Problème de santé

Allergies

Information en langage clair sur les allergies au Canada, y compris l'anaphylaxie, et sur les études en recrutement.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture5 min
Au Canada3 millions et plus déclarent une allergie alimentaire
Études en recrutement2 en recrutement en ce moment

Une allergie est une réaction du système immunitaire à une substance inoffensive pour la plupart des gens. Elle prend quatre formes principales : alimentaire, environnementale, médicamenteuse et liée aux piqûres d’insectes. Cela peut se traduire par un nez bouché et des yeux qui piquent, de l’urticaire ou une réaction qui nécessite des soins d’urgence.

En chiffres au Canada
Plus de 3 millionsde personnes au Canada déclarent avoir au moins une allergie alimentaire, et Allergies Alimentaires Canada indique que 1 ménage canadien sur 2 est touché par les allergies alimentaires.
Source : Allergies Alimentaires Canada, 2026
  • Des recherches de Santé Canada fondées sur une enquête nationale de 2016 ont révélé que 9,3 % de la population canadienne déclarait avoir une allergie alimentaire, alors que 6,1 % avait une allergie alimentaire probable, c'est-à-dire que la réaction déclarée correspondait à un profil allergique. L'allergie alimentaire probable est restée à peu près stable entre 2010 et 2016, passant de 5,9 % à 6,1 %, alors que l'allergie déclarée est passée de 7,1 % à 9,3 %, ce que l'équipe de recherche a attribué à une sensibilisation croissante. Source : Santé Canada, recherches sur la prévalence des allergies et intolérances alimentaires, 2020
  • Plus de 600 000 enfants canadiens de moins de 18 ans ont une allergie alimentaire, et l'allergie aux arachides touche environ 2 enfants canadiens sur 100. Santé Canada désigne onze allergènes alimentaires prioritaires pour l'étiquetage au Canada : les crustacés et mollusques, les œufs, le poisson, le lait, la moutarde, les arachides, le sésame, le soya, les noix, ainsi que le blé et le triticale. Source : Allergies Alimentaires Canada, 2026
  • L'allergie environnementale est aussi courante. L'Agence de la santé publique du Canada indique qu'environ 17 % des adultes au Québec vivent avec une rhinite allergique saisonnière, ce qu'elle décrit comme une hausse marquée au cours des 30 années précédentes, et que le pollen d'herbe à poux cause de 50 à 90 % des cas de rhinite allergique au Québec. Source : Agence de la santé publique du Canada, Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques au Canada, 2019
Dans le mondeEnviron 400 millions de personnes dans le monde sont touchées par la rhinite allergique, soit les symptômes au nez et aux yeux causés par les allergènes en suspension dans l'air. Il s'agit d'une donnée internationale plutôt que canadienne.Source : Revue sur la rhinite allergique publiée dans Frontiers in Medicine, 2022

Ce qu’est une allergie, et ce qu’elle n’est pas

Une allergie n’est pas une intolérance. L’intolérance au lactose touche la digestion, et non le système immunitaire, et ne cause pas d’anaphylaxie. Des recherches de Santé Canada montrent l’écart : 9,3 % de la population canadienne a déclaré avoir une allergie alimentaire dans l’enquête nationale de 2016, alors que 6,1 % avait une allergie alimentaire probable.

Un test positif à lui seul n’est pas non plus une allergie. Les allergologues interprètent les résultats en fonction de ce qui se passe lors d’une exposition, car une sensibilisation peut apparaître sans causer de symptômes.

Signes et symptômes

  • Éternuements, nez bouché ou qui coule, yeux qui piquent et qui larmoient
  • Démangeaisons de la peau, urticaire ou poussée d’eczéma
  • Toux, respiration sifflante ou serrement dans la poitrine, surtout en cas d’asthme
  • Crampes, vomissements ou diarrhée après un aliment déclencheur
  • Enflure des lèvres, du visage, de la langue ou de la gorge
  • Sensation d’évanouissement ou malaise soudain et intense

Les deux derniers signes indiquent une anaphylaxie, une urgence décrite plus bas.

