Problème de santé

Maladies auto-immunes

Des renseignements en langage clair sur les maladies auto-immunes et sur les études qui recrutent maintenant au Canada.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture5 min
Au Canada1 personne sur 10, selon une estimation au Royaume-Uni
Études en recrutement1 en recrutement en ce moment

Les maladies auto-immunes surviennent lorsque le système immunitaire, conçu pour combattre les infections, attaque plutôt les propres tissus du corps. Il en existe de nombreuses, et ensemble, elles peuvent toucher les articulations, la peau, les nerfs, les glandes, l’intestin et les vaisseaux sanguins. Cette page est une porte d’entrée vers les maladies précises de cette famille.

En chiffres
1 sur 10personnes vivaient avec au moins une de 19 maladies auto-immunes courantes, selon une étude portant sur 22 millions de dossiers de santé au Royaume-Uni, l'un des plus vastes décomptes publiés au monde. Aucun décompte comparable pour l'ensemble du Canada n'a été publié.
Source : Étude de cohorte populationnelle portant sur 22 millions de personnes au Royaume-Uni, The Lancet, 2023

Les maladies de cette famille

  • Polyarthrite rhumatoïde : le système immunitaire attaque la membrane qui tapisse les articulations, habituellement les mêmes petites articulations des deux côtés du corps.
  • Maladie de Graves (aussi appelée maladie de Basedow) : des anticorps stimulent à l’excès la glande thyroïde, ce qui fait passer tout le corps à une vitesse supérieure.
  • Maladie de Sjögren : le système immunitaire attaque les glandes qui produisent l’humidité, ce qui cause une sécheresse des yeux, une sécheresse de la bouche et une fatigue profonde.
  • Psoriasis : une affection de la peau d’origine immunitaire qui accélère le renouvellement des cellules de la peau et qui peut aussi toucher les articulations.
  • Sclérose en plaques : le système immunitaire endommage la gaine protectrice des nerfs du cerveau et de la moelle épinière. Le Canada a l’un des taux de sclérose en plaques (SP) les plus élevés au monde.
  • Maladie de Crohn : une inflammation qui peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif.
  • Colite ulcéreuse : une inflammation de la paroi interne du gros intestin, qui cause des besoins urgents d’aller à la selle, de la diarrhée et des saignements.
  • Sclérodermie systémique : une activité immunitaire qui durcit la peau et le tissu conjonctif et qui peut toucher les organes internes.
  • Vascularite : une inflammation de la paroi des vaisseaux sanguins, qui peut réduire la circulation du sang vers presque n’importe quel organe.
  • Diabète de type 1 : le système immunitaire détruit les cellules du pancréas qui produisent l’insuline. Ce sujet est traité dans notre page sur le diabète.
Une femme en chemise bleu pâle qui marche sur un sentier bordé d'arbres, à l'extérieur.
Bon nombre de maladies auto-immunes alternent entre des poussées et des périodes plus calmes, et la plupart sont plus fréquentes chez les femmes. Photographie à titre d'illustration.

Ce que les maladies auto-immunes ont en commun

Le point commun est un système immunitaire qui attaque le corps qu’il est censé protéger. Bon nombre de ces maladies alternent entre des poussées et des périodes plus calmes, et en avoir une ne vous protège pas contre une autre : la plus vaste étude dans ce domaine, portant sur 22 millions de dossiers de santé au Royaume-Uni, a été conçue en partie pour mesurer à quelle fréquence les maladies auto-immunes surviennent ensemble. La plupart sont aussi plus fréquentes chez les femmes. Dans cette étude, 13 % des femmes étaient touchées, contre 7 % des hommes, et SP Canada indique que les femmes sont jusqu’à trois fois plus susceptibles que les hommes d’être atteintes de SP.

L’autre expérience commune est le parcours vers le diagnostic. Les premiers symptômes, comme la fatigue, les douleurs articulaires, les éruptions cutanées et la sécheresse, ressemblent à des dizaines de malaises courants, de sorte qu’il peut falloir du temps pour nommer ces maladies. Un ensemble de symptômes qui revient sans cesse est un signal plus utile que n’importe quel épisode isolé.

Traitement et prise en charge au Canada

Il n’existe pas de traitement unique pour cette famille de maladies, et les soins sont habituellement partagés entre la première ligne et un ou une spécialiste : rhumatologue, gastroentérologue, neurologue, endocrinologue ou dermatologue, selon la maladie. Les outils, eux, se ressemblent d’une maladie à l’autre. Une équipe de soins peut aborder les options suivantes :

  • Des corticostéroïdes pour calmer les poussées sur de courtes périodes
  • Des immunosuppresseurs classiques et des médicaments modificateurs de la maladie qui calment l’activité immunitaire de façon globale
  • Des médicaments biologiques qui bloquent des signaux immunitaires précis en cause dans une maladie donnée
  • Des médicaments synthétiques ciblés, des comprimés qui agissent sur les voies de signalisation à l’intérieur des cellules immunitaires
  • Le remplacement de ce que l’attaque immunitaire a endommagé, comme l’insuline dans le diabète de type 1 ou un traitement thyroïdien après la maladie de Graves
  • La réadaptation, la physiothérapie, le soutien en santé mentale et la révision de la vaccination dans le cadre des soins continus

Chacune de ces options exige de soupeser les bienfaits et les risques sur des années. Ces décisions vous reviennent, à vous et à votre propre clinicien ou clinicienne, et rien ici ne constitue une recommandation à leur sujet.

