Problème de santé

Rhume et grippe

De l'information en langage clair sur le rhume et la grippe au Canada, et sur les études qui recrutent en ce moment pour ces maladies.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture12 min
Au Canada15 000 hospitalisations liées à la grippe par année
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

Le rhume et la grippe (influenza) sont des maladies différentes, causées par des virus différents. Un rhume s’installe lentement et reste dans le nez et la gorge. La grippe arrive soudainement, avec de la fièvre, des courbatures et une fatigue qui vous cloue au lit.

En chiffres au Canada
15 000hospitalisations et 3 500 décès sont causés chaque année par la grippe au Canada, selon des données canadiennes antérieures à la pandémie de COVID-19 publiées par l'Agence de la santé publique du Canada.
Source : Agence de la santé publique du Canada, Grippe (influenza saisonnière) : pour les professionnels de la santé, 2026
  • Pendant la saison grippale 2023-2024, 103 173 détections de grippe confirmées en laboratoire et 4 516 hospitalisations liées à la grippe ont été signalées au système national de surveillance du Canada. L'influenza B représentait 23 % des détections, et les enfants et les jeunes de 0 à 19 ans comptaient pour 52 % des détections d'influenza B. Le taux de positivité des tests a atteint un sommet de 18,7 % pendant la semaine se terminant le 30 décembre 2023. Source : Agence de la santé publique du Canada, rapport annuel national sur la grippe, Relevé des maladies transmissibles au Canada, 2024
  • Dans sa déclaration sur la grippe saisonnière 2026-2027, le Comité consultatif national de l'immunisation du Canada indique que le vaccin contre la grippe devrait être offert chaque année à toute personne de 6 mois ou plus qui n'a pas de contre-indication. Il nomme les groupes à risque élevé de complications liées à la grippe, dont les adultes de 65 ans et plus, les enfants de 6 à 59 mois, toutes les personnes enceintes, les personnes qui résident dans des centres d'hébergement et des établissements de soins chroniques, les personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes issues des communautés des Premières Nations, inuites ou métisses. Source : Comité consultatif national de l'immunisation, 2026
  • Le rhume est beaucoup plus fréquent que la grippe et se comporte différemment. Une synthèse publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) indique que les adultes ont de deux à trois rhumes par année et les enfants de moins de deux ans, environ six; que le rhinovirus est responsable de la plupart des cas; et que les symptômes atteignent généralement leur maximum en un à trois jours et durent de sept à dix jours, persistant parfois trois semaines. La même synthèse indique que les antibiotiques n'ont aucun effet bénéfique sur le rhume, mais qu'ils augmentent les événements indésirables. Source : Allan GM et Arroll B, CMAJ, 2014
Dans le mondeEnviron un milliard de cas de grippe saisonnière surviennent chaque année dans le monde, dont 3 à 5 millions de cas de maladie grave, et l'Organisation mondiale de la Santé indique que la grippe cause de 290 000 à 650 000 décès d'origine respiratoire par année. Il s'agit de données internationales et non canadiennes.Source : Organisation mondiale de la Santé, aide-mémoire sur la grippe (saisonnière), 2025

Ce que sont le rhume et la grippe, et ce qu’ils ne sont pas

Ce ne sont pas les formes légère et grave d’une même maladie. Un rhume peut être causé par n’importe quel virus d’un vaste groupe : l’Association pulmonaire du Canada en compte plus d’une centaine, et une synthèse publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) indique que le rhinovirus est responsable de la plupart des cas. La grippe est causée par les virus influenza A et B, qui changent d’une année à l’autre; c’est pourquoi un nouveau vaccin est formulé à chaque saison.

Ni l’un ni l’autre n’est une infection bactérienne. Selon la synthèse du CMAJ, les antibiotiques n’ont aucun effet bénéfique sur le rhume, mais ils augmentent les événements indésirables, et seulement environ 5 % des cas diagnostiqués sont liés à des bactéries. L’Agence de la santé publique du Canada indique que les adultes peuvent transmettre la grippe à partir de la veille du début des symptômes jusqu’à environ cinq jours après.