Une femme debout près d'une porte de balcon ouverte et de plantes d'intérieur, qui regarde dehors par une journée ensoleillée.
Les symptômes d'allergie peuvent être causés par des aliments, des déclencheurs en suspension dans l'air, des médicaments ou des piqûres d'insectes. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :

  • Des antécédents personnels ou familiaux d’allergie, d’asthme ou d’eczéma
  • Être déjà allergique à une substance
  • Vivre avec l’asthme, ce qui rend les symptômes à la poitrine plus probables

D’autres peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • L’exposition à la maison ou au travail : un animal de compagnie, les acariens dans la literie, une substance présente au travail
  • La fumée de tabac et une mauvaise ventilation à l’intérieur
  • Le temps passé dehors pendant la saison des pollens, et les fenêtres ouvertes la nuit

Comment l’allergie est diagnostiquée au Canada

L’évaluation commence par l’histoire : ce qui s’est passé, combien de temps après l’exposition, et si c’est déjà arrivé. Les tests sont interprétés en fonction de cette histoire. Un ou une allergologue confirme une allergie aux allergènes de l’air ou une allergie alimentaire par un test de piqûre cutanée, où un extrait d’allergène est déposé sur la peau, qui est ensuite piquée légèrement, ou par une analyse de sang qui mesure les immunoglobulines E (IgE) propres à l’allergène. Un test de provocation orale aux aliments, fait sous surveillance, permet de trancher les cas incertains d’allergie alimentaire. L’allergie aux médicaments est évaluée de façon semblable, parfois pour confirmer ou retirer une étiquette, comme une allergie à la pénicilline attribuée depuis des années.

Traitement et gestion au quotidien

Les soins combinent l’évitement d’un déclencheur confirmé, le traitement des symptômes et la préparation à une réaction grave :

  • Réduire l’exposition, avec un ou une allergologue et, pour les aliments, un ou une nutritionniste
  • Antihistaminiques, vaporisateurs nasaux de corticostéroïdes et gouttes pour les yeux contre les allergies
  • Un auto-injecteur d’épinéphrine pour les personnes à risque d’anaphylaxie, avec un plan d’urgence écrit
  • Immunothérapie allergénique offerte par un ou une allergologue, par injection ou sous la langue, sur trois à cinq ans
  • Immunothérapie au venin, que la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique (SCAIC) considère comme indiquée après une anaphylaxie causée par une piqûre
  • Soins de l’asthme lorsque l’exposition touche la poitrine

Ces décisions vous reviennent, à vous et à votre clinicien ou clinicienne.

Quand consulter un médecin

  • L’anaphylaxie est une urgence médicale. Les signes comprennent de la difficulté à respirer, une respiration sifflante, un serrement de la gorge, une enflure des lèvres, de la langue ou de la gorge, de l’urticaire étendue, ainsi qu’une sensation d’évanouissement ou une perte de conscience. Le plan d’urgence en cas d’anaphylaxie de la SCAIC prévoit d’utiliser l’auto-injecteur d’épinéphrine dès le premier signe d’une réaction anaphylactique confirmée ou soupçonnée, puis d’appeler le 9-1-1 et de dire qu’une personne fait une réaction anaphylactique.
  • Une dose ne suffit pas toujours. Le même plan indique qu’une autre dose d’épinéphrine peut être donnée dès cinq minutes après la première si les symptômes ne se sont pas améliorés, et que la personne doit se rendre immédiatement à l’hôpital le plus proche, idéalement en ambulance, car la réaction peut s’aggraver ou revenir. Si la personne ne réagit pas et ne respire pas normalement, commencez la réanimation cardiorespiratoire (RCR).
  • Allez à l’hôpital après toute réaction qui a nécessité de l’épinéphrine, même si la personne se rétablit.
  • Prenez rendez-vous, ou demandez une orientation vers un ou une allergologue, si un traitement en vente libre ne maîtrise pas les symptômes, et après toute réaction à un aliment, à un médicament ou à une piqûre.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour les allergies

