Problème de santé

Fibrillation auriculaire (rythme cardiaque irrégulier)

Des renseignements en langage clair sur la fibrillation auriculaire au Canada et sur les études qui recrutent maintenant pour ce problème de santé.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture6 min
Au Canada500 000 à 1 million de Canadiens et Canadiennes
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

La fibrillation auriculaire, souvent abrégée en FA ou Afib, est un rythme cardiaque irrégulier et souvent rapide. Les deux cavités supérieures du cœur frémissent au lieu de se contracter à un rythme régulier, de sorte que le sang y circule moins bien. Certaines personnes sentent un pouls qui palpite ou qui s’emballe et se sentent très fatiguées, alors que d’autres ne ressentent rien du tout et l’apprennent lors d’un examen de routine.

En chiffres au Canada
500 000 à 1 millionde personnes au Canada vivent avec la fibrillation auriculaire, si l'on compte les cas occasionnels et silencieux.
Source : Lignes directrices sur la fibrillation auriculaire de la Société canadienne de cardiologie et de la Société canadienne de rythmologie, 2020
Dans le monde52,6 millions de personnes vivaient avec la fibrillation auriculaire ou le flutter auriculaire dans le monde en 2021.Source : Étude Global Burden of Disease 2021, publiée dans EP Europace, 2021

Ce qu’est la fibrillation auriculaire, et ce qu’elle n’est pas

La fibrillation auriculaire n’est pas simplement une affaire de nerfs ou de trop de café. C’est un défaut dans la signalisation électrique du cœur, et elle est importante surtout en raison de ce qui arrive au sang. Lorsque les cavités supérieures frémissent, le sang peut stagner et former un caillot, et si ce caillot se rend jusqu’au cerveau, il peut causer un accident vasculaire cérébral (AVC). Cœur + AVC rapporte qu’environ 20 % des AVC ischémiques sont attribués à la fibrillation auriculaire, et qu’environ le quart des AVC survenant après 40 ans y sont liés.

Ce n’est pas non plus un problème de santé que l’on peut évaluer selon la façon dont on se sent. Les épisodes vont et viennent, et des caillots peuvent se former pendant des épisodes que vous ne remarquez jamais. C’est pourquoi les lignes directrices canadiennes fondent les décisions sur l’anticoagulation sur votre profil global de risque d’AVC plutôt que sur la fréquence des symptômes. L’âge est le facteur le plus important : la fibrillation auriculaire touche moins de 1 % des personnes de moins de 50 ans, environ 4 % à 65 ans et environ 12 % des personnes de 80 ans et plus.

Signes et symptômes

  • Un cœur qui bat vite, qui palpite, qui cogne ou qui saute des battements
  • Essoufflement, surtout à l’effort
  • Fatigue inhabituelle ou manque d’énergie
  • Inconfort ou pression dans la poitrine
  • Étourdissements, vertiges ou sensation d’évanouissement
  • Difficulté à se concentrer, anxiété ou transpiration
  • Aucun symptôme, le rythme étant découvert par hasard lors d’un examen médical

Les épisodes varient en durée et dans la mesure où ils dérangent les personnes. Certains durent quelques minutes, d’autres quelques jours, et une même personne peut passer d’un rythme qu’elle remarque à peine à un rythme difficile à tolérer. Des mois calmes suivis d’une série d’épisodes sont un scénario courant, et il vaut la peine de noter simplement quand ils surviennent.

Une personne adulte assise à la maison, un tensiomètre sur la table.
La pression artérielle élevée est le problème de santé qui contribue le plus souvent à la fibrillation auriculaire; elle fait donc habituellement partie du plan de soins. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :

  • Le vieillissement, qui est le facteur le plus important
  • Des problèmes cardiaques existants comme l’insuffisance cardiaque, la coronaropathie, des problèmes de valves cardiaques ou une chirurgie cardiaque antérieure
  • Une glande thyroïde trop active, et des antécédents familiaux de fibrillation auriculaire

D’autres peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • La pression artérielle élevée, qui est le problème de santé contributif le plus courant
  • Une consommation d’alcool importante ou régulière
  • Vivre avec l’obésité, et l’apnée du sommeil non traitée
  • Le diabète, et un faible niveau d’activité physique

Comment la fibrillation auriculaire est diagnostiquée au Canada

Le diagnostic se fait en enregistrant le rythme cardiaque, habituellement au moyen d’un électrocardiogramme (ECG), dans une clinique ou au service des urgences. Comme le rythme peut aller et venir, les médecins au Canada ajoutent souvent un moniteur Holter porté pendant une journée ou plus, un moniteur d’événements ou un moniteur adhésif porté pendant des semaines, ou un enregistreur en boucle implantable. Une échocardiographie, c’est-à-dire une échographie du cœur, et des analyses sanguines, y compris de la fonction thyroïdienne, sont aussi souvent demandées pour chercher les causes et planifier les soins. Comme un seul enregistrement peut facilement manquer un rythme intermittent, il faut parfois plus d’une tentative avant que le diagnostic soit confirmé.