Quand consulter un médecin

  • Une perte soudaine de la vision, une vision double, ou une nouvelle faiblesse ou un nouvel engourdissement au visage, à un bras ou à une jambe nécessitent des soins d’urgence. Composez le 911 ou rendez-vous à l’urgence.
  • Une articulation soudainement chaude, rouge, enflée et très douloureuse, surtout avec de la fièvre, nécessite une évaluation le jour même.
  • Des douleurs abdominales graves accompagnées d’une diarrhée sanglante persistante doivent être évaluées d’urgence.
  • L’apparition d’une douleur à la poitrine ou d’un essoufflement chez une personne atteinte d’une maladie auto-immune doit être évaluée rapidement.
  • Des symptômes qui reviennent sans cesse, comme des douleurs et de l’enflure aux articulations, des éruptions cutanées, la sécheresse des yeux et de la bouche, ou des engourdissements et des picotements, justifient un rendez-vous, même lorsque chaque épisode se résorbe de lui-même.

Pourquoi la recherche est importante pour les maladies auto-immunes

Les chercheurs et chercheuses ne comprennent toujours pas entièrement pourquoi le système immunitaire se retourne contre le corps, pourquoi la plupart de ces maladies touchent plus de femmes que d’hommes, ni pourquoi les taux varient autant d’un pays à l’autre, y compris le taux exceptionnellement élevé de sclérose en plaques au Canada. Le traitement est passé d’une suppression globale du système immunitaire à des médicaments qui bloquent les signaux précis à l’origine de chaque maladie, et des essais menés dans l’ensemble de cette famille testent de nouveaux médicaments ciblés, comparent des stratégies de traitement et étudient comment détecter ces maladies plus tôt.

Si vous envisagez de participer, les conditions sont les mêmes partout au pays. La participation est volontaire, vous donnez d’abord votre consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que vos soins habituels en soient touchés. Personne ne peut dire à l’avance si une étude vous aidera personnellement.

En savoir plus auprès d’organismes de patients

D'où viennent ces renseignements (4 sources)
  1. Incidence, prévalence et cooccurrence des maladies auto-immunes au fil du temps et selon l'âge, le sexe et le statut socioéconomique : étude de cohorte populationnelle portant sur 22 millions de personnes au Royaume-Uni, The Lancet, 2023
  2. Agence de la santé publique du Canada, La polyarthrite rhumatoïde au Canada, 2020
  3. Crohn et Colite Canada, Impact des maladies inflammatoires de l'intestin au Canada en 2023, 2023
  4. SP Canada, Qu'est-ce que la sclérose en plaques, 2026

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

À quel point les maladies auto-immunes sont-elles courantes?

Une étude portant sur 22 millions de dossiers de santé anonymisés au Royaume-Uni, publiée dans The Lancet en 2023, a révélé qu'environ 1 personne sur 10 vivait avec au moins une de 19 maladies auto-immunes courantes : 13 % des femmes et 7 % des hommes. Aucun décompte comparable pour l'ensemble du Canada n'a été publié, mais certains chiffres canadiens vont dans le même sens, dont environ 374 000 personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et environ 322 600 personnes atteintes de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse.

Peut-on avoir plus d'une maladie auto-immune?

Oui. Avoir une maladie auto-immune ne vous protège pas contre une autre, et l'étude menée au Royaume-Uni auprès de 22 millions de personnes a été conçue en partie pour mesurer à quelle fréquence ces maladies surviennent ensemble. Si vous avez déjà reçu un diagnostic de maladie auto-immune et que de nouveaux symptômes qui n'y correspondent pas apparaissent, comme de nouvelles douleurs articulaires, des éruptions cutanées, de la sécheresse ou des engourdissements, parlez-en à votre équipe de soins plutôt que de supposer qu'ils font partie de la même maladie.

Pourquoi une personne atteinte d'une maladie auto-immune participerait-elle à un essai clinique?

Le traitement de ces maladies évolue rapidement, passant d'une suppression globale du système immunitaire à des médicaments qui bloquent des signaux immunitaires précis, et les essais permettent aux chercheurs et chercheuses de savoir si les nouvelles approches fonctionnent, et pour qui. Participer signifie habituellement des évaluations supplémentaires et un suivi étroit par une équipe de recherche. La participation est volontaire, vous donnez d'abord votre consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que vos soins habituels en soient touchés.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Consultez les études en cours. 1 étude sur Maladies auto-immunes
  3. Pas encore prêt ou prête? Joignez-vous à la communauté et recevez un avis lorsqu'une étude pourrait correspondre aux domaines de santé qui vous intéressent.
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