Problème de santé

Bouffées de chaleur

De l'information en langage clair sur les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes au Canada, et sur les études qui recrutent actuellement pour ce problème.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture6 min
Au Canada62 % des femmes âgées de 40 à 60 ans
Études en recrutement6 en recrutement en ce moment

Une bouffée de chaleur est une vague soudaine de chaleur qui traverse le visage, le cou et la poitrine. Elle s’accompagne souvent de rougeurs, de transpiration et d’un rythme cardiaque rapide. Elle peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes. Quand la même chose se produit la nuit et vous réveille, on parle de sueurs nocturnes.

En chiffres au Canada
62 %des Canadiennes âgées de 40 à 60 ans ont signalé des bouffées de chaleur dans un sondage national, le symptôme de la ménopause le plus souvent signalé. 95 % ont signalé au moins un symptôme, avec une moyenne de sept.
Source : Menopause Foundation of Canada, Menopause and Work in Canada (sondage Leger auprès de 1 023 femmes), 2023
  • 32 % des Canadiennes en emploi interrogées ont dit que les symptômes de la ménopause avaient eu un effet négatif sur leur rendement au travail, et 24 % ont caché leurs symptômes au travail. Le rapport estimait les pertes à environ 540 000 jours de travail et le coût annuel pour l'économie canadienne à environ 3,5 milliards $. Source : Menopause Foundation of Canada, Menopause and Work in Canada, 2023
  • Moins de 25 % des Canadiennes ont dit qu'un médecin de famille avait abordé la ménopause avec elles de façon proactive, et 46 % se sentaient mal préparées à la ménopause. Parmi celles qui ont demandé un avis médical, 72 % l'ont trouvé inutile ou seulement un peu utile. Source : Menopause Foundation of Canada, The Silence and the Stigma, 2022
  • Environ 10 millions de Canadiennes de plus de 40 ans sont en périménopause, en ménopause ou en postménopause, dont environ 5 millions sur le marché du travail, et 54 % croient que la ménopause est encore un sujet tabou. Source : Menopause Foundation of Canada, The Silence and the Stigma, 2022
Dans le monde52,65 % était la prévalence combinée des bouffées de chaleur dans une méta-analyse de 321 études portant sur 482 067 femmes d'âge moyen dans le monde, avec des problèmes de sommeil chez 51,89 % et une sécheresse vaginale chez 37,34 %.Source : BMC Public Health, méta-analyse de la prévalence mondiale des symptômes de la ménopause, 2024

Ce que sont les bouffées de chaleur, et ce qu’elles ne sont pas

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes sont regroupées sous le nom de symptômes vasomoteurs. Comme les taux d’hormones changent autour de la ménopause, la partie du cerveau qui contrôle la température du corps devient plus sensible. Le corps réagit donc comme s’il avait trop chaud. La chaleur est une vraie réaction physique, et non le fruit de votre imagination.

Ce n’est pas non plus une courte période pour tout le monde. L’Organisation mondiale de la Santé souligne que la fréquence des symptômes de la ménopause, et leur durée, varient beaucoup d’une personne à l’autre. Certaines personnes ont des symptômes vasomoteurs pendant quelques mois, d’autres pendant des années. Dans un sondage national mené auprès de Canadiennes de 40 à 60 ans, les bouffées de chaleur étaient le symptôme de la ménopause le plus souvent signalé. Presque toutes les personnes interrogées ont signalé au moins un symptôme de la ménopause.

Signes et symptômes

  • Une vague soudaine de chaleur au visage, au cou et à la poitrine
  • Des rougeurs de la peau
  • De la transpiration, parfois abondante, suivie de frissons
  • Des sueurs nocturnes qui vous réveillent
  • Un cœur qui s’emballe ou qui bat fort pendant un épisode
  • Un sommeil interrompu et de la fatigue pendant la journée
  • De l’irritabilité ou de la difficulté à se concentrer autour des épisodes

La fréquence des épisodes et leur intensité varient beaucoup d’une personne à l’autre. Elles peuvent aussi changer au fil des mois et des années chez une même personne.