Comment évoluent habituellement le rhume et la grippe

Le rhume s’annonce en une journée environ. D’abord un chatouillement dans la gorge, puis des éternuements, puis un nez qui coule et qui, plus tard, se bouche. La synthèse du CMAJ indique que les adultes ont de deux à trois rhumes par année et les enfants de moins de deux ans, environ six; que les symptômes atteignent habituellement leur maximum en un à trois jours; et qu’ils durent de sept à dix jours, parfois jusqu’à trois semaines. La plupart des gens poursuivent leurs activités, avec une impression de fatigue plutôt que d’épuisement.

La grippe suit un autre rythme. L’Agence de la santé publique du Canada indique que la période d’incubation est habituellement de deux jours, et varie de un à quatre jours, et la Saskatchewan Health Authority décrit son apparition comme soudaine. Les gens peuvent souvent dire à quelle heure tout a commencé. Fièvre, frissons, mal de tête, douleurs musculaires et articulaires, et une fatigue qui force à rester au lit. Le pire s’atténue habituellement en plusieurs jours, mais la toux et une sensation d’abattement peuvent durer des semaines après la disparition de tout le reste.

Cette distinction est utile pour trois raisons pratiques. Elle change ce qui risque de se produire ensuite, car c’est la grippe qui remplit les lits d’hôpitaux en hiver : 4 516 hospitalisations liées à la grippe ont été signalées au système national de surveillance du Canada pendant la saison 2023-2024. Elle change le moment d’agir, car les antiviraux contre la grippe sont envisagés tôt dans la maladie plutôt qu’après plusieurs jours. Et elle change votre façon d’agir avec les autres, puisque la grippe se transmet facilement dans les ménages, les milieux de travail et les établissements de soins de longue durée.

Signes et symptômes

  • Le rhume commence graduellement, avec un mal de gorge, des éternuements et un nez qui coule ou qui est bouché
  • Avec un rhume, un léger mal de tête, de légères courbatures et une sensation de fatigue, de un à trois jours après l’infection
  • La grippe commence soudainement, avec de la fièvre, des frissons, de la toux, un mal de tête, des douleurs musculaires et des douleurs articulaires
  • Les enfants qui ont la grippe peuvent avoir de la diarrhée, des nausées et des vomissements, ce qui est peu fréquent chez les adultes
  • La fièvre peut être absente chez les jeunes enfants et les personnes âgées; son absence n’exclut donc pas la grippe
  • Une toux qui persiste des semaines après que tout le reste s’est calmé

Les symptômes du rhume peuvent durer jusqu’à deux semaines; la plupart des symptômes de la grippe se résorbent en cinq à sept jours.

Une femme debout près d'une porte de balcon ouverte et de plantes d'intérieur, qui regarde dehors par une journée ensoleillée.
La plupart des rhumes et des cas de grippe se soignent à la maison. Photo à titre d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :

  • Avoir 65 ans ou plus, ou être un enfant de moins de 5 ans
  • La grossesse
  • Les maladies chroniques du cœur, des poumons, des reins, du foie ou du système nerveux, le diabète, le cancer ou un système immunitaire affaibli
  • Vivre dans un centre d’hébergement ou un établissement de soins chroniques
  • Faire partie d’une communauté des Premières Nations, inuite ou métisse, que l’Agence de la santé publique du Canada classe parmi les groupes à risque plus élevé

D’autres peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Les contacts étroits à l’intérieur pendant la saison des virus respiratoires
  • L’hygiène des mains et des surfaces, puisque les virus du rhume peuvent survivre pendant des heures sur des objets comme les poignées de porte et les téléphones
  • Le fait d’avoir reçu ou non le vaccin contre la grippe de la saison, que le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) du Canada recommande d’offrir chaque année à toutes les personnes de 6 mois et plus qui n’ont pas de contre-indication
  • Le tabagisme

Qui court un risque plus élevé de grippe grave au Canada

Dans sa déclaration pour la saison 2026-2027, le CCNI nomme les groupes à risque élevé de complications ou d’hospitalisation liées à la grippe : les adultes de 65 ans et plus, les enfants de 6 à 59 mois, toutes les personnes enceintes, les personnes qui résident dans des centres d’hébergement et des établissements de soins chroniques, les adultes et les enfants atteints de maladies chroniques, et les personnes issues des communautés des Premières Nations, inuites ou métisses.

