Recrutement actifSanté générale · Embonpoint et obésité
Étude visant à évaluer les effets de l’énicépatide chez des personnes participantes atteintes d’obésité ou d’embonpoint sans diabète de type 2
Sarnia, Ontario
L’obésité est un problème de santé de longue durée dans lequel l’excès de graisse corporelle s’accumule au point de pouvoir nuire à la santé. Les lignes directrices cliniques canadiennes la décrivent comme une maladie chronique, influencée par la génétique, les hormones, le sommeil, les médicaments, le stress, le revenu et l’offre alimentaire qui nous entoure. Pour bien des gens, le quotidien tient moins à un chiffre sur la balance qu’à l’essoufflement dans les escaliers, aux douleurs aux genoux, au sommeil interrompu et aux jugements des autres pour un problème de santé que l’on n’a pas choisi.
L’obésité n’est pas un manque de volonté. Le corps défend son poids grâce à des hormones qui contrôlent la faim et la satiété, et ces signaux résistent à la perte de poids. C’est pourquoi le problème a tendance à revenir sans traitement ni soutien continus. Les lignes directrices canadiennes de pratique clinique sur l’obésité chez l’adulte, publiées par l’entremise d’Obésité Canada, la traitent comme on traite les autres maladies chroniques : une évaluation appropriée, une prise en charge à long terme et une réévaluation à mesure que la situation évolue. L’embonpoint et l’obésité se situent sur un même continuum, et la place d’une personne sur ce continuum ne dit rien de son caractère ni de ses efforts.
Ce n’est pas non plus la même chose qu’un chiffre d’indice de masse corporelle (IMC). L’IMC, calculé à partir de la taille et du poids, est un outil de dépistage plutôt qu’un portrait complet de la santé d’une personne : il ne dit rien de la masse musculaire, de la silhouette ni de l’endroit où la graisse est stockée, et il est moins fiable pour certaines origines ancestrales et chez les personnes âgées. Il s’agit d’une réalité commune plutôt que d’un échec individuel : les résultats mesurés d’une enquête canadienne pour 2022 à 2024 ont révélé que plus des deux tiers des adultes de 18 à 79 ans, soit 68 %, vivaient avec de l’embonpoint ou de l’obésité.
L’embonpoint et l’obésité désignent une accumulation de graisse corporelle suffisante pour nuire à la santé. Dans la pratique canadienne, le point de départ est habituellement l’indice de masse corporelle, ou IMC, un seul chiffre calculé à partir de votre taille et de votre poids. Il est rapide, il ne coûte rien et il est à la base de presque toutes les données nationales que vous lirez, y compris les résultats d’enquête mesurés présentés plus haut.
À l’échelle d’une grande population, l’IMC suit assez bien la quantité de graisse corporelle que les gens portent, ce qui explique pourquoi les enquêtes nationales l’utilisent. Il offre au personnel clinique et aux équipes de santé publique un point de départ commun, et il signale les personnes qui pourraient bénéficier d’une évaluation plus complète.
L’IMC ne peut pas distinguer les muscles de la graisse. Il ne dit rien de l’endroit où la graisse est stockée, et la graisse située autour de l’abdomen et des organes ne se comporte pas comme celle située ailleurs. Il s’interprète différemment selon les origines ancestrales, et différemment encore chez les personnes âgées, dont la composition corporelle change avec l’âge. Deux personnes ayant le même IMC peuvent avoir un état de santé complètement différent.
C’est pourquoi l’évaluation au Canada ne s’arrête pas à l’IMC. Le tour de taille donne de l’information sur l’endroit où la graisse se trouve. Au-delà des mesures, la ligne directrice canadienne de pratique clinique sur l’obésité chez l’adulte décrit une stadification qui classe la gravité selon l’effet sur la santé et le fonctionnement de la personne plutôt que selon son poids. Une personne qui a un IMC élevé sans problème de santé connexe et une personne qui a un IMC plus bas et plusieurs de ces problèmes ne sont pas dans la même situation clinique, et un chiffre d’IMC à lui seul ne permet pas de les distinguer. L’embonpoint et l’obésité se situent sur un même continuum plutôt que dans deux cases distinctes, et la place d’une personne sur ce continuum change au cours de sa vie.
