Recrutement actifArthrose
L’arthrose est la forme d’arthrite la plus courante au Canada. Elle touche l’articulation tout entière : le cartilage qui amortit l’extrémité des os, l’os situé en dessous, ainsi que les muscles et les ligaments qui la soutiennent. Avec le temps, l’articulation peut devenir douloureuse et raide. Des gestes du quotidien comme monter l’escalier, marcher ou saisir un pot peuvent devenir plus difficiles.
- L'arthrose augmente fortement avec l'âge, passant d'environ 0,1 % des Canadiens et Canadiennes de 20 à 24 ans à 52,3 % des personnes de 85 à 89 ans. Elle est plus fréquente chez les femmes (16,1 %) que chez les hommes (11,1 %). Source : Agence de la santé publique du Canada, 2020
- Les hôpitaux canadiens ont effectué 175 242 remplacements de la hanche et du genou en 2024-2025, soit une hausse de 5,3 % en une seule année et un nombre 26,5 % plus élevé qu'en 2019-2020. L'arthrose est la principale raison de ces opérations. Source : Institut canadien d'information sur la santé, Registre canadien des remplacements articulaires, 2025
- Dans un rapport national, 77 % des personnes vivant avec l'arthrose ont dit avoir réduit leurs activités quotidiennes, 64 % ont signalé un sommeil perturbé, et 42 % des personnes en âge de travailler n'étaient ni sur le marché du travail ni aux études. Source : Société de l'arthrite Canada et Arthritis Community Research and Evaluation Unit, 2021
Ce qu’est l’arthrose, et ce qu’elle n’est pas
On décrit souvent l’arthrose comme une usure, mais ce n’est qu’une partie de la réalité. Le cartilage s’amincit bel et bien avec l’usage, et l’os situé en dessous ainsi que les tissus mous autour de l’articulation changent aussi. Les blessures passées, la charge que supporte une articulation, la force musculaire et les antécédents familiaux jouent tous un rôle. C’est pourquoi deux personnes du même âge peuvent avoir des articulations très différentes.
L’arthrose n’est pas non plus un problème de santé qui touche seulement la fin de la vie. La Société de l’arthrite Canada indique que plus de la moitié des Canadiens et Canadiennes qui vivent avec l’arthrose ont moins de 65 ans. Les genoux, les hanches, les mains, les pieds et la colonne vertébrale sont les plus souvent touchés, et il est fréquent d’avoir des symptômes dans plus d’une articulation.
Signes et symptômes
- Une douleur dans une articulation qui s’aggrave quand vous l’utilisez et s’atténue au repos
- Une raideur après une période assise sans bouger ou dès le lever, qui s’atténue habituellement en 30 minutes environ
- Une enflure, ou une sensation de chaleur, autour de l’articulation
- Une sensation de frottement, de claquement ou de craquement quand l’articulation bouge
- Moins de mouvement qu’avant, ou de nouvelles difficultés à monter l’escalier, à marcher ou à saisir des objets
- De la fatigue, et un sommeil interrompu par la douleur articulaire
Les symptômes varient d’une personne à l’autre et changent souvent d’un jour à l’autre. Beaucoup de personnes vivent de longues périodes où une articulation reste supportable, puis une poussée qui se calme de nouveau.

Ce qui augmente le risque
Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :
- Le vieillissement, puisque l’arthrose devient beaucoup plus courante après 50 ans
- Être une femme, ce qui est associé à des taux plus élevés au Canada
- Des antécédents familiaux d’arthrose
- Une blessure articulaire passée, comme une déchirure d’un ligament ou d’un cartilage du genou
Sur d’autres, il est souvent possible d’agir, habituellement avec le soutien d’une équipe de soins de santé :
- Un excès de poids, qui augmente la charge sur les genoux et les hanches
- Un travail ou un sport qui oblige à s’agenouiller, à s’accroupir ou à soulever des charges de façon répétée, ou qui entraîne des impacts répétés sur les articulations
- Une faible force musculaire et de longues périodes d’inactivité autour d’une articulation touchée
Comment l’arthrose est diagnostiquée au Canada
L’arthrose est habituellement reconnue par un médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien. Ce diagnostic repose sur votre description de la douleur, sur sa durée et sur un examen physique de l’articulation. Des radiographies peuvent être demandées pour examiner l’articulation et aider à écarter d’autres causes. Des analyses sanguines peuvent aussi servir à vérifier la présence de types d’arthrite inflammatoire. Certaines personnes sont ensuite orientées en rhumatologie, en chirurgie orthopédique ou en physiothérapie pour une évaluation plus poussée.
