Problème de santé

Dysfonction érectile

De l'information en langage clair sur la dysfonction érectile au Canada, et sur les études qui recrutent maintenant pour ce problème de santé.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture7 min
Au Canada49,4 % des hommes de 40 à 88 ans
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

La dysfonction érectile est une difficulté persistante à obtenir ou à maintenir une érection assez ferme pour une activité sexuelle. L’érection dépend de la santé des vaisseaux sanguins, des nerfs, des hormones et de l’état psychologique. Un changement persistant peut donc refléter ce qui se passe ailleurs dans le corps. C’est un problème de santé courant, plus fréquent avec l’âge, qui est évalué et pris en charge comme tout autre problème de santé.

En chiffres au Canada
49,4 %des 3 921 hommes canadiens de 40 à 88 ans consultant dans 75 cliniques de soins de première ligne de 11 centres métropolitains ont déclaré un certain degré de dysfonction érectile. Il s'agit toujours de la mesure canadienne la plus récente, et elle date de 2006.
Source : Grover et al., Archives of Internal Medicine, Canadian Study of Erectile Dysfunction, 2006
  • La ligne directrice de l'Association des urologues du Canada indique que la dysfonction érectile et les maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires ont le même profil de facteurs de risque, et que la dysfonction érectile peut servir de signe d'alerte précoce d'événements vasculaires futurs. La ligne directrice mentionne aussi des données contradictoires sur sa capacité à prédire ces événements de façon indépendante, et indique que des outils établis comme le score de risque de Framingham sont de meilleurs prédicteurs. Source : Ligne directrice de l'Association des urologues du Canada : dysfonction érectile, 2021
  • Une revue publiée dans le British Columbia Medical Journal décrit la dysfonction érectile comme un marqueur sentinelle pour la stratification du risque cardiovasculaire, ses symptômes apparaissant habituellement en moyenne trois ans avant ceux de la coronaropathie (maladie coronarienne). La même revue estimait que les résultats de l'étude canadienne correspondent à environ 3 millions d'hommes canadiens de plus de 40 ans. Source : Elliott SL, British Columbia Medical Journal, 2011
  • Dans l'étude canadienne en soins de première ligne, le diabète présentait l'association la plus forte avec la dysfonction érectile après ajustement (rapport de cotes de 3,13), et la maladie cardiovasculaire augmentait aussi la probabilité (rapport de cotes de 1,45). Chez les hommes qui n'avaient ni l'une ni l'autre de ces maladies, un risque coronarien plus élevé et une glycémie à jeun élevée demeuraient des prédicteurs indépendants. Source : Grover et al., Archives of Internal Medicine, 2006
Dans le monde20 % à 50 % des hommes adultes présentent un certain degré de dysfonction érectile, selon une revue systématique d'études publiées entre 2010 et 2024. La proportion augmente avec l'âge, passant de moins de 5 % à 10 % avant 40 ans à environ 25 % de 45 à 54 ans, 34 % de 55 à 64 ans, 48 % de 65 à 74 ans et 52,2 % à 75 ans et plus.Source : The Journal of Sexual Medicine, Global Prevalence of Erectile Dysfunction in Adult Men, 2026

Ce qu’est la dysfonction érectile, et ce qu’elle n’est pas

Une difficulté occasionnelle n’est pas une dysfonction érectile. Ce qui est évalué en clinique, c’est un changement présent depuis plusieurs mois, et non de temps à autre. Ce n’est pas non plus, à lui seul, un signe d’un faible taux de testostérone : le taux d’hormones n’est qu’un des éléments examinés, et un test de testostérone le matin est généralement demandé lorsque les antécédents vont dans ce sens, et non de façon systématique.

Il est plus utile de la voir comme un signal lié à la circulation et aux nerfs. La ligne directrice de l’Association des urologues du Canada indique que la dysfonction érectile et les maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires ont le même profil de facteurs de risque, et que la dysfonction érectile peut servir de signe d’alerte précoce de l’apparition future d’événements vasculaires. Une revue publiée dans le British Columbia Medical Journal rapporte que les symptômes apparaissent habituellement, en moyenne, environ trois ans avant ceux de la coronaropathie (maladie coronarienne). La ligne directrice canadienne mentionne aussi des données contradictoires sur la capacité de la dysfonction érectile à prédire ces événements de façon indépendante, et indique que des outils établis comme le score de risque de Framingham sont de meilleurs prédicteurs. C’est pourquoi l’évaluation au Canada comprend la vérification du diabète, de la pression artérielle et du cholestérol, et pourquoi la maladie cardiovasculaire est souvent abordée lors du même rendez-vous.

