Recrutement actifSanté des femmes et des hommes · Maux de tête et migraines
Une étude sur la prévention intermittente de la migraine menstruelle
Sarnia, Ontario
La migraine est une maladie neurologique, et pas seulement un gros mal de tête. Une crise entraîne habituellement une douleur à la tête modérée à grave, accompagnée de nausées et d’une sensibilité à la lumière, au bruit ou aux odeurs. Elle peut durer de quelques heures à quelques jours. La céphalée de tension, la céphalée de Horton (céphalée en grappe) et la céphalée liée à la surconsommation de médicaments sont des affections distinctes, chacune avec ses propres caractéristiques. C’est en les distinguant qu’on détermine les soins qui vous sont offerts.
Lors d’une migraine, la façon dont le cerveau traite la douleur et les informations sensorielles est temporairement perturbée. C’est pourquoi une crise s’accompagne si souvent de nausées et du besoin de s’isoler dans une pièce sombre et calme. C’est aussi pourquoi certaines personnes remarquent des signes avant-coureurs dans les heures qui précèdent, comme des bâillements, des fringales, une raideur à la nuque ou des changements d’humeur, et pourquoi une journée de fatigue et d’esprit embrumé peut suivre. L’Organisation mondiale de la Santé classe la migraine au troisième rang des causes d’années de vie ajustées sur l’incapacité dans le monde.
La céphalée de tension se ressent différemment : une pression constante, comme un bandeau, des deux côtés de la tête, sans nausées et sans douleur qui s’aggrave nettement quand vous bougez. La céphalée de Horton est encore différente. La céphalée liée à la surconsommation de médicaments peut apparaître quand des traitements de crise contre les maux de tête sont pris de nombreux jours par mois pendant une longue période. L’Organisation mondiale de la Santé la décrit comme la céphalée secondaire la plus fréquente; elle touche jusqu’à 5 % de certaines populations. C’est pourquoi les cliniciens et cliniciennes accordent plus d’attention à l’évolution de vos maux de tête sur plusieurs semaines qu’à l’intensité d’un seul épisode.
La fréquence des crises varie beaucoup, de quelques fois par année à la plupart des jours du mois. Le profil peut changer au cours de la vie, surtout lors de changements hormonaux.

Certains facteurs de risque ne peuvent pas être modifiés :
D’autres peuvent souvent être travaillés, habituellement avec le soutien d’une équipe soignante :
La migraine est diagnostiquée cliniquement, habituellement par un médecin de famille, une infirmière praticienne ou un infirmier praticien (au Québec, une infirmière praticienne spécialisée ou un infirmier praticien spécialisé [IPS]). Le diagnostic repose sur le profil de vos crises plutôt que sur un examen d’imagerie ou une analyse sanguine. Votre professionnel ou professionnelle de la santé vous demandera à quelle fréquence surviennent les maux de tête, combien de temps ils durent, à quoi ressemble la douleur, ce qui l’accompagne et ce qui l’atténue ou l’aggrave. Un journal des maux de tête, ou un questionnaire comme le Migraine Disability Assessment (MIDAS) ou le Headache Impact Test (HIT-6), sert souvent à suivre la fréquence et les répercussions au fil du temps. L’imagerie est généralement réservée aux personnes dont les maux de tête présentent des signes d’alerte ou un profil inhabituel. Certaines personnes sont dirigées vers un ou une neurologue ou vers une clinique des céphalées.
Les soins comportent habituellement deux volets : un traitement à prendre pendant une crise et, pour les personnes qui ont des crises fréquentes, un traitement pris régulièrement pour rendre les crises moins fréquentes. Selon votre profil et vos autres problèmes de santé, une équipe soignante pourrait aborder :
On ne peut pas prévoir à l’avance quel traitement préventif conviendra à une personne donnée, et il faut souvent plus d’une tentative pour trouver un plan qui fonctionne. Ces décisions vous appartiennent, à vous et à votre professionnel ou professionnelle de la santé; cette page ne peut pas les trancher.
La migraine est fréquente et invalidante. Pourtant, bien des personnes au Canada attendent des années avant d’obtenir un diagnostic, et l’accès aux spécialistes des céphalées et aux nouveaux traitements préventifs varie selon la province et le régime d’assurance médicaments. Les chercheurs et chercheuses ne peuvent toujours pas prédire quel traitement préventif fonctionnera pour une personne donnée, et une part importante des gens ne répondent pas bien aux options offertes. Les essais en cours portent notamment sur de nouveaux médicaments qui ciblent le CGRP ou d’autres mécanismes précis, pour le traitement des crises comme pour la prévention, sur des instruments de neuromodulation, sur des traitements de la céphalée de Horton et de la céphalée par surconsommation de médicaments, et sur la thérapie cognitivo-comportementale numérique et des programmes comportementaux. D’autres études sont menées auprès de groupes sous-représentés dans la recherche passée.
Les études cliniques permettent de répondre à ces questions. La plupart vous demandent de tenir un journal des maux de tête pendant une période avant et pendant l’essai. La participation est volontaire, vous donnez votre consentement éclairé avant que quoi que ce soit commence, et vous pouvez arrêter en tout temps sans que cela nuise aux soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.
Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.
Non. La migraine est une maladie neurologique dans laquelle la façon dont le cerveau traite la douleur et les informations sensorielles est temporairement perturbée. C'est pourquoi les crises entraînent souvent des nausées et une sensibilité à la lumière et au bruit, en plus de la douleur à la tête. Beaucoup de personnes ont aussi des symptômes avant-coureurs avant une crise et ressentent de l'épuisement pendant une journée après. L'Organisation mondiale de la Santé classe la migraine au troisième rang des causes d'années de vie ajustées sur l'incapacité dans le monde.
Oui. C'est ce qu'on appelle la céphalée liée à la surconsommation de médicaments. L'Organisation mondiale de la Santé la décrit comme la céphalée secondaire la plus fréquente; elle touche jusqu'à 5 % de certaines populations. Elle peut apparaître quand des traitements de crise contre les maux de tête sont pris de nombreux jours par mois pendant une longue période. Si vous avez souvent recours à un traitement de crise, parlez-en à votre professionnel ou professionnelle de la santé, car le plan doit habituellement être réévalué plutôt que simplement poursuivi.
Les essais recrutent des personnes de tous les profils, de celles qui ont quelques crises par mois à celles qui ont une migraine chronique, soit 15 jours ou plus de maux de tête par mois. Certains visent des personnes chez qui les traitements préventifs antérieurs n'ont pas bien fonctionné. Les études demandent habituellement de tenir un journal des maux de tête pendant une période avant et pendant l'essai. La participation est volontaire et exige un consentement éclairé, et vous pouvez arrêter en tout temps.
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