Une femme debout à une porte de balcon ouverte, un verre d'eau à la main, l'autre main levée vers son front.
Chez la plupart des personnes de plus de 45 ans, la ménopause est évaluée selon l'âge, les antécédents menstruels et les symptômes plutôt que par des analyses sanguines. Photo d'illustration.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs ne peuvent pas être changés :

  • Être en transition vers la ménopause, ce qui se produit chez la plupart des personnes entre 45 et 55 ans
  • Une ménopause précoce, ou une ménopause qui suit une chirurgie pour retirer les ovaires
  • Une ménopause causée par un traitement contre le cancer, comme la chimiothérapie ou l’hormonothérapie
  • Les antécédents familiaux et les différences individuelles dans la façon dont le corps réagit aux changements hormonaux

D’autres facteurs peuvent souvent être améliorés, habituellement avec le soutien d’une équipe de soins :

  • Le tabagisme
  • Un poids corporel plus élevé et une faible activité physique
  • Des déclencheurs du quotidien que certaines personnes remarquent, comme l’alcool, la caféine, les aliments épicés, les pièces chaudes et le stress

Comment on diagnostique les bouffées de chaleur au Canada

Aucune analyse sanguine ne permet de confirmer les bouffées de chaleur. Le médecin de famille, l’infirmière praticienne ou l’infirmier praticien, ou le ou la gynécologue fait l’évaluation à partir de votre âge, de votre cycle menstruel et de la façon dont vous décrivez vos symptômes. Cette évaluation s’appuie souvent sur un journal des symptômes tenu pendant quelques semaines. Des analyses sanguines peuvent être demandées pour chercher d’autres causes, comme des problèmes de thyroïde, ou pour aider à évaluer la ménopause chez les personnes de moins de 45 ans. Comme il n’existe pas de test unique, la chose la plus utile à apporter au rendez-vous est une description claire du moment où les épisodes se produisent, de leur durée et de ce qu’ils interrompent.

Traitement et gestion au quotidien

Au Canada, les soins visent à soulager les symptômes et à protéger le sommeil, le travail et la vie quotidienne. Ce qui convient dépend de vos symptômes, de vos antécédents médicaux et de ce qui compte pour vous. Une équipe de soins peut aborder :

  • L’hormonothérapie de la ménopause, offerte ici sous forme de comprimés ainsi que de timbres et de gels, avec l’ajout d’un progestatif pour les personnes qui ont un utérus
  • Des médicaments d’ordonnance non hormonaux contre les symptômes vasomoteurs, dont des antagonistes des récepteurs de la neurokinine autorisés par Santé Canada et un agoniste alpha-2, selon la liste du BC Provincial Academic Detailing Service
  • Des produits hormonaux vaginaux locaux, et un précurseur stéroïdien vaginal, contre les symptômes génito-urinaires de la ménopause
  • Un modulateur sélectif des récepteurs des œstrogènes, pris par la bouche, contre les douleurs pendant les relations sexuelles liées à la ménopause
  • Une orientation vers un service spécialisé en ménopause, comme la Complex Menopause Clinic du BC Women’s Hospital and Health Centre

Ce qui convient à une personne ne conviendra pas à une autre. Le choix des options qui s’appliquent à vous, s’il y en a, est une décision qui vous revient, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne. Cette page ne constitue pas une recommandation au sujet de l’une ou l’autre de ces options.

Quand consulter un médecin

  • Prenez rendez-vous si les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes ou le sommeil interrompu nuisent à votre travail, à votre humeur, à vos relations ou à vos activités quotidiennes, ou si vous voulez simplement comprendre vos options.
  • Parlez-en à un clinicien ou à une clinicienne si les symptômes de la ménopause commencent avant l’âge de 45 ans, ou si vos règles s’arrêtent avant l’âge de 40 ans, car l’évaluation se fait différemment dans ces cas.
  • Consultez rapidement un médecin en cas de saignements vaginaux après la ménopause, ou de douleur à la poitrine, d’évanouissement ou d’essoufflement pendant les épisodes, car ces situations nécessitent une évaluation distincte.

