et votre cœur.

Traitement et prise en charge au quotidien

Les soins combinent des médicaments et les aspects de la vie quotidienne qui influencent la pression artérielle. Ils sont habituellement ajustés sur plusieurs mois plutôt que réglés en une seule visite. Selon vos valeurs et vos autres problèmes de santé, une équipe soignante peut aborder :

  • Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine
  • Les diurétiques thiazidiques et apparentés aux thiazidiques
  • Les inhibiteurs calciques de type dihydropyridine à action prolongée
  • Les associations de deux de ces classes ou plus en un seul comprimé, et les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes, comme la spironolactone, lorsque la pression reste élevée malgré plusieurs médicaments
  • Les soins sans médicament, y compris des conseils sur le sodium dans l’alimentation, des programmes d’activité physique, du soutien pour réduire l’alcool, une évaluation de l’apnée du sommeil et la surveillance de la pression artérielle à la maison

La combinaison qui vous convient dépend de vos valeurs, de vos autres problèmes de santé et de votre tolérance à chaque médicament. Ces décisions vous appartiennent, à vous et à votre propre professionnel de la santé, et rien ici ne constitue une recommandation à leur sujet.

Quand consulter un médecin

  • Composez le 911 en cas de douleur à la poitrine, de mal de tête soudain et grave, de faiblesse ou d’engourdissement soudain d’un côté du corps, de difficulté à parler ou de perte de vision soudaine. Ces symptômes peuvent être des signes de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.
  • Obtenez des soins urgents si une valeur très élevée s’accompagne de symptômes comme un mal de tête grave, de la confusion, une douleur à la poitrine, de l’essoufflement ou des vomissements.
  • Prenez rendez-vous avec votre médecin de famille, votre infirmière praticienne ou votre infirmier praticien si vos mesures à la maison restent au-dessus du niveau fixé avec votre équipe soignante, ou si vous avez des effets secondaires de vos médicaments. N’arrêtez pas un médicament contre l’hypertension de vous-même.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour l’hypertension artérielle

Au Canada, la pression artérielle reste au-dessus de la cible chez une grande partie des personnes, même lorsqu’elles suivent un traitement. Jusqu’à quel point il faut abaisser la pression, et comment aider les gens à poursuivre leur traitement pendant des années, font encore l’objet de débats. Les études qui recrutent actuellement portent notamment sur des inhibiteurs de l’aldostérone synthase, des antagonistes doubles des récepteurs de l’endothéline et des agents à action prolongée administrés par injection tous les quelques mois, comme des thérapies à base de petits acides ribonucléiques (ARN) interférents ou d’anticorps ciblant l’angiotensinogène. Des approches faisant appel à un instrument médical, comme la dénervation rénale, sont aussi à l’étude, de même que des modèles de soins dirigés par des pharmaciens et pharmaciennes ou offerts en équipe, et des programmes de surveillance à distance à la maison.

Toutes ces approches sont évaluées dans des études cliniques avant d’être utilisées dans la pratique courante. La participation est volontaire, le consentement éclairé vient en premier, et vous pouvez vous retirer à tout moment sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne signifie pas arrêter votre traitement actuel, et personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (5 sources)
  1. Agence de la santé publique du Canada, Faits et chiffres sur l'hypertension artérielle (Système canadien de surveillance des maladies chroniques, 2023 à 2024), 2024
  2. Ligne directrice d'Hypertension Canada sur le diagnostic et le traitement de l'hypertension chez l'adulte en soins de première ligne, CMAJ, 2025
  3. Cœur + AVC, De nouvelles données brossent un portrait global des facteurs de risque pour le cœur et le cerveau, 2026
  4. Agence de la santé publique du Canada, Le diabète au Canada : facteurs de risque et de protection, 2024
  5. Organisation mondiale de la Santé, Aide-mémoire sur l'hypertension, 2025

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Ma pression est élevée seulement au bureau du médecin. Est-ce que ça compte quand même?

Ce phénomène s'appelle l'hypertension du sarrau blanc, et c'est justement pourquoi la ligne directrice 2025 d'Hypertension Canada demande des mesures prises à l'extérieur de la clinique. Votre médecin pourrait prévoir un appareil de surveillance ambulatoire de 24 heures, ou vous demander de noter vos mesures à la maison deux fois par jour pendant une semaine, avant de prendre une décision.

Si je commence à prendre des pilules pour la pression, devrai-je les prendre toute ma vie?

Au Canada, beaucoup de personnes poursuivent leur traitement à long terme, car la pression artérielle a tendance à remonter lorsqu'on arrête les médicaments. Certaines personnes parviennent à réduire le nombre de pilules avec le temps, surtout en apportant des changements à leur alimentation, à leur activité physique, à leur consommation d'alcool et à leur sommeil. Cette décision se prend toutefois avec votre équipe soignante, en s'appuyant sur des mesures.

Quel appareil pour mesurer la pression artérielle à la maison devrais-je chercher au Canada?

Hypertension Canada publie gratuitement sur son site Web une liste d'appareils dont l'exactitude a été validée. Pour l'utilisation à la maison, les lignes directrices canadiennes décrivent généralement les appareils à brassard pour le haut du bras. Apporter votre appareil à un rendez-vous permet à votre clinique de le comparer avec le sien.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Hypertension artérielle (pression élevée)
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
Études de recherche

Études pour Hypertension artérielle (pression élevée)

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