Ces expériences varient beaucoup. Deux personnes du même poids peuvent avoir une santé, un fonctionnement et des symptômes très différents, et c’est exactement pourquoi l’évaluation au Canada va au-delà du chiffre.

L’obésité est classée comme une maladie chronique parce que ses principaux facteurs sont biologiques et échappent en grande partie au contrôle conscient. La nature réelle de ces facteurs est la partie la plus souvent passée sous silence.
Le poids corporel se transmet dans les familles. Les gènes influencent l’intensité de la faim, le degré de satisfaction après un repas, la facilité avec laquelle le corps stocke la graisse et l’endroit où il la place. Les gènes n’expliquent pas tout, car le bagage génétique n’a pas changé au cours des décennies pendant lesquelles les taux mesurés au Canada ont augmenté. Ce que font les gènes, c’est déterminer la force avec laquelle chaque personne réagit aux conditions d’alimentation, de travail et de sommeil qui l’entourent. C’est pourquoi deux personnes d’un même foyer, qui mangent les mêmes repas, peuvent finir par avoir des poids très différents.
La faim et la satiété sont contrôlées par des signaux hormonaux qui circulent entre l’intestin, le tissu adipeux et le cerveau. Ces signaux défendent un poids auquel le corps s’est stabilisé. Quand le poids diminue, les signaux de faim augmentent et le corps dépense moins d’énergie au repos, et ces deux changements peuvent persister longtemps après le changement initial dans l’alimentation. C’est la biologie qui explique la reprise de poids, et il s’agit d’une réponse physiologique plutôt que d’un manque d’effort.
Un sommeil court ou interrompu modifie les hormones de l’appétit et repousse les repas plus tard dans la journée, et le stress prolongé a un effet semblable. Le travail par quarts fait souvent les deux à la fois. Plusieurs médicaments couramment prescrits peuvent aussi causer une prise de poids, dont certains antidépresseurs, antipsychotiques, stéroïdes et l’insuline. Cela ne veut pas dire que ce ne sont pas les bons médicaments pour le problème qu’ils traitent : cela veut dire que le changement de poids est un sujet à aborder avec la personne qui les a prescrits, la seule qui devrait les modifier.
Le revenu, le prix des aliments, le temps et l’équipement disponibles pour les cuisiner, le logement, les heures de travail, et la présence ou non dans le quartier d’épiceries abordables ou d’un endroit sécuritaire où marcher influencent tous le poids. Ils font partie des facteurs de risque présentés ci-dessous, et ce sont des conditions dans lesquelles les gens vivent plutôt que des choix qu’ils font chaque matin.
Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :
D’autres peuvent souvent être travaillés, habituellement avec le soutien d’une équipe de soins de santé :
Un médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien mesure la taille, le poids et le tour de taille pour calculer l’IMC, puis examine l’ensemble du tableau clinique plutôt que le chiffre seul. Les lignes directrices canadiennes de pratique clinique sur l’obésité chez l’adulte décrivent l’évaluation des effets de l’excès de poids sur la santé et le fonctionnement d’une personne, y compris ses antécédents de problèmes de santé connexes, et l’utilisation d’une stadification qui classe la gravité selon l’effet sur la santé plutôt que selon le poids. Des analyses sanguines de la glycémie, de l’hémoglobine glyquée (A1C), du cholestérol et des fonctions hépatique et thyroïdienne sont couramment demandées, et des questions de dépistage ou une étude du sommeil peuvent s’ajouter lorsqu’on soupçonne une apnée du sommeil.