Traitement et prise en charge au quotidien

Les soins comportent habituellement trois volets : réduire le risque d’AVC, maîtriser la fréquence ou le rythme cardiaque, et traiter les problèmes de santé qui alimentent l’arythmie. Selon votre profil de risque et la façon dont vous vous sentez, une équipe soignante pourrait aborder :

  • Les médicaments anticoagulants, y compris les anticoagulants oraux directs et la warfarine, choisis après une évaluation du risque d’AVC
  • Les médicaments pour maîtriser la fréquence cardiaque, comme les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques et la digoxine
  • Les médicaments pour maîtriser le rythme cardiaque, appelés antiarythmiques
  • Des interventions comme la cardioversion électrique, l’ablation par cathéter, la fermeture de l’appendice auriculaire gauche et les stimulateurs cardiaques
  • La prise en charge des problèmes de santé contributifs, y compris la pression artérielle, l’apnée du sommeil, la consommation d’alcool, le poids et l’activité physique

Ces choix dépendent de vos propres antécédents et sont réévalués au fil du temps. La suite des choses se décide lors d’une conversation entre vous et votre clinicien ou clinicienne, et rien ici ne constitue une recommandation sur une option précise.

Quand consulter un médecin

  • Composez le 911 en cas d’affaissement soudain du visage, de faiblesse dans un bras, de difficulté à parler, de mal de tête soudain et grave ou de perte soudaine de la vue. Ce sont des signes d’AVC, et les personnes atteintes de fibrillation auriculaire courent un risque plus élevé.
  • Composez le 911 en cas de douleur à la poitrine, d’évanouissement ou d’essoufflement grave accompagné de battements de cœur rapides ou irréguliers.
  • Communiquez rapidement avec votre médecin si vous remarquez un nouveau pouls irrégulier, ou si les épisodes deviennent plus longs, plus fréquents ou plus difficiles à tolérer.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour la fibrillation auriculaire

Deux questions restent sans réponse : comment prévenir les AVC liés à la fibrillation auriculaire sans augmenter le risque de saignement, et quand il faudrait offrir la maîtrise du rythme plutôt que la maîtrise de la fréquence. Les études qui recrutent actuellement portent notamment sur les inhibiteurs du facteur XI et du facteur XIa, une nouvelle classe d’anticoagulants, sur la fermeture de l’appendice auriculaire gauche comparée au traitement médicamenteux, sur une ablation plus précoce et de nouvelles formes d’ablation, y compris l’ablation par champ pulsé, et sur des programmes de dépistage qui utilisent des appareils portables et des appareils d’ECG à une dérivation pour détecter la fibrillation auriculaire silencieuse. D’autres études évaluent des programmes structurés sur les facteurs de risque, qui portent sur le poids, l’alcool, l’apnée du sommeil et la pression artérielle, dans le cadre des soins courants.

Chacune de ces questions se règle dans une étude clinique, et non dans un bureau. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut promettre à l’avance qu’une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (4 sources)
  1. Société canadienne de cardiologie et Société canadienne de rythmologie, Lignes directrices exhaustives pour la prise en charge de la fibrillation auriculaire, chapitre 2 : épidémiologie, 2020
  2. Communiqué de presse de la Société canadienne de cardiologie sur la fibrillation auriculaire, 2020
  3. Cœur + AVC, Fibrillation auriculaire, 2026
  4. Global Burden of Disease Study 2021, analyse sur la fibrillation auriculaire et le flutter auriculaire, EP Europace, 2021

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Pourquoi ai-je besoin d'un anticoagulant si mon rythme cardiaque semble normal maintenant?

La fibrillation auriculaire va et vient souvent, et des caillots peuvent se former pendant des épisodes que vous ne ressentez pas. Les lignes directrices canadiennes fondent la décision concernant l'anticoagulation sur votre profil global de risque d'accident vasculaire cérébral, comme l'âge et les autres problèmes de santé, plutôt que sur la fréquence à laquelle vous remarquez des symptômes.

La fibrillation auriculaire va-t-elle raccourcir ma vie?

La fibrillation auriculaire est un problème de santé de longue durée qui augmente le risque d'accident vasculaire cérébral et d'insuffisance cardiaque, et les lignes directrices canadiennes la décrivent comme associée à une mortalité plus élevée. La plupart des personnes vivent avec elle pendant de nombreuses années, avec un suivi régulier auprès d'un médecin de famille et parfois d'un ou d'une cardiologue ou d'un ou d'une spécialiste du rythme cardiaque.

Puis-je boire du café ou de l'alcool si je fais de la fibrillation auriculaire (FA)?

Les lignes directrices canadiennes reconnaissent l'alcool comme un facteur contributif, et on en parle habituellement à chaque visite. La caféine agit différemment selon les personnes; c'est pourquoi beaucoup d'équipes soignantes suggèrent de noter si vos propres épisodes suivent certains déclencheurs, et d'apporter ce relevé à votre rendez-vous.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Fibrillation auriculaire (rythme cardiaque irrégulier)
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
Études de recherche

Études pour Fibrillation auriculaire (rythme cardiaque irrégulier)

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