Les raisons ne sont pas les mêmes pour chaque groupe. La réponse immunitaire fonctionne différemment aux deux extrémités de la vie; les très jeunes enfants et les personnes âgées font donc face moins facilement à un nouveau virus respiratoire. Une maladie chronique du cœur ou des poumons laisse moins de réserve quand une infection survient, et la grippe aggrave souvent une maladie existante plutôt que de simplement s’y ajouter comme une maladie distincte. La grossesse modifie la capacité pulmonaire et la fonction immunitaire. La vie en milieu collectif réunit sous un même toit de nombreuses personnes déjà à risque plus élevé; c’est pourquoi les éclosions dans les établissements de soins de longue durée sont surveillées de près. Pour les communautés des Premières Nations, inuites et métisses, les facteurs nommés dans les travaux canadiens de santé publique sont l’accès aux soins, l’éloignement des services hospitaliers et les conditions de logement, plutôt qu’un facteur inhérent à ces communautés.

Le comité recommande d’offrir le vaccin contre la grippe chaque année à toute personne de 6 mois ou plus qui n’a pas de contre-indication. Savoir si cela convient à votre situation, et quel produit choisir, est une question à discuter avec votre clinicien ou clinicienne, ou avec votre pharmacien ou pharmacienne.

Pourquoi le vaccin contre la grippe change chaque année

C’est ce qui intrigue le plus de gens. Les vaccins contre d’autres maladies sont donnés une seule fois, ou une fois par décennie. Le vaccin contre la grippe est reformulé chaque année, et il y a une raison à cela.

Les virus dérivent

Les virus influenza A et B se copient de façon imparfaite. De petites erreurs s’accumulent dans les protéines à la surface du virus, soit les parties que votre système immunitaire apprend à reconnaître. Après une saison ou deux, cette surface a assez changé pour que les anticorps produits contre la version précédente s’y fixent moins bien. Ce changement graduel s’appelle la dérive antigénique; c’est pourquoi la grippe revient chaque hiver au lieu de manquer de personnes à infecter. Le virus influenza A peut aussi changer de façon plus brusque, lorsque deux virus grippaux différents infectent le même hôte et échangent des segments entiers de matériel génétique; c’est ainsi qu’apparaissent des souches véritablement nouvelles.

Comment la formulation de chaque saison est choisie

Des laboratoires d’un réseau mondial de surveillance recueillent et caractérisent les virus en circulation toute l’année, y compris des laboratoires canadiens qui transmettent leurs données à l’Agence de la santé publique du Canada. L’Organisation mondiale de la Santé examine ces données et recommande la composition des vaccins contre la grippe saisonnière deux fois par année, une fois pour l’hémisphère Nord et une fois pour l’hémisphère Sud. Les fabricants ont ensuite besoin de plusieurs mois pour produire et distribuer les doses; la décision est donc prise bien avant la saison visée. Les souches choisies sont une prévision fondée sur ce qui circule à ce moment-là, et non une description de ce qui circulera plus tard.

Pourquoi le vaccin de l’an dernier ne vaut plus

Deux facteurs s’additionnent. Les virus dérivent, si bien qu’une formulation est conçue pour une saison et non pour toujours. De plus, le taux d’anticorps produit par le vaccin d’une saison précédente diminue au cours des mois qui suivent. C’est pourquoi le CCNI publie une nouvelle déclaration chaque année plutôt qu’une déclaration permanente.

Comment le rhume et la grippe sont diagnostiqués au Canada

La plupart des cas sont reconnus d’après l’ensemble des symptômes, sans aucun test. Lorsque la réponse change la suite des choses, un prélèvement du nez ou de la gorge peut être analysé pour détecter l’influenza A et B, et habituellement aussi la COVID-19 et le virus respiratoire syncytial (VRS). Cela se fait surtout pour les personnes hospitalisées, en soins de longue durée ou à risque plus élevé de complications. Les laboratoires canadiens transmettent leurs résultats au programme de surveillance de l’Agence de la santé publique du Canada, et c’est ainsi que les données de chaque saison sont produites.