Les lignes directrices canadiennes présentent l’objectif comme une meilleure santé et un meilleur fonctionnement plutôt qu’un poids cible, et le traitement est prévu à long terme, comme pour la pression artérielle ou le diabète. Selon votre santé, vos antécédents et ce que vous attendez de vos soins, une équipe de soins de santé peut aborder :
Le soutien comportemental et alimentaire constitue habituellement la base. Les diététistes-nutritionnistes offrent une thérapie nutritionnelle médicale fondée sur ce qu’une personne mange réellement et peut continuer à faire, plutôt que sur un régime fixe, et les psychologues et d’autres cliniciens et cliniciennes utilisent des approches cognitivo-comportementales pour les habitudes alimentaires, le stress, le sommeil et les aspects liés à l’humeur quand on vit avec une maladie chronique. L’activité physique fait partie des soins en soi, pour la pression artérielle, la glycémie, le sommeil, les douleurs articulaires et l’humeur, et elle est incluse pour ces raisons plutôt que seulement pour faire bouger l’aiguille de la balance.
Les médicaments d’ordonnance pour la gestion du poids forment une catégorie plutôt qu’un seul médicament. Ceux qui sont approuvés au Canada agissent surtout sur les signaux de l’appétit et de la satiété décrits plus haut. Ils sont prescrits et surveillés par un clinicien ou une clinicienne, ils se prennent à long terme comme les médicaments pour la pression artérielle, et le poids revient souvent à l’arrêt du traitement. La couverture par les régimes d’assurance médicaments provinciaux et privés est limitée et variable.
La chirurgie bariatrique est aussi une catégorie plutôt qu’une seule opération, et au Canada, elle passe par des programmes provinciaux qui évaluent chaque personne au cas par cas. Cette évaluation est faite par une équipe interdisciplinaire, tient compte des autres problèmes de santé et de ce que la personne attend du traitement, et comprend une préparation avant l’intervention et un suivi nutritionnel à vie par la suite. Les délais d’attente varient considérablement d’une province à l’autre.
L’accès est inégal d’un bout à l’autre du pays, et la couverture des médicaments et des programmes varie selon la province et le régime privé. Ce qui vous convient, et la décision de suivre ou non un traitement, relèvent de vous et de votre propre clinicien ou clinicienne, et rien dans cette page ne constitue une recommandation au sujet de l’une ou l’autre de ces options.
L’évaluation fonctionne autrement chez les enfants, parce qu’ils sont encore en croissance. Un seul chiffre d’IMC veut dire peu de chose pour une personne dont la taille et la composition corporelle changent d’un mois à l’autre. Les mesures sont donc reportées sur des courbes de croissance et interprétées par rapport à une référence selon l’âge et le sexe plutôt que selon des catégories fixes pour adultes. Ce que le clinicien ou la clinicienne examine, c’est l’évolution dans le temps, pas une seule mesure.
Obésité Canada publie une ligne directrice de pratique clinique distincte consacrée à l’enfance et à l’adolescence, différente de celle pour les adultes. Les soins pédiatriques au Canada sont centrés sur la famille : ils s’adressent à tout le foyer plutôt que de cibler un seul enfant, ils visent la santé, la croissance, le sommeil, l’activité, les habitudes alimentaires et la façon dont le ou la jeune se sent, et ils ne fixent pas de poids cible pour un enfant en croissance.
Les moqueries et l’intimidation liées au poids sont fréquentes pendant l’enfance, et les équipes pédiatriques posent directement des questions à ce sujet, parce qu’elles nuisent à l’humeur, à l’école et à l’envie de bouger. Les familles qui ont des questions peuvent en parler à un médecin de famille, à une infirmière praticienne ou un infirmier praticien, ou à un ou une pédiatre, qui pourra expliquer les services d’évaluation et de soutien offerts dans leur province.
Les préjugés liés au poids sont des suppositions faites au sujet d’une personne uniquement en fonction de son poids. Ils sont documentés, et non anecdotiques, et Obésité Canada, qui produit les lignes directrices canadiennes de pratique clinique, le dit clairement : l’organisme rapporte que 64 % des adultes vivant avec l’obésité ont subi des préjugés liés au poids de la part d’un professionnel ou d’une professionnelle de la santé.