Traitement et prise en charge au quotidien
Il n’existe encore aucun traitement qui répare une articulation déjà endommagée par l’arthrose. Au Canada, les soins visent à soulager la douleur, à garder l’articulation en mouvement et à préserver votre autonomie. Selon votre situation et ce qui compte pour vous, une équipe de soins de santé pourrait aborder :
- L’exercice thérapeutique et la physiothérapie, y compris des programmes structurés comme GLA:D Canada, offerts dans de nombreuses provinces pour l’arthrose de la hanche et du genou
- La gestion du poids et l’éducation à l’autogestion, offertes par les soins de première ligne, les diététistes et des programmes communautaires
- Des médicaments contre la douleur choisis avec un professionnel ou une professionnelle de la santé, notamment l’acétaminophène, des anti-inflammatoires topiques et oraux et, dans certaines situations, la duloxétine
- L’ergothérapie, les orthèses, les cannes et d’autres aides techniques, ainsi que des approches psychologiques comme la thérapie cognitivo-comportementale pour la douleur
- Des interventions et la chirurgie, des injections de corticostéroïdes dans une articulation jusqu’au remplacement de la hanche ou du genou en cas de maladie avancée; le Canada suit ces remplacements au moyen du Registre canadien des remplacements articulaires
Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre. Ces décisions vous reviennent, à vous et à votre propre professionnel ou professionnelle de la santé, et cette page ne fait aucune recommandation à leur sujet.
Quand parler à un médecin
- Si une articulation devient soudainement très douloureuse, chaude, rouge ou enflée et que vous avez l’impression de faire de la fièvre ou ne vous sentez pas bien, obtenez des soins médicaux le jour même. Rendez-vous à l’urgence ou composez le 911 si vous vous sentez très mal, car une infection articulaire doit être traitée d’urgence.
- Si vous ne pouvez pas mettre de poids sur une articulation, ou si une articulation se bloque ou cède après une chute, faites-la évaluer rapidement.
- Si la douleur articulaire s’accompagne d’une perte de poids inexpliquée, d’une douleur la nuit qui vous réveille, ou d’un engourdissement, de picotements ou d’une faiblesse nouvellement apparus dans un bras ou une jambe, prenez rendez-vous avec votre professionnel ou professionnelle de la santé.
Pourquoi la recherche clinique est importante pour l’arthrose
Aucun traitement offert aujourd’hui ne s’est révélé capable d’arrêter ou d’inverser les lésions articulaires causées par l’arthrose. La plupart des soins visent donc les symptômes plutôt que la maladie elle-même. C’est cet écart que la recherche sur l’arthrose tente de combler. Des études évaluent actuellement des médicaments expérimentaux destinés à modifier l’évolution de la maladie, qui ciblent le cartilage et l’os. Elles évaluent aussi des anticorps et d’autres agents qui ciblent des voies de signalisation de la douleur comme le facteur de croissance nerveuse, des approches injectables et cellulaires, ainsi que des médicaments contre la douleur non opioïdes. D’autres études comparent différentes façons d’offrir l’exercice et le soutien à l’autogestion, y compris des programmes numériques et à distance. Elles examinent aussi comment aider les personnes dont la douleur persiste après un remplacement articulaire.
C’est au moyen d’études cliniques que chacune de ces approches est mise à l’essai. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne veut pas dire abandonner votre traitement actuel, et personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
En savoir plus auprès de sources canadiennes
- Société de l’arthrite Canada : l’arthrose
- Agence de la santé publique du Canada : l’arthrose au Canada
- Institut canadien d’information sur la santé : remplacements de la hanche et du genou au Canada
- Pain BC : programmes de soutien et ligne de soutien sur la douleur
D'où viennent ces renseignements (5 sources)
- Agence de la santé publique du Canada, L'arthrose au Canada, 2020
- Société de l'arthrite Canada et Arthritis Community Research and Evaluation Unit, Le fardeau de l'arthrose au Canada, 2021
- Institut canadien d'information sur la santé, rapport annuel du Registre canadien des remplacements articulaires (RCRA) : remplacements de la hanche et du genou au Canada, 2024-2025, 2025
- Société de l'arthrite Canada, renseignements sur l'arthrose pour les patients et patientes, 2026
- Organisation mondiale de la Santé, aide-mémoire sur l'arthrose, 2023
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
Questions fréquentes
L'arthrose n'est-elle qu'une usure normale liée au vieillissement?
L'âge est le facteur de risque le plus important, mais l'arthrose n'est pas simplement de l'usure. Elle entraîne des changements dans le cartilage, dans l'os situé en dessous et dans les tissus mous autour de l'articulation. Elle est aussi influencée par les blessures passées, le poids corporel, la charge sur les articulations et les antécédents familiaux. Plus de la moitié des Canadiens et Canadiennes qui vivent avec l'arthrose ont moins de 65 ans.
L'exercice va-t-il aggraver l'état de mes articulations?
Beaucoup de personnes s'en inquiètent. L'exercice thérapeutique fait partie des soins habituels de l'arthrose au Canada. Il est souvent offert en physiothérapie ou dans le cadre de programmes comme GLA:D Canada. Un ou une physiothérapeute peut vous aider à choisir des activités et un rythme adaptés à vos articulations. Parlez-en à votre professionnel ou professionnelle de la santé avant de commencer une nouvelle activité, surtout si une articulation est très douloureuse ou enflée.
Pourquoi une personne atteinte d'arthrose participerait-elle à une étude clinique?
Les études permettent aux chercheurs et chercheuses de savoir si de nouveaux médicaments, de nouvelles injections, de nouveaux instruments médicaux ou de nouveaux programmes d'exercice et d'autogestion aident réellement, et comment ils se comparent aux soins actuels. Participer signifie habituellement des évaluations supplémentaires et un suivi étroit par une équipe de recherche. La participation est volontaire, vous donnez d'abord votre consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela touche vos soins habituels.
- Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
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