Traitement et prise en charge au quotidien

La plupart des gens se rétablissent à la maison, et les soins visent les symptômes. Un clinicien ou une clinicienne, ou un pharmacien ou une pharmacienne, pourrait vous parler de ce qui suit :

  • Le repos et les liquides, que l’Association pulmonaire du Canada considère comme la base du traitement du rhume
  • L’acétaminophène ou les anti-inflammatoires, qui, selon la synthèse du CMAJ, aident à soulager la douleur et la fièvre
  • Les conseils d’un pharmacien ou d’une pharmacienne sur les produits qui vous conviennent, surtout si vous prenez d’autres médicaments
  • Les antiviraux contre la grippe, pour les personnes à risque plus élevé de complications ou assez malades pour avoir besoin de soins à l’hôpital
  • Les programmes publics de vaccination contre la grippe saisonnière offerts dans chaque province et territoire, avec une nouvelle déclaration du CCNI chaque année
  • Des soins supplémentaires en cas de poussée d’asthme ou de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), selon un plan d’action écrit

Les antibiotiques agissent sur les bactéries, et non sur les virus qui causent le rhume et la grippe. Ce qui vous convient est une décision à prendre avec votre propre clinicien ou clinicienne.

Prendre soin de vous pendant la maladie

Les deux maladies se soignent habituellement à la maison, et le but est d’être le plus à l’aise possible pendant que la maladie suit son cours. L’Association pulmonaire du Canada décrit le repos et les liquides comme la base des soins personnels en cas de rhume. Les boissons chaudes soulagent une gorge irritée. L’air humide, y compris la vapeur d’une douche, rend un nez bouché plus supportable. Il est courant de manger moins que d’habitude pendant un jour ou deux quand on fait de la fièvre, et boire suffisamment est plus important que manger normalement.

Pour la fièvre et les courbatures, la synthèse du CMAJ indique que l’acétaminophène et les anti-inflammatoires aident à soulager la douleur et la fièvre. Un pharmacien ou une pharmacienne peut vous dire quels produits en vente libre vous conviennent, ce qui est important si vous prenez d’autres médicaments ou si vous vivez avec une maladie du cœur, des reins ou du foie. Beaucoup de produits combinés contre le rhume et la grippe contiennent les mêmes ingrédients que les produits à ingrédient unique placés à côté sur la tablette; il vaut donc la peine de lire les deux étiquettes avant de les prendre ensemble.

Les antiviraux sont une catégorie à part. Ils agissent sur le virus de la grippe lui-même plutôt que sur les symptômes, ils sont offerts seulement sur ordonnance, et un clinicien ou une clinicienne peut en discuter pour les personnes à risque plus élevé de complications ou assez malades pour avoir besoin de soins à l’hôpital. Ils sont envisagés tôt dans la maladie plutôt qu’après plusieurs jours; c’est pourquoi une évaluation peu après le début des symptômes est ce qui rend cette discussion possible.

Rester à la maison quand vous faites de la fièvre et que vous êtes malade fait aussi partie des soins, pour les gens avec qui vous vivez, votre milieu de travail et toute personne à risque plus élevé que vous pourriez visiter.

Quand parler à un médecin

  • Composez le 911 ou obtenez des soins médicaux immédiats en cas de difficulté à respirer ou d’essoufflement grave, de pression ou de douleur persistante dans la poitrine, de confusion nouvelle ou de changement de l’état d’éveil, d’incapacité à se réveiller ou à demeurer en état d’éveil, ou si la peau, les lèvres ou le lit des ongles semblent pâles, gris ou bleus. La Saskatchewan Health Authority classe ces symptômes parmi les symptômes graves qui nécessitent des soins d’urgence.
  • Pour un jeune enfant, obtenez des soins urgents s’il a de la difficulté à respirer, s’il ne boit pas, s’il n’a pas de larmes quand il pleure ou s’il est beaucoup plus difficile à réveiller que d’habitude.
  • Communiquez avec un professionnel ou une professionnelle de la santé si votre température dépasse 38 degrés Celsius, si les symptômes durent plus de 10 jours ou si les médicaments en vente libre ne vous soulagent pas.
  • Faites-vous évaluer si votre état s’améliore puis se détériore de nouveau, surtout si la fièvre revient.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour le rhume et la grippe

Il n’existe aucun vaccin contre le rhume ni aucun médicament qui en raccourcit la durée de façon fiable. La synthèse du CMAJ a conclu que les données sur la prévention et le traitement du rhume sont souvent de faible qualité et que leurs résultats sont incohérents. La grippe pose un autre problème : les virus changent d’une saison à l’autre, et c’est pourquoi le CCNI publie une nouvelle déclaration chaque année. La recherche porte notamment sur des vaccins contre la grippe conçus pour agir contre un plus grand nombre de souches et plus longtemps, des vaccins en vaporisateur nasal, des vaccins combinés contre plus d’un virus respiratoire, de nouveaux antiviraux et des tests plus rapides qui distinguent la grippe, la COVID-19 et le VRS d’une infection bactérienne. Le comité désigne aussi l’exposition à l’influenza aviaire A(H5N1) comme un sujet de vigilance.

