Vivre avec la MPOC

Lignes directrices sur la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) : 11 façons de gérer la MPOC à la maison

Partie 4 sur 5 dans Vivre avec la MPOC
15 février 2017 · 5 min de lecture

La maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) nuit à votre respiration, mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas mener une vie active. Si vous vivez avec la MPOC, vous pouvez agir pour soulager vos symptômes et améliorer votre santé globale et votre qualité de vie.

Pour gérer la MPOC, ces 11 conseils peuvent faire une grande différence.

  1. Privilégiez des repas petits et nutritifs.

Lignes directrices sur la MPOC

Les personnes atteintes de MPOC devraient viser à maintenir un poids normal. Les personnes atteintes de MPOC avancée ont tendance à perdre l’appétit; de plus, il est facile de manquer de souffle après avoir mangé un gros repas. Respirer avec la MPOC demande plus d’énergie qu’avec des poumons en santé, ce qui exige des calories supplémentaires. Un poids insuffisant peut augmenter le risque de décès chez les personnes atteintes de MPOC. Mais un excès de poids exerce une pression sur vos poumons et peut avoir un effet négatif sur votre santé globale.

Prendre des repas plus petits et plus fréquents au cours de la journée peut vous aider à éviter à la fois d’avoir l’estomac trop plein et de ne pas manger assez. Miser sur des aliments nutritifs peut vous aider à éviter de prendre du poids.

  1. Adoptez une routine du coucher.

Le sommeil peut être difficile pour les personnes atteintes de MPOC, car il est souvent plus difficile de respirer en position couchée. Adopter une routine relaxante au coucher peut aider.

De plus, quand vous dormez, assurez-vous que vos médicaments de secours, votre téléphone, une lampe et votre liste de numéros de téléphone sont à portée de main.

  1. Améliorez la qualité de l’air dans votre maison.

Une mauvaise qualité de l’air dans votre maison et autour de celle-ci peut déclencher ou aggraver les symptômes de la MPOC.

Même si vous ne pouvez peut-être pas changer la qualité de l’air à l’extérieur de votre maison, vous pouvez prendre des mesures pour améliorer la qualité de l’air intérieur. Un filtre à particules à haute efficacité (HEPA) peut éliminer jusqu’à 99 % des polluants intérieurs.

Pensez aussi à faire de votre maison un milieu sans fumée, à bien ventiler votre cuisine et votre salle de bain, à retirer les tapis mur à mur et à remplacer les nettoyants ménagers agressifs par des nettoyants naturels comme le vinaigre, le bicarbonate de soude, le jus de citron, ou de l’eau et du savon.

  1. Pendant la saison de la grippe, faites-vous vacciner et évitez les microbes.

Schéma montrant des voies respiratoires rétrécies et des alvéoles pulmonaires endommagées dans la MPOC

Les poussées de MPOC, aussi appelées exacerbations, sont souvent déclenchées par les rhumes saisonniers et la grippe. Vous pouvez vous protéger en recevant chaque année un vaccin contre la grippe.

De plus, parlez à votre médecin des autres vaccins et doses de rappel qui protègent contre des maladies respiratoires comme la pneumonie et la coqueluche.

Mais gardez en tête que le vaccin ne garantit pas que vous ne tomberez pas malade. Vous devriez essayer d’éviter les microbes en vous lavant souvent les mains, en évitant les contacts avec les personnes malades, en désinfectant les surfaces et les objets avant d’y toucher et en évitant de vous toucher les yeux, le nez et la bouche.

  1. Restez en contact avec votre médecin.

Lignes directrices sur la MPOC

Consultez votre médecin régulièrement et assurez-vous de prendre les médicaments qui vous ont été prescrits. Il peut être utile de tenir un journal de vos symptômes pour les passer en revue lors de vos visites régulières. Appelez votre médecin en cas de poussée ou si vous avez des symptômes nouveaux ou inexpliqués.

  1. Arrêtez de fumer

Le tabagisme est le facteur de risque le plus important de la MPOC. Si ce n’est pas déjà fait, vous devriez essayer d’arrêter de fumer. Votre médecin peut vous aider à obtenir des aides à l’abandon du tabac, comme des timbres, de la gomme à la nicotine et des médicaments sur ordonnance.

La fumée secondaire est un autre danger qui peut aggraver vos symptômes. Votre maison devrait être sans fumée. Demandez aux membres de votre famille, à vos colocataires ou à vos visiteurs de fumer à l’extérieur.

  1. Restez en mouvement.

Rester en mouvement est extrêmement important pour les personnes atteintes de MPOC. Même si l’exercice est peut-être la dernière chose dont vous avez envie, il peut aider à soulager vos symptômes et à améliorer votre santé globale et votre qualité de vie.

Les activités légères, comme la marche, le tai-chi ou l’aquaforme, sont généralement de bonnes options pour les personnes atteintes de MPOC.

  1. Ciblez et réduisez les sources de stress.

Lignes directrices sur la MPOC et soins à domicile

Le stress peut certainement aggraver les symptômes de la MPOC. Vous pouvez prendre des mesures pour réduire les sources de stress dans votre vie, mais vous ne pouvez pas éliminer complètement le stress. Rester en mouvement et dormir suffisamment peuvent vous aider à réduire au minimum les effets du stress.

  1. Planifiez en fonction de vos symptômes.

Si vous savez que vos symptômes sont habituellement pires à un certain moment de la journée ou lors de certaines activités, planifiez votre journée en conséquence.

Si vous devez souvent faire une pause pendant des activités comme cuisiner ou faire le ménage, placez des chaises un peu partout dans votre maison afin de pouvoir économiser votre énergie.

  1. Obtenez du soutien émotionnel si vous en avez besoin.

Lignes directrices sur la MPOC et soins à domicile

Vivre avec la MPOC peut vouloir dire composer avec des émotions comme la dépression, l’anxiété et le stress, et aussi passer plus de temps à la maison, ce qui peut mener à l’isolement. Parlez à votre médecin de ce que vous ressentez.

Vous pourriez vouloir vous joindre à un groupe de soutien pour les personnes atteintes de MPOC ou parler à un conseiller professionnel ou une conseillère professionnelle, ou encore à un ou une thérapeute. Le soutien de votre famille et de vos amis peut faire une grande différence. Parlez-leur ouvertement de vos sentiments et dites-leur ce qu’ils peuvent faire pour vous aider.

  1. En cas d’urgence, prévoyez le coup.

Parlez à votre médecin des médicaments que vous pouvez garder sous la main en cas de poussée. De plus, demandez à votre médecin de vous aider à reconnaître les signes et les symptômes qui indiquent que vous devriez appeler un médecin ou vous rendre à l’urgence d’un hôpital.

Ayez sur vous les coordonnées de personnes à joindre en cas d’urgence, y compris une liste de vos médicaments.

Les renseignements contenus dans cet article ne doivent pas être considérés comme un avis médical professionnel. Si vous avez des problèmes ou des préoccupations liées à votre santé, vous devriez consulter votre médecin.

Cet article présente des renseignements généraux sur la santé, et non des conseils médicaux. Parlez de votre situation avec votre propre médecin.
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