Aucun traitement offert ne fait disparaître une allergie pour de bon. L’immunothérapie allergénique s’en approche le plus, et le manuel de la SCAIC décrit des traitements d’une durée de trois à cinq ans; elle n’est donc ni rapide ni adaptée à tout le monde. La recherche vise des approches plus courtes et plus ciblées : des préparations d’allergènes peptidiques et recombinants, et des médicaments biologiques qui bloquent les IgE et l’inflammation de type 2. Des études sur les allergies alimentaires mettent à l’essai l’immunothérapie orale.

La participation est volontaire, le consentement éclairé vient en premier, vous pouvez arrêter à tout moment sans que cela touche vos soins habituels, et personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera.

En savoir plus grâce à des sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (6 sources)
  1. Allergies Alimentaires Canada, questions fréquentes sur les allergies alimentaires, 2026
  2. Santé Canada, recherches liées à la prévalence des allergies et intolérances alimentaires, 2020
  3. Société canadienne d'allergie et d'immunologie clinique, plan d'urgence en cas d'anaphylaxie, 2026
  4. Résumé du manuel d'immunothérapie 2024 de la SCAIC, Allergy, Asthma and Clinical Immunology, 2026
  5. Agence de la santé publique du Canada, pollens, climat et allergies, 2019
  6. Frontiers in Medicine, la rhinite allergique : aperçu clinique et physiopathologique, 2022

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une allergie et une intolérance?

Une allergie est une réaction du système immunitaire à une substance, et elle peut toucher en même temps la peau, le nez et les yeux, les voies respiratoires, l'intestin et la circulation. Une intolérance, comme l'intolérance au lactose, touche la digestion plutôt que le système immunitaire, se limite habituellement à l'intestin et ne cause pas d'anaphylaxie. Cette distinction est importante pour la façon de traiter une réaction et pour savoir si vous devez avoir de l'épinéphrine sur vous. Des recherches de Santé Canada ont montré que beaucoup plus de personnes au Canada déclarent une allergie alimentaire qu'il n'y en a qui ont une réaction correspondant à un profil allergique, ce qui est une des raisons pour lesquelles une évaluation par un ou une allergologue est utile.

Si j'utilise mon auto-injecteur d'épinéphrine et que je me sens mieux, dois-je quand même aller à l'hôpital?

Oui. Le plan d'urgence en cas d'anaphylaxie de la Société canadienne d'allergie et d'immunologie clinique prévoit qu'après l'administration d'épinéphrine, vous appeliez le 9-1-1 et vous rendiez immédiatement à l'hôpital le plus proche, idéalement en ambulance, car la réaction peut s'aggraver ou revenir. Le plan indique aussi qu'une deuxième dose peut être donnée dès cinq minutes après la première si les symptômes ne se sont pas améliorés, et recommande de rester près d'un hôpital ou à proximité des services d'urgence pendant les 48 heures qui suivent.

Pourquoi une personne allergique participerait-elle à un essai clinique?

Parce que l'évitement n'est pas toujours possible et que les traitements actuels ne conviennent pas à tout le monde. L'immunothérapie allergénique dure de trois à cinq ans, et les médicaments quotidiens maîtrisent les symptômes sans modifier l'allergie. Des études mettent à l'essai des calendriers d'immunothérapie plus courts, des médicaments biologiques qui bloquent les voies allergiques et l'immunothérapie orale pour les allergies alimentaires. Les études sur les allergies saisonnières sont planifiées en fonction du calendrier des pollens; le recrutement a donc souvent lieu des mois avant le début de la saison. La participation est volontaire, vous donnez d'abord votre consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer à tout moment sans que cela touche vos soins habituels.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 2 études sur Allergies
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
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