La participation est volontaire, le consentement éclairé passe en premier, vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela nuise à vos soins habituels, et personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (7 sources)
  1. Agence de la santé publique du Canada, Grippe (influenza saisonnière) : pour les professionnels de la santé, 2026
  2. Agence de la santé publique du Canada, rapport annuel national sur la grippe 2023-2024, Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) 50-11, 2024
  3. Comité consultatif national de l'immunisation, déclaration sur les vaccins contre la grippe saisonnière pour 2026-2027, 2026
  4. Allan GM et Arroll B, « Prevention and treatment of the common cold: making sense of the evidence », CMAJ, 2014
  5. Association pulmonaire du Canada, le rhume, 2026
  6. Saskatchewan Health Authority, signes et symptômes de la grippe et de la COVID-19, 2026
  7. Organisation mondiale de la Santé, aide-mémoire sur la grippe (saisonnière), 2025

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Comment distinguer un rhume d'une grippe?

Pas toujours avec certitude, mais l'évolution diffère habituellement. L'Association pulmonaire du Canada indique que les symptômes du rhume apparaissent un à trois jours après l'infection et commencent par un mal de gorge, des éternuements et une congestion, avec de légères courbatures et une sensation de fatigue. La Saskatchewan Health Authority décrit la grippe comme une maladie d'apparition soudaine, avec fièvre, mal de tête, douleurs musculaires, douleurs articulaires, mal de gorge, fatigue et toux. Une fièvre et des courbatures qui arrivent rapidement orientent vers la grippe, mais l'Agence de la santé publique du Canada précise que la fièvre peut être absente chez les jeunes enfants et les personnes âgées. Un prélèvement analysé en laboratoire est le seul moyen de le savoir avec certitude, et il est habituellement réservé aux personnes hospitalisées ou à risque plus élevé de complications.

Les antibiotiques aideront-ils à soigner mon rhume?

Les antibiotiques agissent sur les bactéries, alors que le rhume et la grippe sont causés par des virus. La synthèse des données sur le rhume publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) indique que les antibiotiques n'ont aucun effet bénéfique sur le rhume, mais qu'ils augmentent les événements indésirables, et que seulement environ 5 % des cas diagnostiqués cliniquement sont liés à une infection bactérienne. Si votre clinicien ou clinicienne pense qu'une infection bactérienne s'est ajoutée à une infection virale, la situation est différente, et cette personne vous le dira.

Pourquoi la recherche continue-t-elle de s'intéresser au rhume et à la grippe?

Parce que les virus de la grippe changent d'une année à l'autre; c'est pourquoi le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) du Canada publie une nouvelle déclaration à chaque saison plutôt qu'une déclaration permanente. La recherche travaille sur des vaccins qui couvrent plus de souches et durent plus longtemps, des vaccins administrés en vaporisateur nasal, des vaccins combinés contre plus d'un virus respiratoire, de nouveaux antiviraux et des tests plus rapides. Pour le rhume, il n'existe aucun vaccin, et la synthèse publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ) a conclu que les données sur les traitements du rhume sont souvent de faible qualité et incohérentes. La participation à toute étude est volontaire, le consentement éclairé passe en premier, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela nuise à vos soins habituels.

Pourquoi le vaccin contre la grippe est-il reformulé chaque année?

Parce que les virus influenza A et B changent. De petites erreurs s'accumulent dans les protéines de surface que votre système immunitaire reconnaît, un processus graduel appelé dérive antigénique; les anticorps produits contre une version précédente se fixent donc moins bien à une version plus récente. L'Organisation mondiale de la Santé examine les données mondiales de surveillance et recommande la composition des vaccins contre la grippe saisonnière deux fois par année, une fois pour chaque hémisphère, et les fabricants ont besoin de plusieurs mois pour produire les doses. Le taux d'anticorps produit par le vaccin d'une saison précédente diminue aussi au cours des mois suivants; c'est pourquoi le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) du Canada publie une nouvelle déclaration à chaque saison plutôt qu'une déclaration permanente.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Rhume et grippe
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