Pourquoi la recherche clinique est importante pour les bouffées de chaleur

On ne comprend toujours pas pourquoi certaines personnes ont des symptômes vasomoteurs pendant quelques mois alors que d’autres en ont pendant une décennie ou plus. On ne sait pas non plus pourquoi les profils diffèrent d’une population à l’autre et chez les personnes qui atteignent la ménopause tôt ou après un traitement contre le cancer. De plus, le Canada ne dispose d’aucun dénombrement national des personnes qui ont des symptômes modérés à graves, ni de celles qui reçoivent des soins, quels qu’ils soient : les données canadiennes présentées sur cette page proviennent de sondages nationaux de la Menopause Foundation of Canada, et non de la surveillance de la santé. Les études qui recrutent actuellement portent sur des antagonistes des récepteurs de la neurokinine et d’autres composés non hormonaux, sur différentes doses d’hormones et voies d’administration, ainsi que sur des approches comportementales, axées sur le sommeil ou de santé numérique.

Les études cliniques permettent de répondre à ces questions. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Participer à une étude ne veut pas dire abandonner votre traitement actuel, et personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (6 sources)
  1. Menopause Foundation of Canada, Menopause and Work in Canada (sondage Leger auprès de 1 023 Canadiennes âgées de 40 à 60 ans), 2023
  2. Menopause Foundation of Canada, The Silence and the Stigma: Menopause in Canada, 2022
  3. Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, déclaration sur l'hormonothérapie de la ménopause, 2025
  4. BC Provincial Academic Detailing Service, Medications for Menopause-Associated Vasomotor and Genitourinary Symptoms, 2026
  5. Organisation mondiale de la Santé, aide-mémoire sur la ménopause, 2024
  6. BMC Public Health, Mapping global prevalence of menopausal symptoms among middle-aged women, 2024

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Combien de temps durent habituellement les bouffées de chaleur?

Cela varie beaucoup d'une personne à l'autre. L'Organisation mondiale de la Santé souligne que la fréquence des symptômes de la ménopause et leur durée diffèrent considérablement d'une personne à l'autre. Certaines personnes ont des symptômes vasomoteurs pendant quelques mois, d'autres pendant des années. Votre professionnel ou professionnelle de la santé peut vous aider à suivre l'évolution de vos propres symptômes au fil du temps.

Ai-je besoin d'une analyse sanguine pour savoir si je suis en ménopause?

Chez la plupart des personnes de plus de 45 ans, la ménopause est évaluée selon l'âge, les antécédents menstruels et les symptômes plutôt que par des analyses sanguines. Des analyses peuvent servir à écarter d'autres causes, ou être faites lorsque les symptômes commencent avant 45 ans. Un journal des symptômes est souvent plus utile qu'une seule mesure hormonale.

Pourquoi les essais cliniques recrutent-ils encore pour les bouffées de chaleur?

Les chercheurs et chercheuses tentent encore de comprendre pourquoi la durée et la gravité des symptômes varient autant d'une personne à l'autre. Ils cherchent aussi à savoir comment les nouveaux médicaments non hormonaux se comparent aux options existantes dans différents groupes. Le Canada dispose aussi de peu de données nationales sur les personnes qui ont des symptômes modérés à graves et sur celles qui reçoivent des soins. Les essais aident à répondre à ces questions.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 6 études sur Bouffées de chaleur
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
Études de recherche

Études pour Bouffées de chaleur

Voir tous les essais : Bouffées de chaleur →
L'infolettre santé canadienne

La recherche en santé expliquée, une fois par mois

Les nouvelles études et des articles en langage clair tirés de notre bibliothèque santé.

Alertes sur les études : un courriel seulement lorsqu'une étude qui vous correspond s'ouvre. Communauté : notre équipe de recherche peut communiquer avec vous au sujet d'études qui pourraient vous convenir. Joignez-vous à la communauté