Ils sont importants à cause de leurs effets sur les soins. Les symptômes sont attribués au poids avant d’être examinés, ce qui retarde d’autres diagnostics. Des gens reportent leurs rendez-vous, leurs examens de dépistage et leurs suivis parce qu’ils s’attendent à être jugés plutôt que traités, si bien que les soins évités sont souvent des soins qui n’ont rien à voir avec le poids. La réduction des préjugés liés au poids fait l’objet d’un chapitre distinct dans la ligne directrice canadienne de pratique clinique sur l’obésité chez l’adulte, et le langage axé sur la personne, comme « personne vivant avec l’obésité » plutôt qu’une étiquette accolée à une personne, fait partie de ce que ce chapitre demande aux cliniciens et cliniciennes.
Obésité Canada publie de l’information destinée aux patients et patientes sur les préjugés liés au poids, y compris des conseils rédigés pour les personnes qui se préparent à un rendez-vous médical.
On ne sait toujours pas clairement comment maintenir un changement de poids pendant des années, quelles personnes répondent à quel traitement, ni comment réduire les complications plutôt que seulement le poids corporel, et l’accès au traitement au Canada demeure inégal. Les études qui recrutent actuellement portent notamment sur de nouvelles générations de thérapies à base d’incrétines, comme les triples agonistes des récepteurs, des formes orales des médicaments à base de GLP-1, des analogues de l’amyline et des associations visant à préserver les muscles tout en réduisant la graisse. D’autres comparent des approches chirurgicales, testent des programmes comportementaux offerts en format numérique ou en équipe, et mesurent des résultats au-delà de la balance, dont l’apnée du sommeil, l’arthrose du genou, la maladie stéatosique du foie, l’insuffisance cardiaque et la qualité de vie.
Ces questions trouvent leurs réponses dans des études cliniques, avec des personnes qui choisissent d’y participer. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit ne commence, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut vous dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement, et une étude ne remplace pas les soins que vous recevez déjà.
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
L'IMC est une mesure de dépistage rapide. Il ne vous dit rien de la masse musculaire, de la silhouette ni de l'endroit où la graisse est stockée, et il est moins fiable pour certaines origines ancestrales et chez les personnes âgées. Les lignes directrices canadiennes décrivent son utilisation avec la mesure du tour de taille et une évaluation des effets réels du poids sur votre santé et votre fonctionnement.
La couverture est limitée et varie selon la province et le régime privé. Obésité Canada rapporte que moins de 20 % des Canadiens et Canadiennes ayant une assurance médicaments privée ont accès aux médicaments contre l'obésité approuvés par Santé Canada. Votre pharmacien ou pharmacienne ou votre clinique peut vérifier ce qui s'applique à votre régime et à votre province.
Dans la plupart des provinces, une orientation par un médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien est nécessaire pour accéder à un programme régional de chirurgie bariatrique ou à un programme interdisciplinaire de traitement de l'obésité, et les délais d'attente varient beaucoup d'un bout à l'autre du pays. Obésité Canada propose des ressources pour les patients et patientes qui peuvent vous aider à préparer cette conversation.
Parce que le corps défend le poids auquel il s'est stabilisé. Quand le poids diminue, les signaux hormonaux qui stimulent la faim augmentent et le corps dépense moins d'énergie au repos, et ces deux changements peuvent persister longtemps après tout changement volontaire dans l'alimentation. C'est pour cette raison que les lignes directrices canadiennes traitent l'obésité comme une maladie chronique, prise en charge à long terme plutôt qu'en un seul effort.
C'est documenté. Obésité Canada rapporte que 64 % des adultes vivant avec l'obésité ont subi des préjugés liés au poids de la part d'un professionnel ou d'une professionnelle de la santé, et l'organisme décrit des personnes qui retardent ou évitent des soins parce qu'elles s'attendent à être jugées plutôt que traitées. La réduction des préjugés liés au poids fait l'objet d'un chapitre distinct dans la ligne directrice canadienne de pratique clinique sur l'obésité chez l'adulte, et Obésité Canada publie de l'information pour les personnes qui se préparent à un rendez-vous.
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