Problème de santé

Maladies infectieuses

Des renseignements en langage clair sur les infections et les vaccins au Canada, et sur les études qui recrutent actuellement dans ce domaine.
Guide en langage clair, pas un avis médical
Temps de lecture5 min
Au Canada7 658 décès, grippe et pneumonie
Études en recrutementAucune pour le moment

Les maladies infectieuses sont des maladies causées par un autre organisme : un virus, une bactérie, un champignon ou un parasite. Ce qui les relie, ce n’est pas l’organe qu’elles touchent, mais le fait qu’elles peuvent se transmettre. Pour bon nombre d’entre elles, il existe aussi un vaccin ou un traitement précis. Cette page sert de porte d’entrée vers chacune de ces infections.

En chiffres au Canada
7 658décès au Canada en 2024 ont été attribués à la grippe et à la pneumonie, soit la sixième cause de décès en importance et 20,0 % de plus qu'en 2023. En outre, 5 056 décès ont été attribués à la COVID-19.
Source : Statistique Canada, Décès, 2024, 2024
Dans le monde8,8 millions de décès dans le monde ont été directement causés par la COVID-19 en 2021, ce qui en a fait la deuxième cause de décès cette année-là, et les infections des voies respiratoires inférieures ont causé 2,5 millions de décès de plus.Source : Organisation mondiale de la Santé, les 10 principales causes de décès, 2021

Problèmes de santé dans ce domaine

  • COVID-19 : elle circule toujours et cause encore des milliers de décès par année au Canada, même si elle se présente autrement aujourd’hui qu’en 2020.
  • Rhume et grippe (influenza) : deux maladies distinctes causées par des virus différents. La grippe à elle seule est associée à environ 15 000 hospitalisations par année ici.
  • Virus respiratoire syncytial (VRS) et vaccination contre le VRS : une maladie qui ressemble au rhume chez la plupart des adultes, mais qui cause des infections pulmonaires graves chez les bébés et les personnes âgées.
  • Infection à pneumocoque et vaccination : une bactérie que bien des gens portent sans danger et qui cause parfois une pneumonie, une infection du sang ou une méningite.
  • Infection à méningocoque et vaccination : peu fréquente, mais elle évolue rapidement. C’est pourquoi une fièvre accompagnée d’une raideur de la nuque est une urgence.
  • Maladie de Lyme : une infection transmise par les tiques qui se propage à travers le Canada, avec 5 809 cas déclarés en 2024.
  • Cytomégalovirus (CMV) : sans danger pour la plupart des gens, mais c’est l’infection la plus souvent transmise à un bébé avant la naissance.
  • Rotavirus : diarrhée liquide et vomissements chez les bébés et les jeunes enfants; le vrai risque est la déshydratation.
  • Infection à E. coli et recherche sur les vaccins : la plupart des souches vivent sans danger dans l’intestin, tandis que quelques-unes causent des maladies graves transmises par les aliments et l’eau.
  • Virus du papillome humain (VPH) et vaccination contre le VPH : l’infection transmissible sexuellement la plus courante au Canada, associée à plusieurs cancers.
  • Zona et névralgie post-herpétique : le virus de la varicelle qui se réactive des décennies plus tard et qui laisse parfois une douleur nerveuse durable.
  • Infections cutanées : elles peuvent être causées par des bactéries, des champignons ou des virus, et savoir les distinguer change le traitement.
Une jeune personne adulte dans une salle de clinique lumineuse, une manche relevée, une main posée sur le haut du bras.
La vaccination systématique et saisonnière occupe une grande place dans les soins liés aux maladies infectieuses au Canada, et chaque province et territoire établit son propre calendrier. Photo à titre d'illustration.

Ce que ces problèmes de santé ont en commun

Chaque infection présentée ici commence par un organisme qui se retrouve là où il ne devrait pas être. C’est souvent la réaction du corps que vous ressentez vraiment : fièvre, courbatures, fatigue. C’est pourquoi on retrouve toujours les mêmes quelques examens, notamment les prélèvements par écouvillon, les hémocultures et les analyses de selles. C’est aussi pourquoi on pose toujours les mêmes questions sur les autres personnes touchées. Plusieurs de ces infections sont à déclaration obligatoire, ce qui signifie que les cas sont signalés à la santé publique.

L’autre point commun, c’est que la plupart peuvent être réduites grâce à la vaccination, aux précautions contre les tiques et en matière d’alimentation, ou à la qualité de l’air intérieur. C’est ce qui distingue ce groupe. Cela explique aussi pourquoi une si grande part de la recherche dans ce domaine se fait auprès de personnes en bonne santé plutôt que de personnes malades : les études sur les vaccins sont la principale façon de faire des progrès.