Signes et symptômes

  • Difficulté à obtenir une érection
  • Difficulté à maintenir une érection assez longtemps pour une activité sexuelle
  • Érections moins fermes qu’auparavant
  • Un changement présent depuis plusieurs mois, et non de façon occasionnelle
  • Une baisse du désir sexuel accompagnant ce changement
  • Détresse, inquiétude ou évitement liés à ce changement
  • Dans certains cas, d’autres signes en même temps, comme de la fatigue, une moins bonne tolérance à l’effort ou un inconfort à la poitrine

La gravité varie beaucoup, tout comme la combinaison de facteurs physiques et psychologiques chez une même personne.

Un homme âgé assis dans un fauteuil à la maison, qui lit sur une tablette.
Au Canada, l'évaluation comprend des analyses sanguines de la glycémie et du cholestérol, car la dysfonction érectile a le même profil de facteurs de risque que la maladie cardiovasculaire. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs ne peuvent pas être modifiés :

  • L’avancée en âge
  • Une maladie cardiovasculaire existante, que l’étude canadienne en soins de première ligne a associée à une probabilité plus élevée
  • Les maladies neurologiques, une chirurgie de la prostate ou du bassin, un traumatisme du bassin et la radiothérapie du bassin
  • Un déficit en testostérone et certains autres problèmes hormonaux

D’autres facteurs peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :

  • Le diabète et le contrôle de la glycémie (taux de sucre dans le sang), qui présentaient l’association la plus forte dans l’étude canadienne
  • Le tabagisme, l’hypertension artérielle, un taux de cholestérol anormal, l’excès de poids et le manque d’activité physique
  • Certains médicaments, la consommation d’alcool et de drogues, le manque de sommeil, la dépression, l’anxiété et les difficultés de couple

Comment la dysfonction érectile est diagnostiquée au Canada

La ligne directrice de l’Association des urologues du Canada décrit une anamnèse détaillée (questions sur les antécédents médicaux) et un examen physique comme la pierre angulaire de l’évaluation. Les professionnels de la santé passent en revue les problèmes de santé physique et psychologique, les médicaments, la consommation de substances et tout antécédent de chirurgie ou de blessure au bassin. Ils vérifient aussi la pression artérielle, la morphologie corporelle, l’anatomie génitale et le volume des testicules. Les analyses de laboratoire comprennent habituellement l’hémoglobine glyquée (HbA1c) ou la glycémie à jeun et un bilan lipidique, ce qui permet souvent de découvrir un diabète non diagnostiqué ou un taux de cholestérol anormal. Un dosage de la testostérone le matin s’ajoute lorsque les symptômes laissent penser à un déficit en testostérone. Des questionnaires validés comme le Sexual Health Inventory for Men (SHIM), l’International Index of Erectile Function (IIEF) et l’Erection Hardness Score (EHS) peuvent servir à décrire la gravité. Des examens spécialisés, comme l’enregistrement de la tumescence pénienne pendant la nuit ou l’échographie Doppler du pénis, sont rarement nécessaires.

Traitement et prise en charge au quotidien

Au Canada, les soins avancent habituellement sur deux fronts à la fois : quelque chose pour les érections elles-mêmes, et une attention aux problèmes de santé sous-jacents. Selon votre situation et ce qui compte pour vous, une équipe soignante peut aborder :

  • Le médicament oral de première intention au Canada : les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5
  • Les options de deuxième intention décrites dans la ligne directrice canadienne : l’alprostadil intra-urétral, les injections intracaverneuses et les pompes à vide pour l’érection
  • L’option de troisième intention décrite dans la ligne directrice canadienne : une prothèse pénienne implantée par chirurgie
  • L’évaluation et la prise en charge des problèmes de santé qui y contribuent, dont le diabète, la pression artérielle, les lipides et le déficit en testostérone
  • Un soutien psychologique et conjugal, y compris la sexothérapie et le counseling, seuls ou en complément des options médicales

Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre. Savoir laquelle de ces options s’applique à vous, le cas échéant, est une décision qui vous revient, avec votre propre professionnel ou professionnelle de la santé. Cette page n’est pas une recommandation concernant l’une ou l’autre de ces options.