Traitement et prise en charge au Canada

Le traitement dépend de l’organisme en cause, et bien l’identifier compte davantage ici que dans la plupart des autres domaines. Les soins peuvent comprendre :

  • Du repos, des liquides et le traitement des symptômes, soit tout ce dont la plupart des infections virales ont besoin
  • Des antibiotiques pour les infections bactériennes, choisis de façon à limiter la résistance aux antibiotiques
  • Des médicaments antiviraux pour certaines infections, dont la grippe et la COVID-19, habituellement commencés tôt
  • Des médicaments antifongiques et antiparasitaires lorsque ces organismes sont en cause
  • La vaccination, y compris le calendrier de vaccination des enfants, les vaccins saisonniers contre les virus respiratoires et les vaccins offerts selon l’âge ou le groupe à risque
  • Des soins à l’hôpital, y compris de l’oxygène et un traitement par voie intraveineuse, en cas d’infection grave

Ce qui s’applique à vous dépend de l’infection, de votre âge et de vos autres problèmes de santé. Ces décisions se prennent entre vous et votre propre clinicien ou clinicienne ou votre pharmacien ou pharmacienne, et rien sur cette page ne constitue une recommandation.

Quand consulter un médecin

  • Une difficulté à respirer, une douleur à la poitrine, de la confusion, une éruption qui ressemble à de petits bleus et qui ne pâlit pas quand on appuie dessus, ou une fièvre accompagnée d’une raideur de la nuque exigent des soins d’urgence. Composez le 911 ou rendez-vous à l’urgence.
  • Une fièvre chez un bébé de moins de trois mois exige une évaluation le jour même.
  • Une rougeur qui s’étend autour d’une plaie ou d’une morsure, accompagnée de fièvre, exige une évaluation le jour même.
  • La déshydratation, y compris le fait d’uriner très peu, des étourdissements en se levant ou une somnolence inhabituelle, exige une évaluation le jour même.
  • Des symptômes qui s’améliorent, puis s’aggravent nettement de nouveau, devraient être réévalués.
  • Si votre système immunitaire est affaibli, communiquez tôt avec votre équipe soignante plutôt que d’attendre.

Pourquoi la recherche dans ce domaine est importante

Certaines infections présentées ici n’ont aucun vaccin. Le cytomégalovirus est l’infection la plus souvent transmise à un bébé avant la naissance, et il n’existe encore rien pour s’en protéger par la vaccination. Au Canada, il n’existe aucun vaccin pour les humains contre la maladie de Lyme. D’autres infections ont des vaccins dont la protection diminue avec le temps, ou qui doivent être mis à jour à mesure que l’organisme change. C’est pourquoi les vaccins contre la grippe et la COVID-19 sont revus chaque année. La résistance aux antibiotiques pousse la recherche vers de nouveaux agents antibactériens.

Une grande partie de cette recherche a besoin de volontaires en bonne santé, et pas seulement de personnes malades. La participation est volontaire, vous donnez d’abord votre consentement éclairé, et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela touche les soins que vous recevez de votre propre médecin. Personne ne peut savoir à l’avance si une étude vous apportera un bienfait personnel, et une étude sur un vaccin ne peut pas promettre une protection.

En savoir plus auprès de sources canadiennes

D'où viennent ces renseignements (5 sources)
  1. Statistique Canada, Décès, 2024, 2024
  2. Guide canadien d'immunisation, chapitre sur le vaccin contre le zona (herpès zoster), 2025
  3. Agence de la santé publique du Canada, rapport annuel sur la surveillance des maladies transmises par les tiques au Canada, 2024
  4. Guide canadien d'immunisation, chapitre sur les vaccins contre le virus du papillome humain, 2024
  5. Organisation mondiale de la Santé, les 10 principales causes de décès, 2021

Cette page est rédigée en langage clair pour les personnes qui envisagent de participer à la recherche clinique. Il s'agit de renseignements généraux sur la santé, et non de conseils médicaux. Ils ne remplacent pas une discussion avec votre propre médecin ou votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Questions fréquentes

Pourquoi certaines infections ont-elles un vaccin et d'autres non?

Cela dépend de l'organisme. Certains virus et certaines bactéries produisent une réponse immunitaire forte et durable qu'un vaccin peut imiter. D'autres changent rapidement, se cachent à l'intérieur des cellules ou produisent une réponse qui diminue avec le temps, ce qui rend un vaccin plus difficile à concevoir. Le cytomégalovirus et la maladie de Lyme sont deux exemples où la recherche y travaille encore.

Les antibiotiques sont-ils utiles contre le rhume et la grippe?

Non. Le rhume, la grippe et la COVID-19 sont causés par des virus, et les antibiotiques agissent sur les bactéries. Utiliser des antibiotiques quand ce n'est pas nécessaire contribue à la résistance aux antibiotiques. C'est l'une des raisons pour lesquelles les infections résistantes sont une priorité de recherche au Canada. Certaines infections virales ont plutôt des médicaments antiviraux précis, qui sont habituellement commencés tôt.

Que se passe-t-il dans une étude sur un vaccin?

La plupart des études sur les vaccins recrutent des personnes admissibles à ce vaccin, et certaines études précoces recrutent des volontaires sains. On vous expliquerait ce qui est testé, ce que comprennent les visites et ce que l'on sait des effets secondaires, puis vous décideriez. Le consentement éclairé vient en premier, la participation est volontaire et vous pouvez vous retirer en tout temps sans que cela touche vos soins habituels.

Que faire ensuite
  1. Parlez-en à votre médecin. Ce guide fournit de l'information, pas un avis médical.
  2. Vérifiez si une étude vous correspond. Trouvez votre étude
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