Quand consulter un médecin

  • Prenez rendez-vous si la difficulté à obtenir ou à maintenir une érection persiste depuis plusieurs mois ou vous cause de la détresse, car l’évaluation comprend la vérification du diabète, de la pression artérielle et du cholestérol.
  • Parlez-en le plus tôt possible, car des sources canadiennes décrivent la dysfonction érectile comme un signe précoce possible de maladie cardiovasculaire, ses symptômes apparaissant en moyenne environ trois ans avant ceux de la coronaropathie.
  • Obtenez des soins d’urgence en cas de douleur ou de pression à la poitrine, ou d’essoufflement, pendant un effort ou une activité sexuelle, ou en cas d’érection qui dure plus de quatre heures, ce qui est une urgence médicale.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour la dysfonction érectile

Les données canadiennes les plus récentes sur la fréquence de la dysfonction érectile datent maintenant d’environ deux décennies, et il n’existe aucune estimation nationale actuelle du nombre de personnes au Canada qui en sont atteintes ni du nombre qui consultent. On ne sait pas non plus dans quelle mesure la dysfonction érectile prédit les événements cardiovasculaires futurs indépendamment des scores de risque établis, un point que la ligne directrice de l’Association des urologues du Canada signale explicitement comme ayant donné des résultats contradictoires. Les recherches en cours portent notamment sur des approches régénératives, comme la thérapie par ondes de choc de faible intensité et les traitements à base de cellules souches et de plaquettes, sur de nouveaux composés oraux et topiques, sur des études chez les hommes après un traitement du cancer de la prostate et chez les hommes atteints de diabète, ainsi que sur l’utilisation de la dysfonction érectile comme occasion de dépistage cardiovasculaire.

Les études cliniques permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter à tout moment sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne veut pas dire renoncer à votre traitement actuel, et personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus grâce à des sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (4 sources)
  1. Grover et al., The Prevalence of Erectile Dysfunction in the Primary Care Setting, Archives of Internal Medicine (Canadian Study of Erectile Dysfunction), 2006
  2. Ligne directrice de l'Association des urologues du Canada : dysfonction érectile, Canadian Urological Association Journal, 2021
  3. Elliott SL, Hot topics in erectile dysfunction, British Columbia Medical Journal, 2011
  4. The Journal of Sexual Medicine, Global Prevalence of Erectile Dysfunction in Adult Men: A Systematic Review (2010 to 2024), 2026

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

La dysfonction érectile peut-elle être un signe de problèmes cardiaques?

Des sources canadiennes la décrivent comme un signal précoce possible. La ligne directrice de l'Association des urologues du Canada indique que la dysfonction érectile et la maladie cardiovasculaire ont le même profil de facteurs de risque et que la dysfonction érectile peut servir de signe d'alerte précoce d'événements vasculaires futurs, tout en mentionnant des données contradictoires sur sa capacité à prédire ces événements de façon indépendante. Une revue publiée dans le British Columbia Medical Journal rapporte que les symptômes apparaissent habituellement environ trois ans avant ceux de la coronaropathie (maladie coronarienne). C'est pourquoi l'évaluation comprend habituellement la vérification du diabète, de la pression artérielle et du cholestérol.

Quels examens vais-je passer?

La ligne directrice de l'Association des urologues du Canada décrit l'anamnèse (questions sur les antécédents médicaux) et l'examen physique comme la pierre angulaire, avec des analyses sanguines comme l'hémoglobine glyquée (HbA1c) ou la glycémie à jeun et un bilan lipidique, ainsi qu'un dosage de la testostérone le matin lorsque les symptômes le justifient. Des questionnaires validés comme le Sexual Health Inventory for Men (SHIM) ou l'International Index of Erectile Function (IIEF) peuvent servir à décrire la gravité. Une imagerie spécialisée ou des examens pendant la nuit sont rarement nécessaires.

Est-ce fréquent au Canada?

Le chiffre canadien le plus récent provient d'une étude de 2006 menée auprès de 3 921 hommes canadiens de 40 à 88 ans en soins de première ligne, dont 49,4 % ont déclaré un certain degré de dysfonction érectile. Il n'existe aucune estimation canadienne actuelle, ce qui est une des raisons pour lesquelles d'autres recherches canadiennes sont nécessaires. Des revues internationales rapportent une fourchette d'environ 20 % à 50 % des hommes adultes, selon la définition utilisée.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Dysfonction érectile
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